
Mozambique
Du street art
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![]() Rue belle mais dangereuse ! |
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Des panneaux étranges...
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Maputo
(une impression de visiter une capitale fantôme)
Animaux perchés dans les arbres






















Tofo
De la plage, rien que de la plage...





Le fruit du Mafurra

Un soir, dans ta chambre, tu tombes sur ça...
Et un peu de plongée aussi !




Photos transmises par un mec qui était avec nous lors des sorties...

Vilanculos


Dunes Rouges
de sable pétrifié
Archipel de Bazaruto
Voilà pourquoi c'est si beau !
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![]() Un Dugong(La photo n'est pas de moi) |
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Underwater
Île de Bazaruto




Île de Benguerra




Tour, un petit tour, au
Bien le bonjour à vous, Bon dia ou Mangwanani comme on dit chez nous,
Un pied au Mozambique et déjà le mercure du thermomètre s’emballe. Nous passons la frontière sans embûche et même avec une petite surprise : Nous pensions débourser 90$ chacun (ce que l'ambassade nous avait indiquée) par voie terrestre, et finalement ce n’était que 10$ ! Incompréhension totale, peut-être une erreur de la part du mec ? Nous n’avons pas cherché plus loin..
Éviter la capitale était le maître mot ! Trop virulent en ce moment, alors on s’adapte ! Et finalement ? Le “bus” à la frontière ne proposait que cette direction. De plus, la famille que nous avions rencontrée au Lesotho nous avait annoncé que le climat était plus calme…
Ce n’est que plus tard que nous découvrons que nos connaissances mozambicaines n’étaient pas encore rentrées; par conséquent, nous sommes partis droit vers l’embarras…
Je vous rassure ici, rien de comparable avec la mésaventure de Johannesburg ! L’ambiance fantomatique qui régnait dans Maputo suffisait à elle seule… Au point d’être exfiltrés d’une rue à l’allure sinistre par deux flics qui nous ont fortement déconseillés de traîner dans le coin à l’avenir… Nous nous “acoquinons” d’un logement, loin d’un idéal (et à un prix ? Exorbitant !). Nous passerons une journée à naviguer entre les monuments dits “à voir” et ce ne fut pas si désagréable ! Nous avons même pu voir dans le jardin botanique une colonie de chauves-souris qui avaient trouvé un point de chute dans les hauteurs d’un arbre colossal !
Petit coup de pression.
Les mecs de la station de bus avaient été clairs: il faut être à 5h précise pour le bus de Tofo. Message noté, nous nous sommes levés tôt et même trop tôt. Pourtant, impossible de prendre un Yango (un Uber ici) car l’application décide de faire des caprices… C’est bien le moment ! Nous soupçonnons tout, en voyant les minutes défilées… “Et si ce n’était pas à cause de l’appel à la prière ?” (Que nous entendions au loin chantée par la mosquée… Et quoi, tous les chauffeurs seraient musulmans ? N'importe quoi !) Ce n’est qu'à 4h50 que l’on arrive au bout de nos peines à chopper un véhicule alors que nous avons 15 minutes pour nous rendre à la station de bus… Le chauffeur joue avec nos nerfs lorsqu’il s’arrête mettre quelques gouttes d’essence…(ce n’est pas un euphémisme, c’est vraiment 3L)
Trop, c’est trop ! Une fois au terminal, nous voilà harcelés: “Tofo ? Par ici !” Ou “Tofo, par là !”
C’est à n’y rien comprendre ! Nous ne saurons jamais si nous avons raté le bus. Ce que nous savons c’est que le minivan que nous avons choisi (car il y en avait bien six !) est:
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Parti à 6h40 alors que nous sommes montés dedans à 5h10
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Qu’il a erré deux heures dans la capitale pour réceptionner des colis
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Qu’il est tombé en panne ce qui a valu deux heures d’attente sur le bord de route
-
Que nous sommes arrivés à 20h à Tofo
Et nous voilà, dans le noir, dans un bled sans route (bon ok des chemins de sable), à la recherche d'un logement (ni d’une arche perdue, ni du bonheur (que de films possibles))... Par chance (si on peut dire ça comme ça), un homme est venu à notre rescousse et nous avons terminé dans une cabane sur la plage, trop chère et trop sale, mais nous sommes trop exténués pour délibérer davantage… Nous nous disons que le temps est notre ami, et que demain, nous trouverons chaussure à notre pied !
