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Botswana

A Nata, dans notre logement
(petit tour en canoë)

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Prêts à en découdre

Prêts à en découdre

Notre repère

Notre repère

De la récup'

De la récup'

Nous avons croisé...

Nous avons croisé...

Petite balade

Petite balade

Sua Pan
Salar en saison humide
(des couleurs incroyables)

Le Delta d'Okavango
en toute simplicité, en hélico !
(c'était magique !!)

Le Parc Chobe
en Bateau, pour changer

Zambie

Route Tumultueuse

Au bord du Zambèze

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Les Chutes de Ngonye

Les babouins jaunes

Lusaka

(la Capitale Zambienne)

en une photo

La Cascade Kundalila
difficile d'y accéder, mais ravis d'y être allé

La source d'eau chaude de
Kapishya
(un paradis hors de prix)

De jour comme de nuit

L'araignée Gipsy...

Des bus et des camions
(pour quitter le pays)

Clique sur le lien, et tu seras directement AU

Chers bouquineurs de mails,

 

Carnet de voyage n°9: Un pas de côté vers l’ouest !

 

Quel spectacle unique ! Les chutes Victoria ! Longues de 1700 mètres avec une hauteur de 110 mètres ! L’impression de se sentir bien petit à côté de ce géant ! Nous sommes passés à plusieurs reprises sur les différents points de vue tellement il était difficile de quitter les lieux ! Nous avons croisé quelques animaux comme des babouins, des mangoustes, des insectes énormes, un faon (mais de quelle antilope ? Aucune idée) et un bébé velvet qui nous a offert son plus beau sourire (ou alors était-ce pour se moquer de la coupe de cheveux de Nicolas (comme on me l'a suggéré)? Je l’ignore !).

 

Définition Botswana : Nom propre qui désigne “le miracle de l’Afrique”. “Ici, le soleil brille tous les jours de l’année et s’il y a des nuages c’est ceux du village à côté” comme se plairait à dire les Fatals Picards d’une autre contrée. Ce petit pays (relativement car il est un tantinet plus grand que la France) dénote par son atypisme. “Je [vous] parle du pays où est née la nature”, car ici, les animaux jouissent de tout le territoire. Ni clôture, ni barrière, ce sont aux hommes de s’adapter à la savane !

Sur le papier, c’est très sympa. D’ailleurs, nos premiers pas nous laissent entrevoir éléphants, girafes et phacochères déambuler le long des routes ! Dans notre moyen de locomotion, nous ne sommes pas nombreux, nous avons chacun un siège et c’est tellement agréable (assez rare pour le souligner)! Le prix est loin d’être excessif et nous avons atteint un record : 350 km en 3 heures !!!! Somme toute, du bonheur et rien que du bonheur !

 

Si le Botswana tire son épingle du jeu, c’est qu’il a tout misé sur le tourisme de luxe ! Ici, la moindre excursion nous ferait perdre notre bras ! Nous ne pouvons pas nous permettre de nous éterniser, et nous avons fait des choix !

 

Le premier : Nata !

Logement en plein air dans un cadre sauvage où la recup’ est le mot d'ordre ! Nous nous y sentons bien et nous avons accès à des canoës gratuitement, assurément, on ne s’en prive pas ! Nous nous octroyons dans l’après midi un petit tour dans Sua Pan (un salar, qui en saison humide se remplit… et bien.. d’eau). Obligation de prendre un tour guidé avec tout ce que cela engendre (un groupe d’allemands qui partagent notre véhicule, des horaires à respecter…) Le paysage est néanmoins singulier avec des baobabs titanesques, des espèces d’oiseaux en nombre, et des gnous qui occupent nonchalamment ces grandes plaines; le tout avec un ciel qui reflète des couleurs incroyables dans les flaques du Pan, un petit bijou !

La fin du conte de fée est moins glamour avec une forte averse et le chauffeur qui nous laisse à 3 km de notre logement en précisant que si nous voulons être déposés chez nous, il faudra payer davantage ! (Alors que le tour valait déjà son pesant d’or ! Comme un pied de nez, bien que le temps était menaçant, il ne pleuvra pas le temps du trajet pour rentrer !)

 

Le deuxième : Le delta d’Okavango

C’est l’attraction du pays, ou l’attrape touristes par excellence !

