

Antsirabe
![]() Pousse-Pousse | ![]() Ecole |
|---|---|
![]() Ancienne Gare | ![]() L'hôtel des thermes |
![]() Cathédrale de Notre-Dame de la Salette |

Un pain au chocolat ?




De la pub en peinture !
















Le Lac Tritriva
(et la campagne environnante)





![]() |
|---|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() Jean-Claude (notre chauffeur) |
![]() ça bosse dur |
![]() Comment laver son linge |
![]() |
La cascade d'Antafofo
(à bicyclette...)

On traverse la campagne vers l'ouest
(changement complet de décor)




La petite ville de Morondava
(une plongée dans le quotidien...)





Soit...

D'une éloquence...
2 Jours de trajet: Passage à Belo Tsiribihina pour atteindre les...







Tsingys de Bemaraha



Pour s'y rendre, il faut des motos... Et certains passages sont compliqués...




Nous avons croisé sur notre chemin...
De nouveau "on the road"
![]() Le Bac de jour ! |
|---|
![]() |
![]() |
![]() |

Retour à Morondava pour une journée farniente !
L'Allée des Baobabs
(+ de 800ans)

Taxi-brousse de l'enfer !




Belo sur Mer
![]() Ingénieux | ![]() | ![]() |
|---|---|---|
![]() | ![]() | ![]() |
![]() | ![]() | ![]() |
![]() | ![]() | ![]() Construction de Boutres(bateaux traditionnels) |
![]() | ![]() | ![]() |
![]() Marais Salants | ![]() | ![]() |
![]() | ![]() | ![]() |
![]() | ![]() | ![]() Course de sac |
![]() | ![]() |
Balade en pirogue dans les Mangroves de Belo sur Mer
Coucher de soleil sur l'Allée des Baobabs
Pirogue pour traverser la rivière...
![]() |
|---|
![]() |