L’avenir me donne raison ! Nous dégotons une chambre digne de ce nom, une cuisine pour nous concocter des bons petits plats, un endroit pour faire notre plongée (oui, c’est ce que nous sommes venus faire ici)... Il n’y a plus qu’à courir dans l'eau turquoise qui nous ouvre les bras…. Et flop ! Il pleut ! À chaque jour suffit sa peine… demain…
La récompense !!! Nous bullons totalement sur les côtes mozambicaines avec un soleil de plomb et une eau cristalline ! C’est bon de ne rien faire ! (Et nous pensons tout bas: “Dire qu'il y en a qui bossent en ce moment !)
Masque ? Check ! Bouteilles ? Check ! Et on s’enfonce dans les profondeurs de l’océan… C’est beau, les poissons petits ou grands, des raies à pois bleues (ce n’est pas le nom scientifique), des langoustes énormes aux teintes inattendues (qu’on aimerait aussi avoir dans nos assiettes) émerveillent nos âmes d’enfants… Mais voilà, comme un caprice, car nous n’avons que le niveau 1 de PADI, nous sommes limités en profondeur… Et alors ? (Me direz-vous) Il s’avère que cette partie du Mozambique est reconnue pour l’observation des requins baleines et des raies manta (aussi des baleines, mais ce n’est pas la saison alors on ne va pas pousser le bouchon trop loin Maurice).
Suite à notre immense déception de ne pas avoir pu voir les raies manta en Indonésie, nous avons décrété qu’il était temps de réparer ce préjudice qui pourtant a un coup (500€ pour franchir une étape supplémentaire en plongée, gloups !) avec la potentielle satisfaction de parvenir à nos fins (car l’océan est grand et les raies se baladent où elles le souhaitent…)
Saison 7, épisode 2: Le scorpion
Un soir, alors que j’allais tout bonnement me désaltérer, quelle ne fut pas surprise, lorsque, dans un coin de la chambre, je vis deux énormes pinces. Il fallut bien quelques instants, que mon regard s’accroche davantage pour distinguer de plus en plus nettement ce qui s’apparentait à un scorpion… De couleur sombre, je restais là, pantoise, ne sachant que faire. “Réveillons Nicolas, il nous tirera de ce mauvais pas…” À deux, nous scrutons la bête… L’écraser? Impossible, elle est trop grosse ! Utiliser un balai pour la faire sortir ? La bestiole a une planque idéale sous un lit (trop périlleux). La laisser là ? Euuuuuuuh. Non.
La seule idée viable restante pour faire déguerpir ce mini démon, fut de l’enfermer dans un verre avec une assiette posée dessus. Voilà chose faite, mais que faire de l’énergumène à pinces ? Après quelques temps de réflexion, il nous sembla judicieux de relâcher “le mois de novembre en astrologie” dans la rue…
Nous parlerons aujourd'hui de succès, pourtant, des minutes, des heures et des jours plus tard, nous examinerons scrupuleusement les alentours par crainte d'être une nouvelle fois sous le joug de ce prince des ténèbres…
Interlude fait, c’est parti pour deux jours de formations, avec 4 plongées en eau profonde ! Vous me direz encore que c’est 4 chances supplémentaires d’observer les êtres marins convoités (il est vrai)... Première journée infructueuse de ce côté là… Néanmoins, les fonds marins sont nettement plus incroyables ! Une énorme murène, des bancs de poissons qui se reflètent avec la lumière partielle de la surface, des colorés, des étoiles de mer de toutes les sortes ? Il faut le dire, être à 30m de profondeur, c’est quelque peu déstabilisant, mais c’est époustouflant !
Last chance (après c’est le “jamais deux sans trois” qui se manifeste et nous serons encore loin du compte)...
Ce fut, je peux le dire avec du recul (quelques heures), sensationnel !!!! Et pourtant ni requin baleine, ni raies manta à l’horizon ! Alors quoi ? (Questionnerez-vous encore ?) Nous avons vu (et apparemment c’est rare) la plus grande raie du monde (Smalleye Sting Ray) , mais aussi le Poisson Guitare (aussi appelé Requin et qui ressemble à une raie/requin… Les scientifiques ne se sont toujours pas accordés (jeu de mots subtil), soit, nous n’allons pas les brusquer) et une Raie Léopard énorme (à défaut de voir le léopard, on garde la raie !)
Petite histoire pour rire : Lors de notre première plongée, la professionnelle nous interroge pour savoir si nous avions le mal de mer (ça secoue pas mal sur le bateau). Devinez qui a répondu avec une assurance outrancière: “Je viens de la mer !” (Oui !!!! Le breton de Rennes) Et devinez encore qui a vomi du bateau ??? Ouiiii encore gagné ! Le breton de Rennes !!! (Évidemment l’histoire sera contée différemment de sa part… Vous jugerez à notre retour ! )