Il s’agit d’un fleuve de 1800 km dont on dit qu’il “n’atteint jamais la mer” ! Et pour cause, ce dernier s’évapore dans les terres arides qui l’entourent et les pans salés. Cette particularité influe sur le nombre d’animaux qui se trouvent dans ces terres, une véritable arche de Noé ! Les touristes viennent donc en masse et cassent la tirelire pour des safaris de folie et hors de prix ! Dans ce contexte, la seule option possible, c’est un tour d’une journée (7h/15h) en pirogue et à pied (100€ par personne, le déjeuner non inclus… Ils vont nous rendre chèvre). La gérante, plutôt honnête, ajoute qu’à la saison des pluies, les animaux se font plus rares et que les herbes sont hautes. A fortiori, il nous sera possible de voir au mieux des éléphants, des girafes…

Nous nous ravisons: Mettre autant d'argent dans un parc qui ne promet rien de très folichon ! Ajoutons à cela la pluie, qui implique la marche dans les hautes herbes détrempées ? Sans façon !

Que reste-t-il (de ces beaux jours)? Une solution inattendue… (qui nécessite d’aligner quelques billets)

Une folie, mêlée à du sensationnel… Un tour en hélicoptère !!! Pourquoi ne pas voir les méandres du delta vu du ciel ? Bien installés, casques sur les oreilles, on s’y croit: “ Un, deux, un, deux.. parés au décollage ?” Au début, on ne voit pas grand-chose, les animaux se font rares. Puis, nos premiers éléphants, une cinquantaine, qui vaguent à leur occupation.. Comme des enfants, les yeux écarquillés, nous observons les pachydermes chaloupant entre les arbres et les ruisseaux ! Ce n’était que la mise en bouche ! Hippopotames, zèbres, girafes, buffles, gnous, phacochères, singes et même crocodiles s’invitent à la danse ! Nous ne soupçonnions pas voir de si petites bêtes de si haut ! Un spectacle grandiloquent avec un paysage qui s’éternise sous notre regard… L’émotion fut telle que quelques larmes ne purent être retenues !

 

Le troisième (et le dernier): Le parc Chobe

Bien établis dans notre guest house, nous avons le petit déjeuner offert ! Attablés, nous terminions notre café, lorsqu' à nos côtés viennent s’installer deux protagonistes aux âges avancés. Après quelques échanges, ils nous expliquent être des missionnaires et nous demandent s’ils peuvent prier pour nous… Euuuh oui … d’accord…

Impossible d’imaginer que notre collaboration allait être assouvie immédiatement. Voilà le monsieur qui entame une prière, pendant que sa compagne murmure les yeux clos. Nous ne bougeons pas et attendons que justice soit faite… “Amen!”

Cette fois-ci, c’est une excursion en bateau et pleine de promesses qui nous attend ! Ont-elles été tenues ? En partie ! La balade était enchanteresse, le soleil battait son plein, les animaux étaient de sortie ! Nous n'avons jamais vu autant d’hippopotames hors de l'eau, sous l’eau, et d’aussi près ! Les éléphants faisaient également trempette avec des crocodiles ici et là… Un lieu d’une sérénité sans équivoque !

Ce que JE n’ai clairement pas apprécié, ce fut le tour ! Le guide cherchait à suivre les animaux pour que les touristes puissent prendre leurs photos souvenirs. Nous nous arrêtions parfois longtemps sans vraiment trop savoir pourquoi et, surtout, l’endroit était réputé pour les félins et aucun n’a pointé le bout de sa queue ! Il s’avère que nous n’étions pas au bon endroit tout du moins, pour cette saison… Soit, notre faute pour les fauves ! (Partie remise ?)

 

On a quitté le Botswana ! Comment on le sait ? On a fait 120 bornes en 4h !

Tout a commencé sous un “arrêt de bus”, peu après le passage frontalier. Les véhicules ne couraient pas les rues mais nous ne perdions pas espoir ! D’autant que quelques Zambiens tentaient d’arrêter les camions pour nous aider ! Évidemment, ils ont pris leur com’. Quand nous sommes rentrés dans le poid lourd, le chauffeur, Joseph, leur a donné 50 kwachas zambien. (1€ = 29 kwachas) Le trajet fut interminable avec une route dans un état qui tentait de rivaliser avec Madagascar !!

Finalement, non sans peine, nous arrivons à Secheke à 14h30 (qui n’est pas notre destination finale).

Petit problème (non superflu), il n'y avait rien pour retirer de l'argent à la frontière et dans la ville de Secheke, le seul distributeur était marqué d’un écriteau: hors service ! Ouch, nous sommes à sec ! Malgré nos nombreuses tentatives, impossible d’avoir en notre possession quelques copecs (nous avons faim, le temps passe, nous ne pouvons pas nous payer une nuit, c’est la catastrophe !! (pour ne pas dire autre chose)). Une solution émerge : nous ne sommes qu’à une poignée de kilomètres de la frontière namibienne !

Le plan est simple, la mise en pratique bien plus scabreuse !

