
Afrique du Sud
The Last One



Des beaux quartiers aux Townships, il n'y a qu'un pas...
Passage furtif à Johannesbourg
Sandton
et sa statue de Nelson Mandela
Le quartier de Newtown et son Musée Africa
















Quand les gens se mettent à chanter dans le bus !
Le Lesotho
Qu'est ce que c'est beau !



Randonnée vers la somptueuse
Cascade de Maletsunyane





Le village de Kome
(et la vallée)
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Des anciennes tribus ont construit des huttes troglodytes en 1824 pour échapper à la guerre et le cannibalisme qui sévissait à l'époque...

Repas servi dans une bassine
(pourquoi pas...)
Le barrage de Katse
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![]() Le retour des Damans ! | ![]() |
Un peu en galère...


Heureusement, le col de Sani est magnifique !!!

A l'ancienne !







Mais une belle chambre pour terminer !

Quelques jours en Afrique du Sud
Durban,
juste Durban

![]() | ![]() L'université |
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![]() La poste | ![]() L'hôtel de ville |
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Sainte Lucie
Le paradis des hippopotames
Le message est clair




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![]() Un Zazou effrayant | ![]() |
![]() Coriace ! | ![]() |
![]() | ![]() Joli arrière-train |






Swaziland
(ou Eswatini)
Clopin-clopant vers la Cascade de Mantenga




Ascension du
Mont Sheba

Malolotja
un parc qui fait rêver









![]() le Sibebe Rock (au loin) | ![]() |
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Randonnée vers le Sibebe Rock
(un très gros caillou)
Trêve de plaisanterie, partons pour le:
Micro excursion dans Johannesburg: La ville de tous les dangers ?
La réputation de la ville n’est plus à faire et si elle avait un surnom ce serait Danger avec un grand D. Pourquoi ? Parce que les touristes décident de visiter le plus grand Township (Soweto) ? Qui a quoi de plus ? La maison d’enfance de Nelson Mandela ? Allez, laissons lui une chance ! Après tout, les p'tits noms qui lui sont attribués sont Jo'burg et Josy, rien de très redoutable en soi ! La malheureuse ne se résume probablement pas à un quartier… Je veux en avoir le cœur net ! Nous n’irons qu’effleurer une parcelle de la cité, jeter un coup d’œil, histoire de se faire sa propre opinion ! Notre regard se porte sur le quartier de Newtown, rien de transcendant à priori et pourtant il est dépeint comme un lieu culturel avec de nombreux théâtres, des concerts de jazz, des musées…
Le train nous fait sortir de notre belle prison dorée (nous séjournons dans une belle maison au milieu de grandes demeures cernées de barbelés qui, elles-mêmes, sont encerclées par de grands murs et des gardiens à chaque entrée…). Nous voilà projeté en plein cœur de la ville qui n’annonce rien de très gai… Mon renâcleur en herbe rouspète : “ Tu vois, il n’y a rien à faire ici ! Même la femme qui nous a vendu les tickets de train était surprise de notre destination. Elle a terminé son discours par: “Que dieu soit avec vous”” !
Au fur et à mesure de notre avancée, se dressent quelques jolis bâtiments dont le Market Theatre (ancien lieu dans lequel on dénonçait les actes racistes). Arrivés au musée Africa, je dois bien reconnaître que ce n’est pas folichon.. Alors, autant visiter Le Haut lieu culturel face à nous ! Ce n’était pas si mal et les petites statuettes en bois sur la grande place avaient un certain charme !
Sur le chemin du retour, Nicolas revient sur ses propos, comme quoi “les infortunés ne font qu’espérer un petit billet, ils ne sont pas pour autant agressifs… “
Deux rues plus tard, un homme nous interpelle, nous ne répondons pas.. Son pas s’accélère et, arrivé à notre hauteur, il nous demande de nous arrêter. On s’exécute. Notre interlocuteur est stressé, gesticule beaucoup et parle à voix basse : “Give me your phone nicely or I shoot you”
