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Décollage pour l'Angola !

Luanda
La capitale

Palais de l'Assemblée Nationale

Église Notre-Dame de Nazareth

Palacio de Ferro (potentiellement dessiné par Gustave Eiffel)

Forteresse de Sainte Miguel

Femme portant des bananes (What else ?)

Forteresse de Sainte Miguel

Un quartier de Luanda (juste en contrebas de la forteresse)

Mausoleu Antonio Agostinho Neto

Palais de l'Assemblée Nationale (de dos)

Miradouro da Lua

Musée d’Anthropologie
(Chuckie Land)

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Sur la route vers l'Est, pour se rendre dans la "ville" de Cacuso

Quedas de Calandula

Chutes de 100m de haut et 400m de Large !

Las Pedras Negras

La ville de Benguela et ses plages...

Changement de décor pour

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Baia Azul

Baia Azul

Baia Azul

Baia Azul

Plage Morena

Plage Morena

Plage Morena

Plage Morena

(Arrivée des esclaves)

Baia Azul

Baia Azul

Pêcheurs

Pêcheurs

avec El Cristo  Rei

et la faille de Tundavala

Ainsi que la Serra da Leba

Ding Dong ! Namibie ?

Parés pour le décollage !

Deuxième vol, mais le vrai. Celui pour l’Angola ! Papa disait de ne jamais prendre de Boeing.
Alors quand je me retrouve, assise dans mon fauteuil pour ce pays méconnu du grand public, des écrans qui ne s’allument pas, des accoudoirs qui ne se règlent pas, il est grand temps d’atterrir…

Un saut de ligne (ici) et pourtant une ellipse de plusieurs heures (le temps du vol) lorsque enfin nous posons le pied sur le sol africain .. 31° seulement, 39° ressenti ! (ce n'est pas moi qui le dis mais Mme Météo, et je me garderai bien de la contredire !)
Alpagués dès la sortie ? Nous le sommes.. Entre les taxis, les ventes de carte sim et savoir si on veut changer notre argent, on ne sait où donner de la tête ! Mais nous savons une chose, nous ne paierons pas 25€ la course (ni 20€, ni 15€, ni 10€ ni même 8€ !) Ce sont les tarifs successifs proposés par un des chauffeurs ! Un autre Monsieur nous communique une application comparable à Uber avec laquelle le tarif n’est que de 1€50 !

Première traversée de cette capitale étonnante malgré la nuit déjà presque tombée (il est 18h15) où nous retrouvons les odeurs oubliées de pays plus anciens, les sols submergés par les détritus, les bruits incessants des klaxons, les cireurs de pompes, les passants qui transportent des montagnes de choses sur leur tête !
Mais, nous avons de quoi dormir, nous laver et nous trouvons même une bicoque pour manger accompagnés d'un vieux général à la retraite un peu éméché qui nous explique ô combien il est important de profiter de l’instant présent !

Attaquons les visites (et non pour défaire les Huns) ! La capitale n’est qu’un point de chute et les quelques monuments mentionnés ne semblent pas avoir grand intérêt. Nous arpentons les rues pour nous imprégner des lieux : l’église de Nossa Senhora da Nazaré
(où de nombreuses femmes drapées de couleurs sont regroupées pour entonner quelques prières), El Palacio de Ferro (Va savoir si c’est vraiment Gustave qui s’y est collé pour le construire !), le musée d'anthropologie (au départ pour la culture, au final pour… bah on ne sait pas trop !), la forteresse de Sao Miguel (et sa vue imprenable sur les bidonvilles) et le mausolée de Agostinho Neto !

Les choses se gâtent lorsque nous tentons une excursion à 60kms de Luanda.. Difficile de trouver le terminal de bus, existe-t-il seulement ? Nous voilà trimballer ici et là, non ce n’est pas ici, tentez là bas..
Les queues pour trouver des infos sont interminables, les gens qui stationnent pour (sans doute) prendre un bus semblent ne pas avoir bougés d’un poil de gnou depuis 10 ans.
Finalement, après quelques files d'attente, quelques vieux qui tentent de gruger (ou pire des femmes avec un enfant), nous arrivons à trouver les billets pour notre future destination !!!!!! Ah ? Il n’y a plus de place ?
Demain alors ? (On a profité de l’occasion pour prendre les tickets du surlendemain aussi)
J'épargne ici Nicolas qui, depuis l’application qu’on nous a suggéré le jour de notre arrivée, ne fait que l’utiliser alors j’ai insisté un peu, beaucoup (parfois le chemin est long), et nous avons pris les candongueiros (un trajet de 1500 kwanza en Uber = un trajet de 800 kwanza en candongueiro) !