Il fallait prendre un taxi partagé jusqu'à la frontière zambienne. Pour cela, nous avons changé 5$ à un taux misérable. Ensuite, il a fallu franchir la frontière à pieds. Pour faciliter notre affaire, et comme il y a une recrudescence de cas de choléra en Namibie : Prise de température + fouillage de sacs (heureusement plutôt approximatif). Puis, prendre un taxi pour retirer de l’argent (on en profite pour faire quelques courses). Et refaire tout le trajet en sens inverse en changeant nos dollars namibiens au passage !

Résultats des courses: 19h, on trouve un logement à Secheke ! L’avantage, c'est que le prix d’une nuit est bien dérisoire et, pour le coup, le petit déjeuner est inclus !

 

Il fallait partir tôt pour les 130 km restants. “Comme de bien entendu”, ce fut une autre paire de manches ! Il n'y avait qu’un bus à 4h du matin. Nous avons fait sciemment l’impasse car on nous avait annoncé que les taxis partagés étaient au même prix (autant prendre la voiture !). Une fois au cœur de la ville, nous apprenons qu’il y a un bus à 11h (les renseignements ne sont pas toujours les plus aboutis). Mais surtout, les chauffeurs de taxis demandent le double de kwachas. C’est parti pour le bus !

Nous longeons le Zambèze (le 4ème fleuve le plus long d’Afrique (un peu de culture, oui !!!)) jusqu'à notre destination: Whispering sands ! Un endroit bien isolé  avec le charme attendu: des bancs de sable qui jalonnent le fleuve, des îlots recouverts d’arbres, des velvets, … De l’espace et aucun bruit ! Dommage, la baignade n’est pas propice car les crocodiles ont trouvé ici leur idylle (et parfois les hippopotames aussi)... Rien n’empêche d’arpenter les alentours et de partir observer les singes… Il restera une phrase poétique de cette petite virée:

“Je crois qu’ils sont là les velvets, j’ai entendu des branches qui sautent !” (c’est signé: Nicolas, bien entendu)

Nuit en tente, histoire qu’elle prenne l’air avant la véritable raison de notre venue demain…

Les chutes de Ngonye, considérées comme les petites sœurs des chutes Victoria, sont étendues sur plusieurs centaines de mètres ! Moins hautes, cela va de soi, elles imposent, et donnent envie de crapahuter par dessus les rochers polis par l’eau pour apercevoir de nouvelles cascades ! On nous avait collé un guide, mais nous avons réussi à le faire fuir en lui disant que nous allions pique-niquer et que ça allait prendre du temps… Quelques pêcheurs sont installés au bord des torrents, chacun avec sa pirogue ! Vu le courant, on se demande comment ils ont pu atterrir là ! (Pour sûr, ça mord !) Nous avons cherché en vain un endroit pour nous baigner mais les accès pour rejoindre le Zambèze auraient pu nous conduire à la catastrophe ! Tant pis, même si avec la chaleur, une petite trempette n’aurait pas été de trop !

 

S’ensuit deux jours de bus avec des escales dans des petites bourgades sans prétention ! À noter malgré tout, le petit passage dans un parc pour atteindre la capitale Lusaka, dans lequel nous croisons quelques animaux dont les babouins jaunes légèrement différents que ceux que nous avons croisés jusque là (qui se prénommaient les babouins olives). Micro visite de la capitale dont le seul intérêt réside dans la statue de la liberté (symbole puissant de la lutte de la Zambie pour l'indépendance en 1964). Voilà tout.

On enchaîne avec un nouveau bus ! Les réveils sont matinaux, car les transports partent souvent vers 4h du matin (Génial !), alors pendant deux jours de suite, être tirés de son sommeil à 2h30, ça pique ! Enfin, une halte bien méritée aux alentours de Kanona qui, pour changer, nous emmène vers une cascade !

 

Une journée mal engagée

Il était difficile d’envisager qu’en cette matinée, nous acheminer vers la cascade Kundalila deviendrait le parcours du combattant ! Pas de minivan, soit, nous faisons l’impasse ! Un camion fera l’affaire ! Il faut toujours payer les courses ici, le stop n’est clairement pas dans les mœurs; même le dimanche, jour du seigneur ! Nous sommes conduits jusqu'à l’intersection, mais il reste 14 km. Il est déjà 13h. À pied ? Inenvisageable !

Pour passer le temps à attendre un véhicule qui ne viendra pas (c’est un petit sentier, pas vraiment emprunté), nous mangeons ! Bon, bon, bon..

