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Lionne

Kenya

Le parc du Mont Elgon
et ses tunnels de lave !

Les chutes de Thomson

Comme une prison

Documentaire Nat Géo:
Accouplement des hippopotames

Hell's Gate
(comme quoi l'enfer c'est pas si mal...)

à bicyclette...

C'est ici que ce sont inspirés les producteurs du Roi Lion !

Nairobi

Imité mais pas égalé

Imité mais pas égalé

Nous n'avons pas tenté

Nous n'avons pas tenté

Manucure de rue

Manucure de rue

Des bus différents !

Marché Masaï

Les sublimes plages de 

Watamu

Les nouveaux habitants:
les
Samango

Les ruines de Gede
(ville fortifiée Swahili du 12ème siècle)

Le Kilimanjaro
pour vous servir...
(dans le parc d'Amboseli)

Un peu couvert...

Et un tas d'éléphants, mais pas que...

Attachez vos ceintures pour

Toujours en swahili, toujours habari !

 

 

Ce mail est plus qu’inspiré d’une histoire vraie.

Deux protagonistes se ruent dans un pays totalement méconnu. Ils sont surpris au premier abord: le Kenya, plus pauvre que l’Ouganda ? La première ville franchie est comparable à une déchetterie géante, les vendeurs et leurs étales exposent au sol leur maigre marchandise et ne laissent aucune place au piéton. Autour d’eux, la terre gorgée d'eau est imprégnée de plastiques divers et variés. Les odeurs s’en ressentent et Jean Baptiste Grenouille aurait grande difficulté à créer un parfum en ces lieux. Le portrait dressé est, peut être une caricature. Comme si les autres pays étaient d’une propreté exemplaire. “Ne jugeons pas trop hâtivement” se disent les deux acteurs principaux, “laissons lui du temps…”

Ce qui saute aux yeux, la gentillesse des locaux. Non pas que ce soit nouveau, je m’en garderai bien de le penser. Seulement, ici, c’est criard ! L’idée de rendre service occupe une place prépondérante dans leur esprit !

Les présentations sont faites ! Et nous avons un parc à visiter, qui se prénomme: Mont Elgon. Accueillis par une foule d’animaux en délire, le trajet qui nous conduit vers les grottes de lave s’annonce plaisant. Les singes se sont donnés sans relâche pour nous éblouir et, même si, une partie des espèces nous était encore inconnue…  S’en est suivi les retrouvailles avec nos chers damans avant de partir en mode explorateur pour voir les immenses grottes de lave dans lesquelles le bruit des chauves-souris faisait frémir… Ces dernières abritent parfois des éléphants qui trouvent des mets goûtus à l'intérieur mais pas au moment de notre visite… Dommage !

 

Reprise des hostilités : départ 9h30 pour arriver à 19h. Distance parcourue : 300 km. Route: bon état.

Question : Se moquent-ils de la gueule du monde ?

Question légitime et réponse qui nous pousserait à croire que OUI, tellement les records de lenteur atteints sont inexplicables, horripilants et fatigants !

Nous savons garder notre self-control et ce n’est pas dès le lendemain de mon arrivée à Paris que je râlerai sur le retard de mon futur Oui go ! Je le jure !

Heureusement, nous avions repéré un logement en amont, car, là où nous sommes, nous y restons trois jours ! La chambre est idéale mais le bâtiment fait penser à une ancienne prison… Vous ne me croyez pas ? Regardez la photo postée sur le blog !

 

Prévoir une journée et admirer les cascades de Thomson alors que 80 km nous en séparent, était-ce une bonne idée vu la journée de transport de la veille ? Une erreur à ne plus reproduire car 6 heures de trajet aller/retour, ça empiète un tantinet sur la balade !

Comme souvent, sur place, nous oublions vite ces instants de disgrâce ! Une imposante cascade de 80m se fracasse joyeusement sur de grosses pierres au sol ! À la tête ou au pied des chutes, nous paraissons bien petits ! Nicolas repère sur la carte un marais dans lequel on pourrait voir des hippopotames… Et bien, déjà, il y en avait (deux) et nous avons assisté pour la première fois aux ébats amoureux de ces gros mammifères… Moment intense et riche en émotion surtout lorsque le mâle insistait pour maintenir la tête de la femelle sous l'eau ! Je le confesse, nous ne leur avons pas laissé beaucoup d’intimité !

