
Suite Afrique du Sud 2
Plettenberg Bay
où il fait bon se promener...


L'Addo Park
où les pachydermes ont pris possession des lieux mais pas que...
Coffee Bay
Ses vallées et "son trou dans le mur"

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Temps maussade aux
Gorges d'Oribi











Sensation Extrême ?





Des panneaux farfelus




Et nous...





Le somptueux parc du
Drakensberg

Des paysages à tomber...
Les petites bêbêtes








De la route au camping



Vers le
Blyde River Canyon
(et d'innombrables points de vue)
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Petite halte à la réserve de Moreleta Kloof
(avant le départ de Louise et notre départ à Madagascar !)
On s'envole pour....
(cliquez sur le lien !!)

Réveil matin, 6h (et non 15h), levés comme des fleurs pour réceptionner à l’aéroport avec une arrivée en fanfare: Louise !
L’idée avait été évoquée dans le précédent mail: Faire LE quartier haut en couleurs de Bo Kaap (les maisons ont été peintes pour que les esclaves signalent le fait d’être devenus libres et propriétaires ) ! Un peu plus tard, nous parvenons non loin de la Table Mountain qui surplombe la ville. Il faut, pour y accéder (le temps nous manque pour la gravir à pieds) prendre des œufs mais le vent est contre nous ! L’attraction est fermée.. Soit, nous irons demain avant de partir !
Le lendemain, en voiture (oui, encore une location !), fin prêts pour la grande ascension.. Stupeur: une queue rocambolesque de touristes nous avait devancé et nous a vite découragé ! Ce n’était pas moins de 2h pour espérer monter, d'autant que les places de parking étaient limitées et que se garer paraissait déjà “mission impossible “ !
Alors, comme nous avions bon espoir de découvrir le Cap, le moteur déjà chaud, nous avons mis les voiles pour découvrir cette (que dis-je ?) péninsule ! En chemin, les vues sont pour le moins spectaculaires et nos arrêts nous conduisent vers une colonie de manchots, des babouins, des damans, des oiseaux colorés mais aussi quelques autruches perdues à quelques kilomètres du point le plus au sud de l’Afrique ! Le vent nous accompagne et nous transporte mais le soleil est présent ! Alors, c’est le sourire aux lèvres que nous trouvons place dans une Guest House, pour dormir paisiblement (avec en tête que Trump vient de remporter les élections..)
Portés par notre soif de découverte, la côte du Sud de l’Afrique aspire à un florilège de surprises.. Toujours à bord de la totomobile, les haltes se succèdent (entre autres Muizenberg qui regroupent de nombreuses cabines colorées sur les plages, Betty’s Bay avec les innombrables manchots du Cap (et d’autres espèces vivantes variées) jusqu’au point final de l’épopée de la journée : Hermanus.. Dubitatifs, nous partons en virée le long de la promenade plutôt défaitistes: “Non, la saison est terminée” ou encore “Il est si rare d’en voir”... Mais après quelques enjambées, sous nos yeux ébahis: Une baleine qui saute, puis une autre et encore ! Un ballet incessant de ces énormes mollusques qui se donnent en spectacle et que nous acclamons pour des rappels en continu ! L’instant est inattendu, donc forcément, grandiose !
Il n’y avait que 400 km pour la ville de Plettenberg Bay, mais c’était sans compter sur les travaux le long de la route.. En France, les feux de signalisation pour voirie sont déjà très longs, mais, ici, les hommes signalisations (comment les appeler ?) te font attendre une vingtaine de minutes.. La journée se passa sur la route ! Fort heureusement, on se retrouve dans un petit logement dans une ferme avec le charme attendu…
Notre incertitude de nous retrouver nez à nageoire avec ces géants marins était telle que nous avions programmé une sortie en mer.. Quelle fut bien fade, même si nous avons eu la chance de voir une autre espèce de baleines, face à la danse sempiternelle de l'avant veille ! Il restait néanmoins le sanctuaire des otaries qui ont tout donnés pour nous ébaubir !
Une petite marche l'après-midi sur Rotenberg nous a réjouis par les belles vues, les otaries, les damans (encore et toujours) mais aussi quelques baleines qui se sont greffées au paysage..
Le nombre de kilomètres sur le compteur ne cesse de s’accroître mais il le faut bien pour sillonner l’Addo Park ! Impossible d’imaginer passer à côté de ce lieu dans lequel les éléphants prospèrent depuis maintes et maintes générations !
Accueillis par des singes Velvet, qui dévoraient un paquet de gâteaux récupéré dans une poubelle voisine, nous montons le camp.. Mais l’envie irrésistible d’aller à la rencontre des pachydermes est trop forte alors on s’engouffre dans le parc… C’est donc pendant presque deux jours que nous circulons parmi les animaux de la savane, plus ou moins craintifs, plus ou moins visibles (toujours pas de léopard, et pas de lion cette fois-ci) mais toujours un moment délectable ! Nous découvrons les bousiers dont la tâche est rude au vu du nombre d’excréments d’éléphants qu'il faut éviter d’écraser, des phacochères endiablés par une irrésistible envie de danser (il faut voir la vidéo pour le croire), et je ne vais pas tout citer car cela aggraverait considérablement la longueur de ce courrier..