Seule solution, un taxi qui se pointe.. On négocie un prix et le chauffeur nous dit: “Attendez moi là, je vais remettre de l’essence.” Boris, le conducteur, revient quelques instants après, avec une femme à l’avant.. Sans doute une jeune, qui habite une bicoque sur la route. Ah non, elle s’incruste jusqu’au bout, étrange  ! Nous prévenons Boris que le temps de faire l’aller-retour, nous tâcherons d’être là dans ½ heure/1 heure. Il est trop tard pour s'éterniser ! En chemin, nous sommes alpagués par un gugus qui nous demande 800 kwachas ! Consternés par la somme, mais forcés par les efforts fournis, nous payons 500 prétextant que nous n’avons pas la totalité… Devant la chute, surnommée “la colombe qui pleure” (La légende raconte que les premiers explorateurs tuaient des colombes pour leurs gésiers supposés contenir des poussières d’or), nous admettons qu’elle est fort belle mais valait-elle tout ça ?

Qui arrive ? Boris et la femme qui l'accompagne ! Pas gênés du tout, le mec nous demande des sous et profite de la cascade avec sa dulcinée ! (Nous apprendrons plus tard que c’était sa petite copine (sur le coup, j’ai pensé que c'était sa fille (gloups) et qu’ils comptaient venir à Paris pour leur lune de miel ! Nous nous consolons en nous disant que nous avons contribué à une partie de leur voyage ! Quels bons Samaritains nous faisons)

En regagnant le taxi, nous croisons trois mecs qui logeaient dans notre guest house (merde, on aurait pu faire la route ensemble !) ! (Pour être totalement transparente, le matin, avant notre départ, nous avions entendu un des trois hommes dire qu’ils allaient à Kundalila aujourd'hui. Gênés, nous n’avons pas osé leur demander quoi que ce soit !)

Maintenant que nous avons payé Boris, il nous faut rejoindre le croisement avec lui… Dernière étape, nous devons rentrer à notre logement (je n’avais pas précisé que nous étions à 70 km).

C’est là que la lueur d'espoir est apparue, la voiture providentielle ! Un homme s’arrête, nous indique qu'il se rend au même endroit que nous et nous ramène sans nous demander le moindre sous !

 

Se succèdent encore des heures de bus avant d’atterrir à Kalalantekwe. À partir de cette micro ville, nous patientons au bord d’une route en terre, direction Kapishya. Ce n’est pas très loin, seulement une trentaine de kilomètres. Nous tombons souvent sur des endroits où les traces de vie humaine motorisés se font rares !

Nous baissons les bras et interceptons un taxi ! Et là, trois femmes arrivent, elles vont dans la même direction que nous ! Chouette ! Nous allons pouvoir partager les frais !

Une forêt commence à prendre forme, similaire à un sous-bois en France ! Quelques gazelles nous coupent le passage, des demeures en briques parsemées longent la route. Tiens ? Des singes ! Nous ne connaissons pas cette espèce, maintenant, c’est certain, nous sommes en Afrique ! Chaque maison semble plus isolée que la précédente et le temps s’éternise… Le moteur se coupe. Face à nous, des petits sentiers bien aménagés qui ne présagent rien de bon pour notre portefeuille. Pas le choix, c’est le seul logement !

Cette petite bifurcation devait être idéale : Une halte vers les sources d’eau chaude de Kapishya ! La nature verdoyante, les petites cabanes en bois, la rivière qui passe, tout y était ! D’ailleurs, la source était vraiment sympa, il n’y avait personne et ce fut bien agréable !

Nous avons été rattrapé coup sur coup par les mauvaises surprises de la Guest House :

 

  1. Malgré les tarifs (40€ la nuit en tente), le wifi était payant !!!

  2. Nous avons partagé un plat pour deux pour amoindrir les coûts. Et bien, le repas servi fut le plus petit qu’on ait jamais eu ! (Non, ce n’était pas une entrée ni un amuse bouche !!)

  3. Nous avons été empêché de prendre un petit déjeuner pour deux (Pourquoi ?).

  4. Pour l’électricité sur le campement, il fallait payer en plus !

  5. Nous avons pu nous asseoir sur l’eau chaude

  6. … (La liste est trop longue)

 

 

Troisième paires de tongs, ou 6 ème mois de périple ! Les différents pays traversés se ressemblent, pourtant, chacun détient des petites touches personnelles…

La Zambie restera pour nous le pays où l’herbe est encore coupée à la faux, où les logements sont incroyablement clean pour le prix, où les bus partent trop tôt et sont trop chers, où les habitants sont toujours souriant, le Sadza est devenu le Shima (le plat reste identique, seul le nom change (le riz commence presque à me manquer !))... Nous quittons la Zambie sur l’air de Joe le taxi divulgué à fond les ballons dans le bus !

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