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Mer Morte

Ethiopie 2

S'incruster à un mariage, c'est tout un art !

Dans le Danakil, il y a un Salar

Danakil
Tout change sur la route...

il y a le Dallol,
Un paysage complètement surréaliste !

Il y a aussi ça...

Les endroits où nous avons "dormi"...
(assez rustique !)

Il y avait surtout
le
Volcan Erta Ale
(encore actif, bon les photos en témoignent, je crois !)

La jolie ville fortifiée d'Harar
(c'est ici que Rimbaud vivra ses dernières années)

Une teinte tendance en Éthiopie 

Un petit tour chez Arthur...

Djibouti

Illustration aquarelle d'un avion
Illustration des passeports

Une influence française ? Non...

La ville

On part sillonner le pays en voiture...

Des singes qui ont la particularité de... vous trouverez seul !

Le Lac Assal et ses banquises de sel...

Baie de Ghoubet avec le Gouffre des Démons

Le Volcan Ardoukoba et le Canyon de Sul

Allons voir du côté des pyramides...

Il nous reste le plus gros de l’Éthiopie, enfin le plus incroyable, grandiose que dis-je ? Extraordinaire ! Et pour ce, nous sommes conviés à rejoindre la ville de Mekele et c'est ici, que tout commence…

 

Fidèles à eux mêmes, l'horaire de départ prend un léger retard… Poisson (nom donné à notre guide qui s’est présenté:  “Fish”) nous fait un topo des trois jours que nous passerons ensemble… Nous pensions rejoindre un troupeau de touristes, il semblerait que ce ne soit pas le cas, et nous n’allons pas nous plaindre.. Seulement, du temps, nous en avons, et à deux, on ne s’éternise que très rarement sur les visites, surtout lorsque les températures annoncées avoisinent les 50°… Alors Poisson et le chauffeur gagnent du temps et nous voilà incrustés dans un mariage… Les invités nous bombardent de photos bien plus que les mariés… On nous glisse un verre entre les mains, dans lequel une boisson est versée à ras bord… L’odeur qui en émane fait penser à une bouche d’égout… Je demande ce qu'il y a dedans : des épices et des céréales… Impossible de faire cul sec, ni de faire une grimace avec tous ses yeux rivés sur nous… Un seul mot d’ordre, faire bonne figure et mentir comme jamais: “ Hummmm c'est délicieux”. Le verre à peine terminé, Poisson nous fait signe qu’il est temps de s’éclipser… Oh quel dommage de ne pas profiter davantage de ce doux breuvage…

Résumé de ces quelques jours: La métamorphose non pas de Kafka mais du paysage est édifiante… Dès le début, les dromadaires sont dans la place et les maisons ressemblent à des igloos faites avec de la récup ! Les températures augmentent ostensiblement et très vite la clim dans le 4x4 est bienvenue… Plus nous avançons, plus les habitations se font rares… à se demander qui sont les fous qui vivent ici ?

Nous passons sous le niveau de la mer, alors que cette dernière est aujourd'hui déclarée aux abonnées absentes et nous sommes plongés dans un salar bien plus chaud qu’en Bolivie (45°)... Que ce soit au coucher du soleil ou au lever, les couleurs étaient spectaculaires !

Ce n’était pourtant pas pour ça que nous étions venus, simplement pour l’endroit “le plus dangereux de la planète”, le Dallol ! Comment décrire l’atmosphère environnant aux couleurs qui dépassent l’entendement: Surnaturel ! Tous les mots de chimie qui ont le suffixe en “phate” sont regroupés… Alors, ça grouille, ça bubulle, ça coule, ça geyser de vert, de jaune, de bleu et de rouge ! Il faut faire attention où nos pieds se posent, jamais très rassurant d’avoir un drôle de coloris sous sa chaussure ! Les odeurs sont agressives, nous portons un masque, mais, encore aujourd'hui, je ne suis pas certaine de son efficacité !

Nous croiserons de nombreux autres paysages que je vous invite à découvrir sur le site… Mais que me dit-on ? Ce n’est pas encore fini ? Non ! Nous sommes en chemin pour le Erta Ale, un volcan encore actif !