Repus par ce joyaux animalier, nous quittons le parc, non très loin, juste pour dormir.. Mais le camping convoité n'a ni électricité, ni eau chaude.. Avec cet accueil si peu chaleureux, nous tentons notre chance plus loin mais les choses se gâtent ! Encore une fois: des portes closes, des logements qui n’existent plus.. Finalement, une jeune femme nous envoie à quelques kilomètres vers une possible option “pas trop chère”. Pourtant, le portail est clos.. Nous remarquons une autre Guest House à 200m. Dernière chance, sinon, à nous l’eau froide et la nuit noire pour monter la tente ! Un homme, Mike, nous reçoit, nous fait un bon prix dans une très chouette propriété et nous offre l’apéro en attendant que notre chambre soit prête ! Il nous expliquera dans un bon français (il a vécu en France pendant de nombreuses années), qu’ici, nous n'aurions rien trouvés d’ouvert si ce n’est l’hôtel (et les prix n’auraient clairement pas été les mêmes !) ! Sauvés de justesse, nous savourons notre soupe avec notre pâté de crocodile ! (l’envie de tester a pris le dessus, et ma foi, ce n’était pas mauvais !)
“Il faudra reprendre la route” mais nous décidons de ne pas faire tout le trajet d’une traite et de s’arrêter à Coffee bay, non pas pour surfer (ni boire un café comme son nom l’indique) mais pour admirer une arche dans laquelle s’engouffre l’océan.. Ce qui nous aura le plus subjugué, ce sera la campagne vallonnée avec ses jolies maisons rondes perchées sur chaque colline… Le contraste entre le Nord et le Sud est marqué d'un fer vert avec les innombrables pâturages qui bordent les routes.. Et celles-ci nous conduisent à Eland Lake, où de nombreux animaux broutent paisiblement, de la girafe au gnou ! L’herbe est bien verte et au vu du temps, on ne se posera pas la question de savoir pourquoi ! Par chance, nous avons pu malgré tout profiter des gorges d’Oribi avec son pont suspendu ! Louise a même tenté une tyrolienne géante de l’extrême (comme indiqué sur le papier) pour descendre jusqu'à un lac situé bien plus bas..
De ville en ville, sur l'autoroute (une vraie cette fois-ci), nous arrivons au Drakensberg ! Le parc renferme une foultitude de randonnées et peuvent s’immiscer sur notre passage quelques animaux (se lasser ? Jamais !) ! La nuit s’avance, l’orage gronde et passe vite en laissant une poignée de gouttes de pluie derrière lui.. Nous croisons fort les doigts pour demain car, ici, le temps est capricieux (c’est la montagne qui nous gagne) ! Après quelques parties endiablées de cartes, il est l’heure de nous glisser dans nos duvets et…
“Here comes the sun!” D’un pas décidé, presque comme des conquistadors (la cruauté en moins), nous naviguons pour explorer des terres inconnues ! Le Drakensberg signifie en afrikaans “Montagnes dragon” (va savoir pourquoi et qu’importe); l’attraction la plus prisée est une chaîne de montagnes que l’on surnomme “l’amphithéâtre” que l’on admire de nombreuses fois et sous toutes ses coutures !
Une fois dans les gorges, la question s'insuffle instantanément : Quelle est la marche à suivre ? Et à force d’atermoyer, on se résout : il faut franchir la rivière ! Nous retirons nos chaussures et tant bien que mal, nous nous exécutons et arrivons sur l’autre rive.. Quelques enjambées plus tard, force est de constater qu’il faudra réitérer la traversée.. De nouveau, on se déchausse, et sains et saufs, nous sommes de l’autre côté.. L’action se répéta à plusieurs reprises..
Le dernier passage fut tragique ! Par flemme ou négligence, nous n’avions pas ôté nos souliers ! À tour de rôle, pied droit pour Nicolas, pied gauche pour moi, les deux pour Louise (+ le bob) furent prisonniers des eaux glaciales ! (J’en fais un peu trop ? Dois-je vous rappeler le nom de la chaîne de montagnes ? Oui ? “l’Amphithéâtre”)
Il aura fallu gravir la partie rocheuse pour entrapercevoir la cascade.. La vue était, je le concède, très belle mais la première, non la deuxième cascade (personne n’est d'accord, il faudra accorder son violon) la plus haute du monde restera, à mes yeux, un bien maigre filet d’eau pour l’effort fourni !
Jusque là, tout allait bien (je spoile aussi, tout se termine bien). La marche était un peu rude vers la cascade Gudu, alors il fallait s’accrocher.. À seulement 1 km, il reste ce qu’on appelle dans le jargon une bonne côte.. Nicolas devant, moi au milieu et Louise derrière.. Les écarts se creusent et j'arrive quelques minutes après Nicolas à la cascade paradisiaque.. Pour le coup, elle l’est ! Avec la roche qui l’entoure, le petit bassin.. Tout y est, tout ?