![]() |
|---|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |




"Sur ma route, oui
Je n'compte plus les soucis"
(Black M))
Notre chauffeur: Maitre Gims
Sur des références musicales hautement qualifiées, nous allons passer à la suite...
Manao ahoana ! (Un petit côté Polynésie, non ?)
Du hublot, les contours de l’île de dessinent: pas de traces de route et les maisons donnent l’étrange impression d’être écrasées au sol. Tout se passe très vite, les douanes, la récupération des bagages et nous voilà dehors avec une chaleur moite. Les taximans accourent: où allez-vous ? Nous n’en savons rien. Nous sommes abordés dans tous les sens: “Vous souhaitez changer de l’argent ?” “Vous avez de l’argent ? un gâteau ? Du chocolat ?” Me demande une femme avec son bébé dans les bras…
Au loin, on repère un bus, personne n’est dedans.. On négocie un prix (moins qu’un taxi mais sûrement plus élevé que le bus). Nous voilà sillonnant les petites rues étroites des bourgades qui encerclent la capitale… Le sentiment d’être de retour en Asie nous submerge: des tuk-tuk, des magasins qui dégueulent sur le “trottoir”, des hauts parleurs qui hurlent des chansons de Francis Cabrel (pas que, mais c’est arrivé !), des routes cabossées, des 4L en folie (je connais une personne qui serait contente), des 2CV..
Nous arrivons à un croisement, c’est là que nous descendons.. Un homme nous accompagnera une bonne partie de notre trajet à pied pour “améliorer son anglais” avant d’atteindre la maison de Murielle. Une grande baraque qui date de l’empire coloniale et qui dénote avec les habitations voisines.. Nous avons internet et de l’eau et nous comprenons vite que nous sommes chanceux (de toute manière, ce sera coupé à 22h). Murielle nous concoctera un dîner malgache au top (oui, il y avait plein de légumes !) et le petit déjeuner du lendemain fut un régal (des beignets de toutes sortes)..
Le trajet pour aller à Antsirabe se fera en taxi-brousse.. Chargé comme une mule (un genre de minibus et nous sommes 20 à l’intérieur), le véhicule se lance et s’élance à vive allure après plus d’une heure d’attente à la station : on y croit ! 170 km en 6h; il doit s’agir ici d’une belle performance ! Je pense que nous pouvons nous considérer comme miraculés : aucune panne, aucune crevaison ! Une fois dans la ville (enfin à 3 kms du centre), il se met à pleuvoir; et c’est là, évidemment, que nous descendons… Les conducteurs de pousse-pousse se poussent (après j’arrête) pour nous emmener je ne sais où, en avançant des arguments convaincants “je connais un hôtel”. Nous finissons par nous soumettre car les kilomètres sous la pluie ne donnent pas très envie.. C’est donc à travers une bâche en plastique que nous découvrons Antsirabe qui reste la troisième ville la plus grande de Madagascar !
Nous passons devant des boulangeries, oui, des vrais ! (Le pain au chocolat aux amandes était délicieux), des fromagers (avec pour devanture “fromage à raclette, reblochon”)... Nous trouvons un logis un peu plus cher pour avoir le wifi. Et devinez quoi ? Internet ne fonctionne pas (à l’heure où j’écris, il ne fonctionnera pas pendant les deux jours complets sauf le matin de notre départ). Nous trouvons un restaurant aux prix très abordables avec foie gras (une spécialité ici), galette bretonne, et pléthore de plats français.. alors pourquoi s’en priver ?
Manger, c’est bien (nécessaire je dirai), mais il faut bien visiter les lieux ! De grandes avenues qui portent le nom de grands hommes français (hum), de belles bâtisses coloniales (je ne dirai pas de quelle époque, vous l’aurez compris), mais aussi des publicités peintes sur les bancs et les commerces (ce qui donne une autre image de la pub), une magnifique cathédrale et une gare qui l’est tout autant (mais plus en état de marche depuis… Oula un sacré bout de temps !). Nous nous replongeons dans les marchés sans fin avec les odeurs qui ne donnent pas vraiment l’envie de manger (poissons séchés, viande étalée partout avec les mouches en déco, des montagnes de fruits (palme d’or décernée à la mangue de la pourrie à la moins mure), des écrous, des babioles, des vêtements (un mélange de tout !!!!). Sans oublier les petits poussins, les lapins, les poules rachitiques et.. des petits chats ? Le doute perdure: étaient-ils là pour être adoptés ?