C'est le cœur un peu serré que nous quittons Tofo car nous y avons passé une semaine délectable dans un petit village, à 3 pas de l’océan et dans un logement cosy… Il faut pourtant reprendre les transports (Chapas (minibus ici), bateau (tout rouillé) pour traverser un bras de mer, puis de nouveau un bus > partis à 7h30 pour arriver à 15h avec 300kms), et Vilanculos ! La ville en soi n’a pas grand intérêt mais ce sera notre point de chute pour explorer les environs !
Nous commençons par une journée baignade et exploration des plages… Bien loin de celle de Tofo, l’océan est calme, la marée basse laisse place à des bancs de sable qui donnent des couleurs incroyables. Des pêcheurs à pieds, quelques-uns en boutre au loin, les enfants qui viennent nous poser des questions (et qui nous demandent aussi de l’argent), c’est reposant ! Petit bémol de ce coin idyllique : les nombreux bouts de verre dans le sable ! Car, en plus des coquillages qui pourraient vous écorcher, les habitants n’ont pas trouvé mieux que d’ajouter des épines de verre sur notre coin de paradis… Le lendemain, nous poussons bien plus loin, vers les dunes rouges de sable pétrifié. La trajectoire pour les atteindre est longue, mais le jeu en vaut la chandelle ! C’est tout bonnement splendide ! Des dunes incommensurables, dressées au beau milieu de l’océan, offrent un panorama à couper le souffle ! (Je pense encore aux photos du blog, tout est là !) Nous comprenons mieux, pendant la “randonnée”, pourquoi Vilanculos est fortement apprécié des touristes. De multiples lodges longent les côtes avec piscines, restaurants, petites maisons en toit de chaume… tout y est ! Par chance, nous sommes en basse saison (des cyclones… mais cocus que nous sommes, aucun ne pointe le bout de son nez), il n’y a presque personne et ce n’est pas pour nous déplaire ! D’ailleurs, pour nous rendre au parc de Bazaruto, nous sommes contraints de passer par une agence (c’est un regroupement d’îles, et, qui dit îles, dit bateau) et la plupart était fermée ! Ce qui nous permet de bien négocier le prix, qui reste malgré tout incroyablement élevé (100€ la journée, ça pique ! Oui, mon partenaire maugrée encore et encore et je vais en entendre parler pendant des lustres…)..
Mais quelle journée de folie ! Des dunes à perte de vue blanches ou ocres selon les îles, de l’eau translucide qui n’invite qu’à la baignade et sous l’eau : des coraux aux couleurs qui me semblaient n’exister que dans les dessins animés… Alors, j’envoie en éclaireur Nicolas me chercher ma protection de téléphone dans le bateau pour immortaliser ces instants… Et là !!!! Un requin ! Mon sang ne fait qu’un tour ! Ouf, à pointes noires ! Il est toujours impressionnant d’être à quelques mètres de ce colosse (qui en fait ne devait faire que 1m50) !
Le pire est que ça ne s’est pas arrêté là: Nous avons entrapercu deux dugongs (mais du bateau donc impossible à photographier: c’est une espèce de lamantins qui ne vit que sur quelques sites de la planète), quelques tortues et même des dauphins qui sont venus nous rejoindre sur la route ! L’archipel restera gravé dans nos têtes, c’est certain !
Une journée transport = une journée harassante
Le bitume laisse place à des trous de plus en plus gros… Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en remontant vers le nord, l’état des routes est désastreux… Des enfants, sur le bord, jettent vite de la terre avant notre passage pour “reboucher” les crevasses, puis courent après le bus pour quémander une pièce… Cette fois-ci, nous avons un grand bus… L’avantage est qu’il y a moins d’arrêt, mais notre budget en prend un coup et les conditions de voyage laissent ostensiblement à désirer ! Nicolas se retrouve debout pendant presque 7 heures, et moi, j’oscille entre: une fois sur mes deux jambes ou assise sur un genre de tapis molletonné à l’avant du bus. Non, je ne suis pas seule sur mon micro-tapis, nous sommes trois, voire quatre… Alors, les passagers assis, nous ne pouvons que les envier, sachant qu’ils paient le même prix que nous… C’est seulement à 19h que nous parvenons à Chimoio, avant de rejoindre le lendemain… le Zimbabwe !






























