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Zimbabwe

Parc Chimanimani
du vert, du vert et du vert !

Cascade Bridal Veil

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Vers la Tessa Pool

Sur la route de Masvingo

Petite coupe Zimbabwéenne

Voilà de quoi nous laver...

Le Grand Zimbabwe
(bâti par les Shonas au XIème siècle, un véritable carrefour commercial !)

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Bulawayo
(2ème plus grande ville du pays)

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Dans un rayon d'un supermarché...

Parc Matobo
(de très belles surprises, et une mauvaise !)

Des animaux

Un décor sublime

Une voiture en rade...

La fameuse coupe !

Les Chutes Victoria
(sans commentaire...)

110 mètres de haut sur 1700 mètres de longueur !!

Du côté de la/du...

Il était impensable d’imaginer une journée de transport si longue et pourtant…D’un côté ou de l’autre de la frontière, le constat fut sans appel: serrés peut-être même plus que sur la ligne 13, c’est pour dire !

Et le passage du Mozambique au Zimbabwe fut interminable digne d’une potentielle caméra cachée ! Nous sommes passés de bureau en bureau à remplir des paperasses, pour finalement devoir s’enregistrer sur internet (mais ça ne fonctionnait pas), et le gars du poste frontalier qui ne lève pas le petit doigt ! Il aura fallu 1h30 pour l’obtention du visa !

C’est encore à la tombée de la nuit que les maigres lumières du village de Chimanimani nous éblouissent… Les logements sont peu nombreux et éparpillés au quatre coins de la bourgade… Le temps nous manque, alors nous négocions fortement le prix d’un hôtel (de 45$ la nuit chacun à 30$ la nuit à deux, ce qui reste une grosse somme !). Allez, nous nous réconfortons: “Une bonne douche, un bon repas et au lit !”

Raté, il n’y avait pas d’eau.. pour la douche on repassera ! Et le repas fut difficile à trouver avec une attente de préparation anormalement longue (1h30 pour un poulet/frites/salade) !

Le Zimbabwe, ça promet !

 

Parfois, je me dis que nous revenons trop sur le prix des choses et que accessoirement, c’est toujours trop cher… Nous sommes fortement abasourdis par ces envolées pécuniaires qui creusent un fossé avec l’Asie du sud-est… Pourtant les conditions de vie sont similaires voire pires dans certains pays d’Afrique que l’on a traversés. Encore aujourd'hui tiens, nous devions payer pour voir une cascade et c’était 20$ ! Nous nous sommes fait passer pour des Africans pour gagner 4$ (toujours ça de pris !)... La cascade Bride Veil était très jolie, dans un cadre charmant, tout de vert vêtu. Seulement, la taxe pour s’y rendre, donne un léger goût amer… Nous savons aussi, que le prix du parc national de demain demande encore un effort financier de notre part, surtout que nous devrons prendre un guide pour “nous protéger” (c’est la femme de l’office qui l'a formulé ainsi)... Le tourisme a bon dos, c’est le jeu paraît-il…

 

Entre temps, nous avons troqué notre chambre d’hôtel pour une “maison d’hôtes” avec une gérante au top, de l’eau chaude et un petit déj ! Assez cocasse (bon c’est seulement notre second logement), mais ici, il n’y a que des baignoires sans pommeau de douche… La difficulté pour économiser l’eau en se lavant requiert de fins stratagèmes: remplir partiellement la baignoire, puis se rincer à l’eau froide ? Ou l’eau bouillante ? Ou mettre de nouveau de l'eau dans la cuve ? Le mystère reste entier !

 

Revenons au parc… Il y a eu des hauts et des bas ! Arrivés à l’entrée, alors que nous avions déjà marché 9 kms, personne n’est sur place. Génial, pas de frais d’entrée et pas de guide ! Seulement, aucun accès à la randonnée non plus ! Ce fut un calvaire de suivre “le sentier” qui ne devait pas être régulièrement emprunté au vu de la hauteur de l’herbe, des buissons, des barbelés, de la tourbe infranchissable… si bien que nous avons rebroussé chemin ! Il nous restait l’option Tessa Pool et elle a été plus que validée puisqu’il n’y avait pas un chat (donc gratuit), et le lieu était bucolique ! Dommage que nous n’ayons pu gravir les montagnes du parc, heureusement, nos efforts ont été récompensés par une bonne baignade !