Quatre cheminée au centre d’une immense caldeira qui crachent de la fumée… Celle-ci s’infiltre dans nos narines,il faut redoubler de vigilance, nous ne voulons pas qu’un tunnel de lave se dérobe sous nos pieds… Bien équipés (sauf Fish qui a des chaussures d’eau, donc en plastique), on s’approche de nuit pour mieux observer la lave…Quelle sensation de marcher, et sous nos petits corps tout frêles, le réacteur de la terre… Le troisième point chaud est le plus spectaculaire… d’une petite lucarne, nous pouvons discerner le cœur du volcan et la lave qui bouillonne comme une crème béchamel…Même avec la chaleur, il est compliqué de décrocher notre regard de ce magma qui crépite… Et, il  a bien fallu, pour aller dormir ! De toute manière, nous y sommes retournés le lendemain matin pour… oh ! Vous avez deviné ? Le lever du soleil et faire un coucou au volcan au passage…

 

Ce que nous ne savions pas vraiment : c’est que pendant trois jours il n’y aurait ni douche, ni toilettes… ah, et aussi ni chambre, ni lit… Oui, en fait, il n’y avait pas grand chose ! La première nuit fut dans “un village” avec des maisons peu commodes … Je crois que les habitants des lieux (qui travaillent dans l’extraction du sel) ne dormaient pas dans les bicoques non plus mais sur des lits de pailles… Alors, nous avons fait en quelque sorte une immersion totale ou un genre de “vis ma nuit”...

La deuxième fut plus simple, il n’y avait que des monticules de pierre pour délimiter des parcelles qu'ils appelaient “le camping”. Nous avions chacun une chauffeuse assez bas de gamme posée sur le sol pour partager notre nuit avec les quelques bébêtes assez étranges pour vivre sur un terrain aussi hostile…

Autant vous dire que nous avons regagné la civilisation dans un état assez déplorable et avec un manque de sommeil, que l’on peut qualifier d’important !

 

Transition: une douche et une nuit réparatrice plus tard.

 

J'entends encore Nicolas me dire (normal c’était aujourd'hui) que c’est moi qui ait voulu prendre une voiture privée et que c’est n’importe quoi… Et oui, c’est vrai, j’ai pris cette décision pour éviter deux longues journées de bus. D’autant plus que notre avion est le 30 mai à Djibouti pour survoler le Soudan… Alors si nous souhaitons profiter un temps soit peu de ce micro pays (Djibouti), il ne faut pas trop trainer… Nous sortons du logement, il est 6h du matin, nous nous laissons porter… Nous avons malgré tout 12h de trajet !

Dernière étape : une ville encerclée par les hyènes, qui a traversé les siècles en gardant des traces de chaque civilisation… Étonnement, cette bourgade fortifiée a un petit quelque chose… Entretenue, avec de belles gravures sur les murs, un peu de couleurs et le tour est joué pour être inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO… Les habitants nous offrent leurs plus beaux sourires, les salutations arabes sont nombreuses, les enfants nous accompagnent sur des petits bouts de trajets, les véhicules ne circulent que dans une poignée de rue, il est ENFIN agréable de se promener dans une ville !!!!

 En plus de sa riche histoire, l’illustre Arthur Rimbaud y a passé les dernières années de sa vie… La demeure, bien plus “européannisée” que les autres, a été très bien entretenue avec en plus, une immense bibliothèque !

 

C’est en transport en commun que nous quittons l’Éthiopie (histoire de profiter encore quelques instants des joies des minibus qui s'arrêtent toutes les deux minutes), car, j’ignore pourquoi, nous imaginons Djibouti bien différent; pour le meilleur ou pour le pire ?

La douche froide : Après 4h de route, péniblement, nous voici à la frontière… Un des mecs nous annonce froidement qu’ils ne font pas les visas ici… Le temps de s’étrangler, nous questionnons: “ Comment ça ?”

Oui, pour l’obtention du visa, il faut se rendre au consulat dans la ville de Diré Daoua, soit, là d’où nous venons…Le refus semble irréaliste et pourtant, rien à y faire si ce n’est demi tour ! Une bonne journée de transport de perdu et un retour à l’envoyeur bien difficile à digérer ! S’ajoute à notre peine que nous arrivons à Diré Daoua à 19h donc le consulat sera fermé et nous sommes vendredi…

Après une bonne nuit de sommeil, les idées ne sont pas beaucoup plus claires… Nous passons au cas ou au consulat, qui est bien évidemment fermé… Nous remarquons qu’il y a une agence Ethiopian airlines, et comme dit le proverbe “qui ne tente rien n’a rien”, on entre dans la boutique. Première question dans le doute : “Est-ce qu’on peut faire un visa si nous arrivons par avion ?” Sur internet, il est écrit que non (réservé aux diplomates), son collègue se tourne et répond: “Non…” Lui (le mec qui nous reçoit) dit qu’il va vérifier… Le réponse est: “Oui.” Hum… Faisons lui confiance, ce n'est pas comme si on avait le choix… Il y a un billet d'avion aujourd'hui à 150€ pour Djibouti… Pas trop le choix non plus !
 