Ce qui détonne et de beaucoup moins rigolo, ce sont tous les enfants qui errent, quémandent, jouent aussi… Le nombre d’orphelinats atteint des records à Madagascar et pourtant, ils restent encore énormément à traîner dans les rues…
Je tourne la page, car nous quittons la ville le temps d’une journée avec Jean-Claude (notre chauffeur tuk-tuk) qui gentillement (bon après négociation) nous conduit pour une certaine somme au Lac Tritriva. La campagne malgache est bien privée d’arbres (les français sont passés par ici) mais chaque lopin de terre est utilisé pour des plantations. Et, il faut bien l’avouer, chaque parcelle avec ses multiples teintes qui grimpent en terrasse jusque sur les collines: c’est vraiment beau !
À l’entrée du lac, c’est Simon qui prend la relève et nous accompagne pour faire le tour (pas le choix, il faut un guide !). La particularité de cette étendue d’eau est d’être stockée à 1950m d’altitude dans un cratère volcanique éteint depuis plusieurs années.. L’eau atteignant des profondeurs extrême (c’est le commandant Cousteau qui l’a dit) reflète à son paroxysme les falaises qui l’entourent et sa couleur varie en fonction des points de vue..
Notre taxi-brousse pour la côte ouest ne part que le soir.. Une nouvelle journée nous attend à Antsirabe et nous trouvons une cascade à 26 kms qui laisse songeur.. Ni une, ni deux, nous déposons nos gros sacs à la station de bus, nous louons des vélos et c’est parti !!! Alors oui, 52 bornes à vélo c’était déjà très présomptueux de ma part et cela sans compter sur les 5 kms de fin dont l’état des routes incite clairement plus à la marche à pied avec prudence qu’à rouler à bicyclette !
Mais au début, tout était parfait, les travailleurs dans les champs nous faisaient des grands signes laissant leur dur labeur en jachère quelques instants, les enfants criaient ici et là “Coucou, salut, bonjour, quoi de neuf” à notre égard et nous contemplons les rizières d’un vert éclatant !
Arrivés au bout du chemin “praticable”, des petites maisonettes sont postrées là. Des enfants accourent et sont surexcités par notre présence. Une femme vient à notre rencontre et nous dit qu’il faut poser nos vélos là… Soit, on le fait (mais nous n’avons pas de cadenas). À l’aide des bambins, nous longeons les rizières sur les monticules de terre et tant bien que mal, nous avons une vue imprenable sur la cascade.. Nous restons là, quelques instants pour profiter des lieux et nous reposer du trajet (aller !!!!). Tout à coup, Nicolas reçoit une pierre sur son derrière (encore endolori par la scelle) ! Le garçon de la troupe plus téméraire que les autres nous regarde, lance-pierre à la main avant de s’enfuir en courant avec les filles témoins de l’action..
Décontenancés par l’attitude de ce jeune fripon, nous récupérons nos vélos (ouf, toujours là) et ne pipons mot de ce qui s’est passé (en même temps, ils ne comprenaient pas le français)..
Le retour fut une course contre la montre d’une pluie potentielle qui n’arriva jamais.. Le flan ingurgité pour le dessert du midi me disait de ne pas aller trop vite ! Ambivalence quand tu nous tiens ! C’est donc rouges et en sueur que nous rendons nos vélos… (l’enchaînement avec le taxi-brousse de nuit promet)
Soit, nous pouvons malgré tout nous changer, avec une petite lingette, nous nous sentirons moins puants… et patatra.. Nos gros sacs ne sont plus là ! Le mec que nous interrogeons à la réception interpelle un autre gars qui part pendant 5 minutes (qui s’éternisent à nos yeux)... Il réapparaît et parle en malgache ce qui a le chic d’agacer un peu et de faire monter la pression… Nos sacs sont partis avec le bus de 10h30 mais dans la même direction… Un peu soulagé, mais le stress reste dans nos esprits…
Une heure de retard, soit une formalité, notre embarcation décolle. Déjà, nous avons chacun notre place; ça fait pas mal relativiser les choses de la vie !
J’ai laissé mon pull dans mon gros sac et Nicolas affirme qu’avec la clim, je vais avoir bien froid (et me propose sa veste)… Figurez-vous que ce fut l’inverse : il n’y avait pas de clim, et plus nous avancions vers les plages, plus les degrés s’envolaient ! Au lieu d’arriver à 6h30, nous sommes venus à bout de l’enfer à 9h (en plus de la chaleur, la route était bien bossue et les secousses ne manquaient pas de nous maintenir éveillés).. Une nuit bien reposante en somme ! Il doit avoisiner les 45° (pas certaine de cela, c’est à titre indicatif), mais il faut surtout récupérer nos biens ! Quel accueil: “Mr Nicolas, oui vos sacs sont là” ! Après vérification (ouf, rien ne manque !), nous trouvons un petit lit douillet: bon , c’est Nicolas qui va vérifier l’état de la “chambre” et il s’avère qu’un bungalow en toit de taule, une moustiquaire géante (trouée) ne laissait présager rien de bon ! Il est grand temps de prendre LA bonne douche tant attendue ! Et il n’y a pas d’eau ! Ce sera donc au bidon avec le petit seau (que de souvenirs !) !