(Nous y sommes, le moment de bascule..) Cinq minutes, 10 minutes.. Louise ??? L'homme de main (le seul présent sur les lieux) prend en charge l’affaire et commence à rebrousser chemin pour trouver Cochonou (ce surnom n’est donné que par son bob, n’y voyez aucune trace de sarcasme..).. Il revient, mais sans Louise ! Panique à bord ! Le plan est simple. Il est 11h:
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Nicolas repart vers le camping, je reste à la cascade (just in case).
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À 11h45, je bippe trois fois si Louise est avec moi, deux fois le cas échéant. De son côté, Nicolas me bippe une fois s'il est avec Cochonou.
11h45.. Pas de trace de Louise et pas de réseau non plus.. Alors je mets mon sac sur mon dos et marche vers…. Louise et Nicolas débarquent ! Elle avait suivi une autre route et avait fini par faire demi-tour pour nous attendre en bas du chemin qui mène à la cascade.. Ils ont dû se louper de peu.. Moralité: Il fallait attendre Cochonou !
Heureusement, l'après-midi fut nettement plus agréable: Posés au pied de la cascade, à barboter dans l’eau !
Avant de partir , nous avons été voir quelques peintures des bushmens (présents sur le site également) mais ces dernières étaient fortement dégradées ce qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable !
Avez-vous entendu Mr Météo qui grognassait ? “Il va pleuvoir, c’est sûr !; Ça va être compliqué de faire des randonnées sous la pluie …” Que nenni, le soleil était au rendez-vous ! Alors, je me suis abstenue mais j’ai pensé bien fort : “Je te l’avais bien dit !”
C’est donc en deux fois que nous nous envolons pour le Blyde River Canyon, au nord-est de l’Afrique du Sud ! Les paysages défilent, et tout du long: l’autoroute ! Autant dire que le trajet fut calme et sans embûche.. Une halte dans une station Total qui indique clairement que nous sommes de retour parmi les touristes (on s’approche dangereusement du parc Krüger). Un “enclos” dans lequel se promènent antilopes, élans, autruches et rhinocéros encercle la station. À ce demander : pourquoi faire un safari ?
Nous voilà sur place, dans un camping que l’on pourrait qualifier de luxueux ne serait-ce que pour la vue, ou la piscine, ou les emplacements ou encore la cuisine et les grandes cheminées ou le prix ? La question reste superflue car nous nous y sentons bien ! Le Blyde River Canyon est réputé (il fait parti des top 5 de l’Afrique du Sud), Nicolas s’y était déjà rendu en colo alors nous étions plutôt impatients ! Je ne sais pas si c’est la route, ou si je m’étais imaginée un canyon spectaculaire mais face à ce petit circuit, l’effet n’a pas été escompté ! Heureusement, les différents points de vue le long de la route valent déjà plus le détour !
Petite histoire : la “surprise”
Pour marquer le coup avant le départ de Louise, nous souhaitions faire un restaurant… Nous avons cherché un lieu sympa avec des plats typiques (jusque là, normal). La surprise ne fut pas vraiment bien gardée. Nous décidons (Nicolas et moi) d’emmener Louise au supermarché pour la faire douter de l’idée du restaurant. Une fois dans le magasin, nous lui annonçons la supercherie et, comme il est encore un peu tôt, nous retournons au camping.. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’un mec ouvre et ferme la grille du camping à chacun de notre passage et déjà nous avons fait un aller-retour en l'espace de cinq minutes.. Une poignée de temps après, nous partons pour le restaurant.. Arrivés devant, celui-ci semble fermé, pourquoi sembler ? Il est fermé.. Il est presque 19h30 et les fins de services en Afrique du Sud avoisinent ces horaires. Alors, on décide de se rabattre sur le restaurant du camping (bien plus cher, et moins local).. Autant vous dire que devant la grille du camping, nous ne faisions pas les fiers quand l’homme a dû de nouveau nous ouvrir la grille..
Nous approchons de la fin de séjour pour Louise et de notre départ pour Madagascar. Alors, volte face pour revenir vers la ville de Johannesburg ! Nous profitons des derniers instants en trouvant une réserve naturelle du nom de Moreleta Kloof dans laquelle se promènent antilopes, zèbres, autruches et de nombreux oiseaux. Ce fut plutôt une bonne trouvaille à la fois non loin de l'aéroport avec de la verdure en plus ! Puis, les au-revoir, les embrassades, car Louise rentre à Paris dans la neige et le froid (oui, nous sommes bien renseignés)..
Le lendemain, c’est à notre tour de nous envoler pour l’île rouge et nous savons déjà que ce sera un voyage dans un voyage. Malgré tout, nous sommes excités, impatients alors… je laisse une courte page de pub et vous raconterai tout ça dans le prochain numéro !
Et vous ? Tout est bloqué ? Impossible j’imagine de circuler dans l’hexagone avec toute cette neige ? (Je plaisante évidemment; une manière détournée de vous demander des nouvelles)
Je (et Mr Météo devrait se joindre à moi) vous embrasse et bon retour à Loulou (merci d’être passée nous voir !)
Camille































