Il me semble important d'évoquer Marcus.. C’est un peu l’homme de notre situation, il travaille sur les lieux de notre hébergement et nous a pris sous son aile.. En plus de ses conseils (parfois) avisés, il nous a donné son numéro, il a tenté de nous trouver du gaz (il a fini par nous donner des genres de fioles à pétrole en disant que ça pouvait faire l’affaire), et, pour notre nuit supplémentaire (à causes des foutus bus) il nous a fait cadeau de 5€ sur la chambre ! Il est comme ça Marcus, le cœur sur la main !

La plaisanterie n’a que trop durée, il faut qu’on s’échappe juste une journée de cette ville où les hommes urinent partout, où l’air est parfois irrespirable tellement la pollution est dense.. Qu’est ce qu’on a au menu ? Le Mirador de la Lune ! Amstrong n’a qu’à bien se tenir face à cette immensité de roches variées de par leurs couleurs, leurs formes, un régal !
Pour le retour, on opte pour une première session stop qui s'avère concluante puisqu’au bout de 5 voitures, nous sommes pris directement pour Luanda ! Le soir, on s’offre un restaurant un peu plus “chic” qui, en plus du match de foot France/Italie, propose un karaoké.. Nous finissons par nous lancer avec comme unique chanson française proposée : “Pour que tu m’aimes encore” de notre chère Céline ! Applaudis et filmés, (que dis-je acclamés par la foule en délire) nous nous arrêtons sur cette belle performance vocale pour une bonne nuit de sommeil avant… une plongée au coeur du pays !
Les heures de bus s'enchaînent (les trous sur la route aussi) et les paysages évoluent progressivement pour laisser place à des maisons tantôt en paille, tantôt en taule, tantôt en terre avec, au sol, des milliers de déchets (rejoints au fur et à mesure par les ordures que lancent les passagers par la fenêtre).. La poussière virevolte à notre passage et vient se superposer sur la couche pré-existante des feuilles mais aussi sur les enfants qui jouent à l'orée des bidonvilles… À chaque stop, un florilège de marchands ambulants se dressent devant la porte, prêts à tout pour vendre quelques bananes, avocats, mangues, pantalons, chargeurs, cacahuètes ou que sais-je ! Ses micros-pauses nous offre le loisir d’inspirer d'avantage de poussière et surtout aucune possibilité de trouver des toilettes ! (On découvrira vers la fin que certains utilisaient des seaux dans le bus pour uriner)

À la bonne heure (enfin quelques unes en plus), Cacuso ! Séjourner ici pour tenter de rejoindre les chutes de Calendula imposantes de par sa largeur (400m) et sa hauteur (100m).. Tout paraît simple; puisque 50kms nous sépare de ce joyau ! En même temps, après une heure sur la route, pouces en l’air avec comme résultat : une voiture (il fallait voir son allure), des chèvres, des femmes qui étalent leur manioc sur le bitume et 4 motos, nous baissons les bras et les pouces et rebroussons chemin…
Même trouver un transport payant, ce n’est pas facile ! Les photos des villages sur le blog donneront une vague idée de l’endroit où nous nous sommes empêtrés.. Mais à force de persévérance, un “taxi” (faut le voir lui aussi) nous conduit à bon port (4 sur la banquette arrière mais on ne va pas faire de chichis) !
La majestueuse cascade en jette (et pas seulement de l’eau) et là, nous nous disons que le jeu en valait la chandelle !