Après nous être renseignés sur deux, trois horaires pour les départs de bus, nous courons dans l’océan bien chaud pour nous rafraîchir ! (Alors, il y a la version marseillaise “l’eau est à 30°” et l'autre plus mesurée “l’eau est à 26°”) Qu’importe, on se prélasse, regarde les pêcheurs au loin et leur bateau plus ou moins de fortune; on observe les locaux faire des monticules de sable pour faire sécher le poisson et les enfants qui jouent au foot…
Les renseignements de la veille ont portés leur fruit. Il fallait arriver à 6h du matin et nous sommes partis à 9h30 (seum extrême). Le taxi-brousse ressemble à un gros camion avec trois rangées de banc et le temps de trajet prévu est de 4h: ça promet ! Nous sommes entassés comme des zébus (la vache locale), musique type karaoké thaïlandais à fond les ballons et une chaleur à décoller du papier peint ! Alors, 4h c'est loupé ! Puisque nous sommes arrivés à bon port (jeu de mots avec la suite) à 15h45 ! Il y avait un petit bémol : la rivière à traverser ! Nous pensions, crédules que nous sommes, que le bus allait monter sur un bac pour passer ! Il n’en fut rien ! Nous avons dû prendre un bateau (donc payer en plus) pour atteindre l’autre rive ! Lessivés, nous poursuivons nos efforts car il faut marcher 1,5km pour la ville de Belo-Tsiribihina… Sur place, nous prenons le premier hôtel digne de ce nom (incroyable, l’eau sortait du robinet !!!!!), faisons une petite balade en ville pour quelques achats (je pense que nous étions les seuls touristes du moment car tous les enfants nous suivaient ou nous demandaient des bonbons (ça doit être là première phrase qu’ils apprennent en français à l’école), et mangeons un délicieux repas avant de sombrer…
Petit oubli de ma part, Belo-Tsiribihina était une ville de transition. Nous pensions enchaîner directement avec un autre Taxi brousse pour le village de Bekopaka (et voir les Tsingys !!!) Vous vous doutez bien qu'avec notre arrivée tardive, l’enchaînement n’a pu être exécuté.. Pire, à Belo, nous avons demandé lors de notre balade à quelle heure était le bus du lendemain et voici la réponse : “ Venez vers 7h, s’il y a du monde ou assez de marchandises nous partirons, sinon ce sera le lendemain..”
La journée du pire: Attendre devient un supplice..
Mora mora, c'est ce qu’ils disent ici… traduction : doucement doucement… Nous ne nous précipitons pas, et nous arrivons à 7h20.. Quelques personnes sont là et deux ou trois sacs sont posés sur le sol.. Rien, le temps passe… Hier, nous avons attendu 3h alors, patience… Vers 10h30, une femme nous dit: “Départ dans deux heures” (qui est-elle ? Elle seule le sait). Un autre homme nous dit: 14h.
Bon, nous avons “un horaire”.. Nous partons nous promener, boire une boisson fraîche et faisons quelques jeux.. À 12h, nous sommes au point de départ.. Nous nous décidons à manger mais les fourmis nous ont devancées (quand ? Comment sont-elles rentrées dans le sac ?).. Nous sauvons ce qui peut être mangé.. 12h30… Rien ! 13h30, un mec qui semble être le potentiel chauffeur arrive avec une couverture (vieille de 50 ans), s’allonge, s’assoupit.. Rien ! 13h50: une femme vient secouer le “chauffeur” qui grommele mais sans plus.. La femme repart…
Ce texte vous fait penser à une pièce de Ionesco ? Nous aussi.
14h30: Le mec à la couverture se réveille, pose le haillon à l’avant du camion et part… 15h: Trop c'est trop, nous prenons nos gros sacs pour partir et essayer de trouver une nouvelle solution. 15h00 et 30 secondes : la femme qui a donné un horaire nous dit que le camion ne devrait pas tarder à arriver…
Alors déjà, nous avions faux, Couverture Man n’étant pas le chauffeur.. Le Camion-brousse arrive d’où ? Nous savons qu’il y a bien 6h de route. Alors arriver en pleine nuit, sachant qu’il y a la rivière à traverser avec un bac : est-ce que quelqu'un sera là pour nous faire traverser ? Trouver où dormir le soir, ce sera possible ?