Je suis en retrait, derrière Nicolas, et reste littéralement stoïque… Non pas que la peur m’ait envahie, mais je n’ai pas entendu le “I shoot you” ! Cela va de soi, je suis dubitative par la requête du criminel, et dans ma tête, mon raisonnement suit son cours: “Euuh bah non, je ne te donnerai rien !” D’ailleurs, je suis plutôt sereine car nous n’avons rien, à part un peu de liquide, deux bouteilles d'eau et un paquet de cookies !
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vois mon acolyte ouvrir son sac (QUOI ???? Mais que fait-il ? Il va donner de l’argent ? Notre bouteille d’eau ? Grand Bleu !)... L’autre, en face, attend toujours et n’a de cesse de trépigner… Là, contre toute attente (en même temps, je n’attendais pas grand chose), Nicolas sort son couteau ! La réaction de l’agresseur est à double tranchant… Il choisit pourtant la fuite !
Mon héros du jour (il faut bien l’avouer) m’explique qu’il s’était aperçu, en observant l’assailleur, que ce dernier cherchait dans toutes ses poches, laissant entrevoir qu’il n’avait vraisemblablement pas d’arme sur lui. Donc, Hercule a joué la carte : “Je sors ma lame !” Et ça a fonctionné !
Un peu sonnés, nous reprenons le train (à l’abri) et allons admirer quelques instants, dans le quartier de Sandton, l’immense statue de Nelson Mandela avant de regagner notre doux blanc quartier…
Il est grand temps de s’enfuir de cette ville de fous, sans savoir que la prochaine avait elle aussi une sacrée réputation..
Des heures de bus (nous n’allions pas tenter le diable et faire du stop) nous rapproche du micro-pays Lesotho.. Il faut néanmoins faire une halte dans la bourgade de Bloemfontein car il est déjà 19h et la nuit est tombée.. Impossible de mettre la main sur un logement. Alors ? On marche… Désespérés par les distances, nous décidons de demander le prix d’un Lodge et, si jamais celui-ci restait trop élevé, espérer au moins le wifi pour prendre un Uber vers une Guest House moins onéreuse.. La femme qui nous accueille nous fait un prix sur la chambre, que l’on ne peut pas refuser ! Merci ! Maintenant, il faut trouver où manger ! Là, l’hôte nous indique que le mieux, c’est le centre commercial à 500m (car nous serons en sécurité), et, que pour s’y rendre, il vaut mieux prendre le stricte nécessaire (de quoi payer un repas et insiste “même pas vos téléphones portables !”). Elle ajoute que pendant le mois de décembre, les actes criminels sont en recrudescence du fait du manque d’argent en ces moments de fêtes !
Rassurés ? Pas vraiment… Mais après les mésaventures de la veille, nous suivons à la lettre son plan et fort heureusement, nous ne croisons aucun hurluberlu…
Nous trouvons enfin refuge au Lesotho, petit pays plein de promesses, encerclés par des monts à 3000m, au coeur de l’Afrique du Sud ! L’atmosphère est métamorphosée: les gens sont souriants et veulent communiquer ! L’apartheid n’est pas passé par ici car le pays s’est rapproché de l’Angleterre, ne laissant pas venir sur ces terres les hollandais.
Le fossé reste colossal entre les deux pays mitoyen: les sommets géants du Lesotho, les habitants qui se déplacent principalement à cheval, qui portent des chapeaux pointus, des bottes et qui sont drapés d’une couverture ! Quant aux maisons, elles sont rondes avec des toits en paille ! Tout porte à croire que nous avons voyagé à travers les époques.. Le temps, ici, s’est grandement inspiré de la Bretagne: du soleil à la pluie, de la pluie au vent, du vent à la neige.. (tout ça en une journée)
Mais avant de partir explorer ces nouvelles terres, on s’arrête quelques instants pour observer les quelques pétards et les micros feux d'artifice lancés pour la nouvelle année dans la capitale du Lesotho.. Cette fois-ci, nous ne ferons qu’un petit repas sans prétention: un brie infâme, un genre de vin pétillant (pour les bulles) et pour finir en beauté, un gâteau ornés de quelques bougies pour fêter en douceur l’anniversaire de Nicolas. Le restaurant pour Noël aura servi de leçon: c’est peut être ça, les bonnes résolutions.