 

Comme une vieille rengaine, motion de censure… Euuh non pardon, journée transport ! Heureusement, le nombre de kilomètres n’est pas énorme, alors, pour une fois, nous arrivons tôt.

 

Petit topo du pays: Ici, l’eau courante se fait rare alors, comme substitution, ils mettent des poubelles qui en sont remplies… Rien de plus sous la main ! Autant dire que pour se laver, c’est loin d'être pratique ! Nous nous retrouvons dans un de ces hébergements, et nous obtenons un grand saut qui fera l’affaire pour une toilette ! L’électricité, elle aussi, n’est pas toujours au rendez-vous, c’est donc au petit bonheur la chance, un coup le ventilateur tourne, un coup plus rien !

Le Zimbabwe a tenté à maintes reprises de mettre en place sa propre monnaie, en vain; c’est donc le dollar qui prend la relève ! C’est un véritable bordel car les prix sont indiqués parfois en dollars, parfois en Zig, et les taux de change évoluent en continu (un exemple : à l’international: 1$= 8zig; ici 1$= tantôt 25 tantôt 36zig). Mais ce n’est pas tout, comme ils n’ont pas de pièces, ils rendent la monnaie en Rand (la monnaie de l’Afrique du Sud)...

Ici, on mange des Sadza. Dans toutes les échoppes, on en trouve et, pour le coup, ce n’est vraiment pas cher ! C’est une genre de pâte de maïs moulée en boule aplatie mais la texture ressemble à de la purée. Servi avec quelques petits bouts de viande en sauce et du covo (légume qui ressemble à sa cousine la côte de bette) qui donne tout simplement du goût à cette boule un tantinet fadasse…

Dernier point, il est impossible de trouver une bouteille d'eau d'1.5 litres ! Va savoir pourquoi mais pour le côté pratique, on repassera !

 

 

Revenons à ce qui nous importe : Que faisons-nous à Masvingo ? Nous voulons découvrir les ruines d’une immense cité datant du moyen-âge bâtie par le peuple Shona: Le Grand Zimbabwe ! Pour être honnête, nous n’avions pas connaissance de cette ville dont la construction remonte au XIeme siècle jusqu’au XVeme ! Ce fut une zone commerciale importante qui regroupait environ 10 000 à 20 000 personnes ! La cité fut construite sur sur trois niveaux avec sur les hauteurs la demeure des chefs successifs mais aussi, le lieu pour les rituels et offrandes, et les sites religieux ; dans la vallée (oh, oh, de Dana…) les habitations et le Grand Enclos (plusieurs options pour son utilisation mais rien de fiable) avec une enceinte de 250m, haute de 11m et surtout, surtout (c’était placardé partout) construite sans mortier !!!! Quelques babouins nous ont accompagnés pendant la promenade (ils nous avaient manqué) !

Nous avons réussi à être pris en stop pour le retour ! Un exploit, car chaque voiture qui circule dans le pays est un taxi ou devient un taxi ! Petite victoire pour notre porte monnaie en cette fin de journée !

 

J’ouvre un œil, puis l’autre (ou peut-être les deux en même temps, je ne me souviens plus très bien). Je tapote sur mon téléphone pour distinguer l’heure qu’il est. 7h25. Il faut sortir du lit. Je pose un pied au sol, il est trempé. L’information monte en une fraction de seconde à mon cerveau. Je tourne la tête et observe médusée nos sacs baignant paisiblement dans 2/ 3 cm d’eau. Inondation dans la chambre ! Nous ne saurons jamais qu’elle en était la cause (sachant que l’eau courante était dysfonctionnelle), que la chambre d’à côté a connu le même déluge (mais personne n’y séjournait) et que le reste de la Guest House a été épargnée… On s’en fout !!! Et nos affaires ? Il a fallu tout faire sécher méthodiquement. Par chance (euuuh, ce n’est pas le mot que j’emploierai), les dégâts n’étaient pas si considérables et in fine (comme dirait Emmanuel), nous avons pu partir en début d'après-midi (merci soleil d’avoir si efficacement sécher nos biens). Indubitablement, la nuit a été quasiment remboursée ! (La moindre des choses, bon sang !)

 

Je fais l’impasse sur la partie bus et la recherche d'un logement qui fut plutôt rapide (contrairement à la partie transport). Se rendre à Bulawayo donnait lieu à plusieurs visites :

  • Voir la deuxième plus grande ville du pays et les quelques édifices coloniaux restants. Toujours pas un franc succès, une ville d’Afrique en somme !