15h35: Le dit camion (je ne ferai l’offense d’aucune blague ici) arrive. Mais oui, tout va bien, aucun problème, vous arriverez assez tôt, ce n’est que 5h de route..
Nous nous laissons embarquer et alors comment dire: un genre de 4x4 ouvert à l’arrière avec des bagages qui dégueulent et 13 personnes qui doivent monter (vraiment il faudrait une photo pour le croire). J’ai l’exclusivité de monter à côté du chauffeur (avant de savoir que “maman” allait nous rejoindre deux kilomètres plus loin). Nicolas monte en dernier à l’arrière et a les jambes qui pendent du camion…
16h30: Le grand départ !!!
Je me retrouve donc entre le conducteur et la mère du chauffeur (qui a quelques rondeurs) qui n’ont pas dû se voir depuis au moins 30 ans vu le bavardage incessant pendant tout le trajet… La route ne porte bientôt plus ce nom… De la boue tous les deux mètres, des flaques d'eau qui sont si grandes que Dada (le chauffeur) siffle ou klaxonne très régulièrement. Lors de cet appel, les deux aides (je viens de terminer la lecture du Château de Kafka, et les deux individus me faisaient penser aux “aides” qui figurent dans l’ouvrage) sortaient du véhicule et marchaient dans la glaise pour voir si ça “passait” … Ce fut interminable !!! À 20h50, Dada s’arrête et parle à des gens d’un hameau (ce doit être important). Il revient avec une enceinte et met la musique à fond ! 22h, loin de nos peines, nous arrivons à la rivière… Finalement, le bac arrive et en pleine nuit nous traversons la rivière… Il reste maintenant 2,8 bornes et nous parvenons à destination à 23h15 ! On récupère nos sacs. Les lumières de la ville sont éteintes; forcément, l’électricité ne fonctionne pas le soir, et, tout est fermé… Nous envisageons une planche de bois pour dormir mais les deux aides viennent à notre rescousse ! Ils tambourinent à une porte. Une femme vient ouvrir et nous offre un bungalow pas vraiment le luxe (un lit très sommaire avec une moustiquaire à trous, un seau pour se laver, et hors de la cahute à 30m les toilettes qui ont prises sous leurs ailes une colonie de cafards au fond de la cuvette). On ferme les yeux et on dort (bon, on se lave un peu quand même)
Que révèle cette histoire ?
Nous savons mieux que les malgaches le temps des trajets (où font-ils semblant de ne pas savoir ?)
Le prix n’est pas excessif mais voyager dans ces conditions ?
Pourquoi ne pas partir plus tôt, car ils savent que c’est la grosse merdas !
J’ai oublié de mentionner le problème d’huile sur la route et le fait que nous ne nous sommes pas arrêté une seule fois pour faire une pause donc nos estomacs criaient fortement famine (vu que les fourmis avaient travaillé tout l'été sur notre repas du midi)
J’ai omis le personnage que nous avons baptisé Kévin. Kévin a un short violet, il est torse nu, évidemment.. Kévin a un chapeau rose qu’il ne met pas sur sa tête mais qui est noué avec une corde, suspendu dans son dos.. Kévin fait fuir les chiens errants posés à l’ombre sous le camion.. Il prend une pierre, nous regarde et repose le caillou.. Kévin fait 10m reprend une pierre va encore un peu plus loin, et on entend un chien hurler.. Nous sommes horrifiés. Kévin n’a pas 15ans, pas 5 non plus mais une bonne vingtaine d'années… et ça le fait bien marrer…
Le matin nous sommes doucement réveillés à 6h par des cris et des enceintes qui hurlent de la musique (?).
Nous décidons qu’il serait sage de prendre la journée pour changer de logement, avoir un bon petit déjeuner, et voir comment se rendre aux Tsingys qui sont à 17 kms de Bekopaka…
Ce fut la croix et la bannière et, résultat des courses : Le logement : ok. Le bon petit déjeuner: ok pour le petit déj (bon, on repassera). Se rendre aux Tsingys : pourparlers nous saurons la réponse le lendemain (oui, au moment du départ)..*
Le soir, il y une petite fiesta organisée par l’équipe d’un hôtel car c’est la fin de la saison et nous y sommes conviés ! Alors, nous apprenons quelques danses malgaches, goûtons quelques rhums d’ici (tant qu’à faire) et découvrons les rythmes endiablés de l’île !
Je tente tant bien que mal de griller des étapes sinon la narration serait bien trop insipide …(en même temps, il faut que je clarifie un peu la situation)