Le paysage est fascinant, les montagnes ont remplacées les grandes plaines. Même la route est plutôt bonne (car les chinois se sont installés pour produire du textile, ils ont refait les routes) ! Le plus compliqué pour le chauffeur est d’éviter les rochers qui sont tombés ici et là.. Nous avons sillonné le pays quelques jours en faisant plusieurs haltes: que ce soit pour des cascades grandioses, des barrages immenses qui alimentent en partie l’Afrique du Sud..
Le Lesotho restera le pays dans lequel nous avons été pris en stop par un policier sans faire du stop, là où nous avons poireauté deux heures pour être servi à dîner, où nous avons retrouvé les damans, où les basothos ivres exultent des propos incohérents (je dis saouls, mais parfois sans doute drogués aussi), là où les trajets sont interminables (malgré le bon état des routes) avec aucune place à l’intérieur…
L’anatomie non pas d’une chute mais d’une sortie de territoire..
Tout commençait pourtant si bien, nous quittions notre premier bled rapidement pour faire 17 km… Puis, le trajet se scindait en deux parties : dans un premier temps: se rendre à Mokhotlong puis au Col de Sani.. (à côté du passage frontalier pour regagner l’Afrique du Sud).
La première partie s'est finalisée en trois étapes ! Pourquoi faire simple ? Nous avons dû changer de véhicule trois fois, et ce fut interminable..
Nous sommes parvenus malgré tout à Mokhotlong. De là, plus que 50 km pour le Col, difficile de s’arrêter en si bon chemin ! Les taxis nous abordent: “C’est 200 malotis par personne.” Le prix nous paraît excessif alors nous optons pour les mini-bus. Mais arrivés au comptoir, la somme indiquée est identique !
Le choix est vite fait :
-
Le minibus (entassés, musique à fond, des arrêts tous les deux kilomètres)
-
Le taxi (arrivée directe)
Bien installés, le chauffeur s’improvise même guide touristique. Très rapidement, il ne reste plus que 16 km et notre besoin d’arriver sera bientôt assouvi…
Soudain, la voiture s’arrête. Deux minibus sont garés l’un à côté de l’autre bloquant le passage. Notre conducteur descend. La tournure des évènements devient lunaire. Les trois chauffeurs s’engueulent, ils se montrent menaçant vis à vis de notre guide en devenir. Puis, l’un d'eux s’approche du taxi, ouvre la portière côté conducteur, coupe le moteur et prend les clés !
Surpris ? Pas tellement… Nous réalisons que le mec du taxi n’avait pas le droit de nous conduire à la frontière et qu’il “volait” le boulot des minivans ! Soit, mais c’est notre destination ! Alors, nous sortons du véhicule et nous haussons le ton pour faire comprendre que maintenant ça suffit ! Le voleur des clés nous explique qu’ils ne laisseront pas la voiture passer, que le taximan connaît bien la situation et qu’il n’en est pas à sa première fraude… (forcément, ça tombe sur nous)
Alors ? Nous nous retrouvons à 3000m d’altitude à 16 km de notre destination et il est 16h sans moyen de locomotion.. (Le chauffeur du taxi a rebroussé chemin suivi de près par les deux minibus.)
Nous avançons vers l’impossible, avec nos gros sacs sous une brume épaisse, des côtes immenses et surtout en altitude ! Que faire d’autre ?
Chapitre 2: la voiture providentielle !
Après une bonne dose de marche, une petite voiture bleue roule en sens inverse.. Nous lui faisons signe. La situation exige de tenter le tout pour le tout ! Il accepte de nous conduire à l’hébergement convoité (pour 200 malotis) !
Nous et vous sans doute, pensions être à cet instant sauvés. Il n’est rien !
Arrivés devant la Guest House, les portes sont closes… De la fumée sort d’une bicoque à quelques pas de là. En questionnant l’homme qui ouvre la porte, nous apprenons que l’hébergement est fermé depuis longtemps mais il y a un lodge à 400 mètres plus loin.. Dernière chance !
Toujours dans la brume, c’est à tatillon que nous débarquons devant une grille. Un homme sort des nuages et entame une conversation comme un vieux disque rayé: “Vous cherchez une chambre ?” “Vous avez réservé ?” “Il faut d’abord réserver”. Nous répondons poliment, mais l’homme semble avoir Alzheimer et répète les trois questions… Le scénario se renouvelle un nombre incalculable de fois… Subitement, le gardien nous dit que si nous cherchons une chambre (il faut réserver, oui ça on sait…), il peut nous aider et nous invite à le suivre dans son cagibi… Il sort un registre dans lequel est inscrit le prix des chambres : 4000 malotis (soit 200€) ! Aïe ! Nous ne pouvons vraiment pas mettre cette somme ! Il nous suggère de prendre la chambre à 3650 malotis. (Euh, il se fout de nous ?)