Mis à part que le mec de l’agence s’est trompé dans les dates de vol (oui, nous n’étions plus à ça près…), nous avons atterri à Djibouti à 19h… Je me suis parfois plainte dans ces mails en évoquant la chaleur… J’ignorais encore que ça pouvait être pire ! Cette impression étrange d’être dans un four en permanence et, même le vent, s’apparente à la chaleur tournante… Les quelques habitants croisés précisent que pour le moment ça va, car dans deux mois ce sera plus 50/55°…

Je repense à la chanson “Emmenez-moi”, celle où “la misère est moins pénible au soleil”, et soudainement, j’ai un doute… Oui, peut-être pas partout !

Djibouti est ce qu’on peut appeler un univers parallèle. Le pays est entouré des pays les plus pauvres du monde et certains, ne sont pas des plus rassurants au niveau politique. Mais cette petite enclave, les pieds dans la mer rouge, a pris un autre tournant… Le soleil brille (et c'est peu de le dire), de belles demeures reflètent dans le rétroviseur de notre taxi, en passant par la rue de Marseille à la rue de la Paix, nous ne pouvons qu’espérer un hôtel pas trop luxueux… Notre dévolu se jette sur Le Héron, réputé pour être l’un des moins onéreux de la capitale (55$ quand même) mais nous avons boissons chaudes à volonté et un chauffeur pour nous déposer en ville gratuitement… J’achète !

Influences françaises obligent: pains au chocolat, croissants ne manquent pas à l’appel pour le petit déjeuner ! Même s’ils ne rivalisent en rien avec notre boulangerie de cœur Bonnaire de Montpellier, ces petites touches frenchies ne nous laissent pas indifférents…

La trajectoire de base, à cause de “l'épisode de l’avion”, ne pourra pas être menée à terme. Nous choisissons de rester dans la capitale, et de partir à la journée pour visiter le pays… Voici un petit résumé des 6 jours écoulés:

Visite de Djibouti city, principalement le centre-ville, qui pourrait avoir le charme d’une ville arabe si tout n'était pas aussi sale ! Les rues infestent l’eau croupie, les déchets dégueulent sur les “trottoirs” et la “route”, en ajoutant à cela les 45° qui n'aident pas à s’extasier des lieux… Nous n’avions noté qu’une cathédrale à voir, et l’Office du tourisme (oui, il y en avait un) a été formel: “Il n’y a rien à visiter ici…” Nous avons sillonné les petites ruelles entourées par les anciennes maisons des légionnaires en passant par le souk pour dénicher une paire de boucles d'oreilles, sans succès… Très vite, la plage (pas très séduisante non plus) s’est imposée, ne serait-ce que pour ne pas mourir de chaud…. Nous avons aussi craqué pour des séances piscines dans un hôtel car, sur les plages, la petite blanche en bikini, ça ne passait pas trop !

Nous avons voulu prendre le ferry pour une ville de la côte, mais malgré les horaires fournies par l’Office du tourisme, il n’y avait pas de bateau…

Petite pause maladie pour Nicolas (au moins, l’arrêt de 5 jours aura permis un peu de repos), rien de bien grave mais vous connaissez les hommes malades…

Finalement, il aura fallu louer une voiture afin de faire un petit tour du pays… Le lac Assal (et sa banquise de sel) fut une très belle découverte, puis, nous sommes passés par Ghoubbet al-Kharab (le gouffre des démons), une immense baie dans laquelle repose quelques volcans endormis, pour nous rendre ensuite au canyon de Sul avec un chouette point de vue, sans oublier le volcan Ardoukoba avec ses gigantesques coulées de lave ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que Djibouti est vraiment une zone aride et que la chaleur aura été plus qu’écrasante…

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