Les Tsingys de Bemaraha… Vous n’en avez jamais entendu parler ? Nous non plus avant de chercher ce qu’il y avait à voir à Madagascar ! Il s’agit d’un immense plateau de calcaire déchiqueté par les pluies. Le temps a formé des aiguilles, des fissures et des crevasses de plus de 90m.. Tsingy a pour origine le verbe "mitsingitsingy" qui se traduit littéralement par “marcher sur la pointe des pieds”: le calcaire a tellement été ciselé par les pluie qu’il est devenu pointu et tranchant !
JE veux y aller ! Devinez qui n’y tient pas plus que ça ? Oui, sans surprise, le seul et l’unique : Nicolas !
Nous avions vu qu’en saison des pluies, l’accès était compliqué et Mr Fanfreluche a fini par envoyer un mail au parc national. La réponse :” Lors de votre venue, les Tsingys seront fermées”. Je râle, mais impuissante, je me rends… Pourtant, dès la sortie de l’aéroport, un mec nous aborde et nous demande si on veut aller aux Tsingys avec lui…
Une brèche, je fonce !!!!!!
Récapitulatif : nous avons fait les deux jours de route pour y aller, nous avons marchandé tant bien que mal (car nous n’avions pas assez de liquide sur nous, et les distributeurs ici ? Ça n’existe pas) et deux options s’offrent à nous:
Soit les petits Tsingys (comme son nom l’indique, c’est des petites formations trop nulles, donc beaucoup moins chères car elles ne sont qu’à 3 kms de Bekopaka) Nous l’appellerons : l’option Nicolas
Soit les grandes Tsingys trop belles, sensées être fermées mais finalement ouvertes (avec deux jours de transport pour les voir) mais elles se trouvent à 17 kms et il faut prendre 3 motos (oui, on a un guide.. hum) et c’est 600 000 ariary (on en propose 500 000): l’option Camille
(Option Camille bis: un 4x4 directement à 500 000, mais le conducteur a refusé car la route est impraticable)
*Le pourparlers était: soit les motards acceptent la somme que nous proposons, et, à nous la belle vie pour les grandes et majestueuses Tsingys; soit ils refusent, et nous faisons l’autre truc tout pourri…
Rendez vous 6h du matin… Le guide lance au loin: “ C’est les petits Tsingys, il va pleuvoir aujourd'hui” Je commence à tirer la tronche et là : “Mais non, c’est une blague, ils ont accepté !!!!”
J’admets que la route pour s’y rendre était ardue… (photos sur le site à l’appui) Il a fallu descendre à maintes reprises de notre monture pour que les motos ne s’enfoncent pas trop dans la boue et nous avons eu quelques frayeurs (le guide : “ Ce sont des professionnels” en parlant des motards. Oui, mais sans casque, sans protection et en tongs (d’ailleurs, nous aussi)).
Sains et saufs, à destination, nous marchons dans une forêt tropicale pour débuter.. C’est là que nous croisons nos premiers lémuriens (il y a tellement d’espèces différentes que je ne pourrai pas tous les citer à chaque fois).. Ils bondissent de branche en branche, descendent pour faire leurs besoins et nous regardent de leurs yeux globuleux… À quelque mètres, un serpent du nom de Menahara (non agressif) nous subjugue un instant… Puis, nous commençons à grimper vers les Tsingys harnachés de nos baudriers pour ne pas tomber sur les pointes taillées… Les vues sont imprenables ! Je suis stupéfaite que l’endroit n’ait pas déjà servi dans un film (ou un méconnu)! Nous passons par des grottes, entre des parois très étroites et nous maîtrisons vite (faute de choix) la marche sur la pointe des pieds… Au retour, nous verrons encore de nombreux lémuriens, un rat du Tsingy et même un caméléon sur la route !
Rincés, nous rentrons, mais heureux ! Pas une goutte de pluie comme l'avait annoncé Professeur Tournesol ! Je vous laisse découvrir ou redécouvrir les photos du site pour constater que le jeu en valait la chandelle ! (Hihihi)
Comme un miracle
Nous cherchions quelqu’un pour nous conduire à Belo-Tsiribihina car les véhicules, ce n’est pas tout le temps, pas tous les jours… Au logement, nous interceptons une conversation qui parle de Morondava (notre ville de départ vers les Tsingys, donc encore mieux de s’y rendre directement). Nicolas glisse un: “On veut bien y aller ! ” et, après négociation (toujours), nous rentrons pour le même prix qu’à l’aller, en une journée (plutôt qu’en deux jours) dans un 4x4 (sans être surchargé !!!)
Scabreuse reste la nationale (ah oui, je ne l’avais pas dit mais il s’agit d’une nationale), mais rien à voir dans un agréable 4x4 ! Le chauffeur nous fait même une halte pour voir l’Allée des baobabs ! Avant, il y’avait une forêt tout autour mais aujourd'hui, il ne reste plus que ces vieux arbres de 800ans ! (Heureusement, ils sont fortement appréciés par les malgaches et ont donc été épargnés !) C’est beau, c’est grand, c’est édifiant !