Retour à la case départ et les chances de trouver un lit douillet s'amenuisent considérablement. Une porte de sortie ? Le poste frontalier ! Peut-être y rencontrerons nous de bonnes âmes charitables et sensibles, qui nous laisseront piquer un somme dans un des bureaux… Lorsque l’on pénètre dans le préfabriqué, l’ambiance bat son plein ! Un feu (oui, oui) au beau milieu de la pièce, les gens rient, mangent et ne soucient que très peu de nous ! Une femme finit par nous indiquer un lodge à 2,5 km, et non, personne ne peut nous y conduire… Je l’entends encore l’autre railleuse: “Ce n’est qu’à 20 minutes de marche !” (Le prix de la nuit ? Elle ne le connaît pas mais c’est moins cher que l’autre … certes mais combien ? 150€ ? 100€ ?)
Désabusés, nous peinons à y arriver.. Et là, miracle ! Le bungalow n’est qu’à 700 malotis avec le petit déjeuner inclus ! Un peu de repos s'impose car la journée de demain ne s’annonce pas de tout…
Au bord de la route, toujours à 3000m d’altitude, nous avons passé la frontière ! Enfin, celle côté Lesotho, car l’autre poste est à 8 km sur une route en terre avec un dénivelé de 1000m (négatif mais quand même !), alors que nous ne voyons toujours pas à dix centimètres et que nos gros sacs sont toujours sur nos épaules… “Y’a d’la joie ! Bonjour, bonjour les hirondelles !”
Pas le choix, il faut y aller ! Comme le temps se gâte, nous sommes trempés… Aucun véhicule à l’horizon…
Puis soudain me vient une réplique d’Astérix chez les Bretons : “Il y a souvent du brouillard comme ça, en Bretagne ? - Oh non ! Seulement quand il ne pleut pas !”
Car oui, les sommets se dégagent de leur épais manteaux de brume et offrent en dépit de tout le reste un paysage extraordinaire ! Contre toute attente, nous arrivons à profiter un temps soit peu de cette randonnée improvisée..
Vous dire que quelqu'un est venu nous sauver ? Ce serait mentir… Les quelques engins motorisés que nous croisons sont des minibus (plein à craquer) ou quelques 4x4 de tours opérateur dans le sens inverse de notre marche…
Quant à bout de souffle, le tampon tant convoité s’incruste dans notre passeport côté Afrique du Sud, nous constatons avec désarroi qu’il n’y a rien pour manger, pas beaucoup plus de véhicules et que la ville la plus proche se situe à 30 km… Le nouveau mot d’ordre : S’armer de patience !
Ce n’est qu’au bout de trois heures, qu’un chauffeur de tour avec deux touristes français nous dépanne ! Il fait même mieux que ça, car il nous dépose à l’entrée d'un logement beaucoup trop beau pour nous ! Nous nous inquiétons du montant à payer pour la chambre et cela, à juste titre… Ce dernier est de 1400 rands ! L’homme de l’accueil nous dit que ce n’est pas un problème, il va appeler le propriétaire pour réduire le prix… Nous sommes perplexes, nous souhaitons une chambre à 600 rands grand maximum ! Vous savez quoi ? Le proprio accepte ! Voilà comment se retrouver dans une immense chambre somptueuse avec un lit gigantesque, une baignoire dans un cadre magnifique ! Dommage que nous repartions dès le lendemain vers Durban !
Nous nous remettons en selle (c’est reparti pour le stop) ! C’est ici, que le hasard s’en mêle !
Une première voiture nous conduit à environ 70 km, un bon début ! La distance qui nous sépare de Durban est de 150 bornes.. Nous attendons au bord de la route quand sonne 12h30. Nos estomacs gargouillent et il y a un restaurant à une centaine de mètres… Nous partons en direction du lieu de ravitaillement tout en levant le pouce… Au moment de tourner, une dernière voiture passe et s’arrête; avec, à l’intérieur, une famille que nous avons croisée au Col de Sani (qui vient du Mozambique) ! Ils n’ont pas de place, mais en font quand même (ils ont deux enfants) ! Nous partageons un délicieux repas le midi avant de nous déposer à Durban devant le logement que nous avions repéré ! (Ils nous proposent de venir chez eux au Mozambique lorsque nous y passerons… Interlude avec la situation du Mozambique : depuis le mois d’octobre, lors des dernières élections, la situation dans le pays est complexe car les résultats ont été sabotés et la population se rebelle. Il y a de nombreux morts lors des manifestations et nous ne savons pas encore s’il nous sera possible d’y aller)