La dégringolade: suite d’une succession d’échec !
Levés tôt, mais prêts pour quitter Cacuso et enchaîner avec un bus de nuit qui sera indéniablement interminable.. Alors, pour varier les plaisirs, nous décidons de faire le premier trajet en stop.. Les voitures et les camions s’arrêtent, ce n’est donc pas le problème.. Oui, mais à quel prix ? Le même que le bus! Au début, nous sommes confiants et nous refusons gaiement et poliment les automobilistes..
Mais le temps passe, passe (et beaucoup de choses ont changé), il est 11h00 et les moyens de locomotion se font plus rares.. Soit, on reporte à demain (une nuit de plus à Cacuso) et direction vers les Pedras Negras (des énormes formations rocheuses à seulement 40kms) !
Après négociation, nous voilà dans un bolide où l'expression mordre la poussière prend tout son sens ! Musique à fond, fenêtres ouvertes, cheveux à la poussière, nous découvrons, une fois sur place, les gros cailloux qui soit, sont jolis mais me laissent un goût amer.. Nous sommes contraints de prendre un “guide” pour parcourir le site et je reste bornée: “C’est nul, on ne peut pas aller où on veut, niah, niah..” sachant qu'il réclame 13 000 kwanzas !
Et puis, on voit des singes alors je m’adoucie un peu… et on finit par rentrer au bercail car, oui, c’est décidé, nous partons demain ?

Cette fois-ci, nous ne perdons pas de temps en montant dans un genre de 4x4 partagé, un peu moins onéreux que le bus et 3h de moins (non négligeable !)..
Petite halte dans la gare de bus à Luanda, avant d’enchaîner avec le bus de nuit pour Benguela (coup de cul, il ne restait que deux places) ! Nous croisons par hasard un des mecs du restaurant où nous avons chanté qui nous salue (on commence à être connus à Luanda) !

Arrivée matinale à Benguela réputée pour ses plages (moui..), nous en avons profité pour voir une église (la première en pierre et en chaud d’Afrique du Sud mais rien de très palpitant non plus), et le musée d’archéologie avec un guide qui nous en aura un peu plus appris sur l'histoire du pays (le musée se trouvait dans un hangar où les esclaves étaient avant d’être achetés et envoyés vers d’autres pays).. Notre nuit a été courte (déjà parce que nous avions un bus le lendemain à 05h00) mais aussi une chambre vraiment pas chère où la literie laissait clairement à désirer et est venu se joindre à nous une ribambelle de moustiques qui nous ont sauvagement attaqués ! Vivement le bus pour finir la nuit ?

C’était long, mais looooong.. Vraiment ? Il faut 7h30 de trajet pour 300kms ? Est-ce vraiment nécessaire de diffuser le roi lion ? L’enchaînement avec la nuit et le bus nous a épuisé.. Mais la lourde tâche qui nous incombe (trouver un logement) ne s’avère pas être une partie de plaisir, bien au contraire ! Après le trop cher, le plus de place, nous souhaitions avoir internet (chose impossible depuis la capitale).. Le dernier logement a tout ce qu’il faut mais aucune chambre de libre ! On se rabat sur un hôtel 3 étoiles, en Angola c’est vraiment très relatif, pour avoir au moins une bonne nuit de sommeil et nous troquerons demain pour l’hospedaria afin d’amoindrir les coups…


“Some just want everything, But everything means nothing “ (d’Alicia Keys) fredonné par l’une des nombreuses personnes qui nous aura pris en stop pendant les trois jours qui ont suivis.. Mais être pris par un scooter, cheveux aux vents en sillonnant des routes lointaines restera toujours exaltant ! Il n’en fallait pas plus pour nous requinquer ! Que ce soit pour aller au Cristo Rei (il en existe 4 dans le monde et ce fut notre 3ème !) qui domine la ville de Lubango avec une vue imprenable, pour nous rendre à Tundavala (une faille monumentale qui sépare deux régions et reste accessoirement impressionnante) accueillis par une tribu; ses chants et ses danses pour récolter quelques kwanzas, ou pour nous rendre à la Serra da Leba et sa route qui zigzague presque autant que la Trollstigen en Norvège !

Demain, nous quittons l’Angola et ses musiques envoûtantes.. Même si les locaux étaient sceptiques sur la gentillesse des angolais, nous n’aurons pas eu de mauvaise surprise ici..
Place à la grande, la belle, la délicieuse Namibie ! Et je pense être bien en deçà de ce que nous allons découvrir ! (Même si Nicolas, au moment où j’écris, râle à côté de moi sur les prix des differentes visites qui nous attendent ! Il changera forcément d’avis ! Sinon ce serait un imbécile !)
Ce premier mail (qui déjà s’étale en longueur) s’achève ici sur ces belles paroles “Então, tá bumba, tá tchilla, tá tchilla, tá bumbar”


Avoir de vos nouvelles, toujours un plaisir,
Je vous embrasse,

Carille (Il faut vraiment qu’ils fassent des efforts sur la prononciation !

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