À Morondava, nous reprenons nos petites habitudes et décidons de rester une journée glandouille pour récupérer un peu de tous ces trajets ! Nous avons pu même nous délecter d’une bonne langue de boeuf (enfin nous pensons plutôt de zébus) dans un restaurant..
Départ pour un autre Belo (Belo-sur-mer) ! Cette fois-ci, car zut de flûte (même si le départ est annoncé pour 7h), nous faisons les foufous et arrivons pour 7h30 !
Encore raté, le départ n’aura lieu qu’à 12h30… Le chauffeur a cette fois-ci une bonne excuse, il devait faire des réparations sur son véhicule, et comme il n’y avait pas de courant dans la ville (ce n’est revenu qu’à 10h30), il a pris du retard. Soit. Les paysages ne sont clairement plus les mêmes, la zone devient plus désertique… Il n'y a pas de route mais un chemin et le taxi-brousse ressemble à une voiture à la retraite qui crache ses poumons et nécessite qu’on la pousse pour faire une marche arrière.. Il faut aussi la refroidir avec de l’eau tous les 5 kms car le système de ventilation est.. en fin de vie. Autant dire que nous parvenons à Belo à 18h30 et c’est déjà pas mal d’être arrivés ! Le village de pêcheurs est d’une tranquillité hors pair, les enfants sont plus d’humeur à jouer (ils nous dévoilent les masques de zébus qu’ils ont fabriqué, font des danses…), les bateaux voguent au loin avec en arrière plan un sublime coucher de soleil ! Nous sommes aux premières loges puisque notre bungalow donne directement sur la mer ! On souffle, demain est une journée sans transport !
Un peu de marche à pieds en plein cagnard ? Qui est partant ? Nous ! La difficulté n’était pas immense car il suffisait de se dépatouiller dans le sable mais le soleil, même à 8h30, n’épargne pas ! Nous arrivons aux Marais Salants qui sont plutôt impressionnants avec ses monticules de sel qui s'éternisent à l’infini ! Trêve de balade, nous voilà sur une ribambelle de langues de sable qui s’intercalent entre deux bras de mer, c’est magnifique ! Qu’est-ce qu’on attend ? Nous plongeons dans l’eau toujours trop chaude mais rafraîchissante (seulement lorsque l’on sort, et que la légère brise de vent prend la relève)
En fin de journée, petite excursion dans le village pour voir les locaux en pleine construction de boutres (les bateaux traditionnels). Nous sommes surpris de voir quelques enfants avec des cerfs-volants (bon deux) et d’autres avec leurs lance-pierres (un peu moins étonnés là…)
Petit bémol dans ce coin de paradis : le chauffeur du taxi-brousse ne sait pas s’il part demain, le niveau de l’eau de la rivière a augmenté… to be continued…
Faux départ ! Aucune voiture ne partira aujourd'hui alors pourquoi ne pas faire un tour en pirogue dans les mangroves ? (Oui?) C’est ce que nous avons fait ! L’eau est verte cristalline et les arbres qui prennent racine dans ces eaux sont nombreux. Ceux qui manquaient à l’appel étaient les oiseaux qui se faisaient bien rare.. Cela ne nous empêchera pas d’atteindre une petite île de sable digne d’une carte postale ! Ce fut presque trop agréable: chance pour nous de ne pas avoir eu de taxi-brousse ?
La version donnée le lendemain (par le responsable “officiel” des chauffeurs): “Il n’y aura qu'un 4x4 à 9h qui partira… Mais cela va sans dire, ce sera plus cher !”
Nous sommes sur les lieux du rendez vous à 8h20 pour prendre un bon petit déjeuner avant de quitter Belo-sur-mer. Et que voit-on ???? Un mirage ??? Non, il s’agit bien d’un taxi-brousse !!!! Le fameux chef des troupes nous dit: “Oui, en effet.. mais il va mettre plus de temps car impossible de traverser la rivière ! Alors je ne vous ai mentionné que le 4x4 !”
Pardon mais: Et mon cul, c’est du poulet ? On s’engouffre dans le taxi qui part à “toute allure à 35 à l’heure” (La bande à Bonnot)
Alors, c’était vrai, le niveau de la rivière avait augmenté et nous avons dû traverser en pirogue pour prendre un autre véhicule… Il est vrai aussi que cela a pris un certain temps (Trop de “Mora mora”, tue le “Mora mora”) mais le trajet fut un succès et nous avons même pu voir l’Allée des baobabs by Sunset (photos instagramables obligent!) !

















































































