Reprenons. Durban ? Ville sans intérêt majeur mais nous regagnons la côte, le soleil, c’est déjà pas mal ! Nous avons longé la promenade et été voir quelques bâtiments de l’époque coloniale (la poste, la mairie et l’université).
Allez, je vous embarque vers un nouveau territoire avec plus de Zoulous mais aussi là où les hippopotames ont déposé leurs valises dans les terres de Sainte Lucie !
La chaleur est étouffante, 44° ressenti, je veux bien le croire ! Sur place, nous retrouvons nos habitudes avec les babouins, les velvets, les phacochères et aussi des zazous ! Les panneaux attention aux hippopotames sont disséminés partout dans la bourgade car les grosses bébêtes circulent en ville (particulièrement pendant la nuit)... Mais pour l’heure, c’est en bateau que nous irons faire connaissance avec ces monstres, cousins les plus proches de la baleine (qui l’eut cru) ! Ils montent et descendent leurs têtes à tout va laissant entrevoir leurs bodys gigantesques (un peu loin du summer body) ! Les hippopotames sont très territoriaux, donc d’extrême droite (?) et ne laissent aucune chance aux gentils crocodiles de venir dans leur espace de vie… Alors, c’est plus loin que nous verrons un crocodile longer les eaux marécageuses, qui paraît finalement bien inoffensif face aux énormes mammifères !
La matinée fut bien remplie alors, comme nous sommes non loin de l’océan, l’idée de s’y rafraîchir semblait être bonne… Une fois sur place, le vent battait son plein et les vagues trop hautes pour profiter d’une baignade. À défaut, les gens du village ont opté pour une session de pêche improvisée d’énormes poissons chats à main nue… C’était impressionnant de les voir se jeter sur les grosses poiscailles et une fois attrapés, d’applaudir la personne à tout rompre ! Le soir, les tambours retentissaient en ville, c’était une tribu Zoulou qui venait endiabler les foules (de touristes) moyennant une petite participation (le spectacle était captivant, et nous comprenons vite pourquoi ils attendent le soir pour faire leur show vu les températures en journée).
Petit pays nouveau :
Swaziland appelé aussi Eswatini, ce deuxième micro pays dont le nom fait plus penser à un parc d’attraction, encerclé par l’Afrique du Sud et le Mozambique, ne ressemble en rien au Lesotho ! Pourtant, il a bénéficié du protectorat anglais et a été épargné de l’apartheid. Ici, la monarchie est de mise et le Roi a une bien drôle manière de gouverner avec ses 15 femmes et ses 36 enfants ! Il est néanmoins loin de rivaliser avec son père qui dénombre pas loin de 70 épouses et 210 enfants.
Mais nous sommes là pour les paysages et ce ne sont pas les 8 véhicules différents que nous avons pris pour passer la frontière qui nous empêcheront d’en profiter ! Il n’y a pas une étendue de choses à faire, pourtant nous dénichons de quoi nous rassasier avec quelques randonnées qui aboutissent à plusieurs cascades parsemées de jolis panoramas ! Du Mont Sheba, au Sibebe Rock, les collines sont verdoyantes avec quelques sommets que nous atteignons non sans peine (ça grimpe dur, vingt dieux !)...
Allez il faut que j'expédie ce mail qui emprunte le chemin d’une trop grande nouvelle (certainement pas de Maupassant), et sauf changement de programme de dernière minute, nous allons tenter de franchir la frontière du Mozambique !
Quelles sont les nouvelles du pays en ce début d'année ? J’attends de vos nouvelles (et non le bus comme Leslie !) !
Beijos (comme nous dirons bientôt !)
Les deux fugitifs du Mozambique !

































































