  • Mais surtout, sillonner le parc de Matobo, qui signifie “Tête chauve”, avec ses formations rocheuses étonnantes et mystérieuses qui sont encore aujourd'hui adulées par les zimbabwéens, car considérées comme sacrées ! Et mon râleur des temps modernes peste depuis des semaines déjà à l’idée de découvrir ce parc…

Pour l’occasion nous avons réussi à louer une voiture pour 40$. Une aubaine, car toutes les agences de la ville avaient fermé. Par du bouche à oreille, nous arrivons au bout de la chaîne, et,  le véhicule sera devant notre hôtel, le lendemain matin dès l’aube ! L’entrée du parc annonce la couleur avec des aigles, des velvets, des babouins, quelques antilopes, et là, à 10m de nous, après un virage, un rhinocéros !!! Trop heureux, nous épions la bête quelques instants ! Nous ne nous attendions pas à voir des animaux vu la végétation dense et les rochers !

Le paysage est fascinant. Nous roulons vers un sommet, là où se trouve la tombe de Cecil Rhodes; l'homme qui donna le nom à l’ancienne Rhodésie du Sud (aujourd'hui Zimbabwe). Des énormes cailloux ronds posés sur un bloc de granit avec une vue panoramique sur l’ensemble du parc, c’est grandiose !

Nous décidons d’aller guetter d’autres animaux en direction d’une autre formation rocheuse à voir…

Échec et mat !

Une grosse pierre cachée dans les herbes passe sous la voiture… un gros Poc ! C’est le réservoir d’huile !

Panique à bord, personne autour… Un peu décontenancés, nous marchons vers la route la plus proche qui se trouve à 2 km… S’ensuit dépanneuse (130$ car nous sommes à 60 bornes de la ville), qui est arrivée 2h30 après notre appel… À notre retour, le loueur nous dit que le garage fera un devis qu’il nous enverra le soir même (vers 22h)  et que nous paierons le lendemain… Et ??? Rien ! Il est 23h, pas un message ! Alors on relance ! Nous finissons par nous coucher. Il se peut que la douloureuse n’arrive que le lendemain (il vaut mieux car nous partons pour les chutes Victoria !).

 

Au réveil, un message écrit à 4h du matin: “Hi !”. Oui, juste “Salut“. Nous ne comprenons pas, et c’est agaçant (il devait être saoul ??). On relance à 6h. Rien… À 8h, nous partons en envoyant un ultime SMS: “Nous prenons la route. Envoyez-nous vos coordonnées bancaires et la facture !” Nous n’allons tout de même pas poireauter toute la sainte journée !

 

C’est dimanche, messe dans le bus ! Ô bonheur ! Nous n’avions jamais eu ça, un mec qui hurle pendant une bonne heure !

Les 8h de trajet effectuées, pour 400 kms, nous parvenons dans une ville construite sur mesure pour recevoir, nous, touristes ! Les prix des logements sont exagérément élevés (40$ pour une tente), et je ne parle pas de la visite de demain… 50$ chacun pour voir les chutes ! Nous avons malgré tout hâte de voir ces cascades monstrueuses qui sont les deuxièmes plus grandes du monde !

Je pensais la journée terminée, mais non !  Nous ne savons toujours pas à quelle sauce nous allons être mangés (pour les réparations de la voiture).

Je suis posée dans la tente de luxe, quand Nicolas se pointe et, de l’autre côté de la toile, me demande de l’aider dans la salle de bain… J'interromps mon récit (que je reprends à l’instant) et pars le rejoindre… Le misérable, il a tenté de se couper les cheveux tout seul ! Dans un soupir, je tente de sauver ce qui peut l’être. Je précise: je n’y suis pour rien ! Vous découvrirez les futures photos sur le site !

 

Ainsi se termine (presque) la page du Zimbabwe ! La suite du programme est alléchante ! Après les chutes Victoria, nous passerons une poignée de jours au Botswana et au vu de nos quelques recherches, ça ne va pas être de la tarte !

À vous de me dire si l’hiver est tenable, tenace ? De notre côté, pour une saison des pluies, on s’en sort bien !

Je vous joins les quelques liens utiles pour les photos du site, et, dans l’attente de propres anecdotes sur votre vie, je vous embrasse !

 

Camille

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