Le matin suivant, nous avions rendez-vous aux portes de l’enfer… Qui aurait cru que l’entrée serait si chère ?

Le parc est relativement petit, donc, pour découvrir tous les secrets qu’il renferme, il nous faut louer des vélos ! La bicyclette s’emballe au milieu des zèbres, girafes, gnous, buffles, élans qui nous regardent passer en ruminant ! Hell’s Gate a inspiré les scénaristes du célèbre Disney, Le Roi Lion… Ils nous tardent de voir ces endroits si célèbres ! Pour cela, il faut descendre de notre monture et, avec notre guide Massaï, entrer dans le cœur des gorges… Terrain volcanique, l’eau qui s’écoule dépasse encore les températures ambiantes. Notre guide, au détour d’un virage, nous chuchote qu’il va nous emmener dans un lieu maintenant interdit (car la montée des eaux subite a déjà causé des accidents mortels). Nous ne pigeons pas trop car, là où nous sommes conduits, c’est, certes, très beau mais c’est surtout ce que nous pensions voir !

Petit coup de stress sur la route quand le Massaï commence à courir, tourne la tête vers nous et hurle : “RUN !!!!!!!” Je ne réfléchis pas et je cours… C’était un buffle qui commençait à nous charger ! Par chance, il a stoppé sa course ! Autant dire que nous n’avions aucune chance de le semer…

Les gorges sont incroyables tantôt recouvertes de verdure, plus ou moins étroites, avec ou sans eau… Nos pas marchent dans ceux de Simba avec au loin, le Pride Rock (là où est célébré la naissance du futur roi, bien que le rocher ne soit pas très ressemblant). Pointe de spleen lorsque le guide nous montre l'endroit où Mufasa est jeté dans le vide par Scar…

Après toutes ces émotions, nos roues de vélo se remettent à tournoyer dans un décor bluffant ! Une fois la course terminée, survint une énorme averse !  Nous l'avons échappé bel ! Un peu KO par tant de sport, nos yeux se ferment happés par la fatigue ! Il est temps de dormir avant d’engloutir les kilomètres qui nous séparent de Nairobi, la capitale !

 

Nous sommes confiants, Nairobi n’est qu’à 80 km ! À 9h dans le minibus, on devrait arriver avant 12h… Raté ce sera 12h30 ! Tout s’est bien goupillé pour l’après midi : un bon logement et nous trouvons le bus qu’il nous faut pour le lendemain !

Il ne reste plus qu'à visiter la capitale ! Nous débutons en haut de la tour KICC histoire d’avoir une vision d’ensemble ! Passage éclair à la mosquée Jamia qui fait son petit effet avant de terminer par le parc Uhuru dans lequel on se pose, cernés par des animaux de la savane statufiés, en sirotant un petit cappuccino !

Ce n’est pas encore une ville qui nous laissera un souvenir impérissable ! Et pourtant, nous n’aurons pas le choix, il faudra y revenir !

Rendez-vous 7h30 pour une folie, faire 500 km ! Déjà que 200 bornes, ça prend une journée, c’est avec un peu d’appréhension que nous tentons le coup ! Une promesse nous a été faite: “ Vous arriverez à 16h30!”

Le chemin emprunté a l’avantage de nous faire traverser le parc Tsavo: nous regardons par la fenêtre comme des enfants ébahis devant les vitrines de Noël pour tenter de débusquer quelques bestioles : zèbres, antilopes, un éléphant et deux girafes, beau palmarès ! Ah ! Et j’ai oublié le point essentiel, nous sommes en VIP ! Alors, nous aussi, nous pensions avoir un super bus, bien équipé… Pas du tout, nous avions chacun deux sièges ! L’utilité n’était pas à son paroxysme et j’aurais clairement préféré payer moins cher !

Nous accostons à 18h30, encore une belle performance et une promesse non tenue !

L’essentiel : nous sommes à Watamu et il nous reste à ? Profiter des somptueuses plages ! Ça devrait être dans nos cordes ! Petite retraite bien méritée pendant trois jours dans les eaux turquoises sur lesquelles reposent des petits îlots accessibles à pied qui font un peu penser à l’Asie du Sud Est ! Le soleil s’est donné pour que nos peaux deviennent un peu écrevisses ! C’est bon de ne rien faire !

Nous sommes malgré tout allés voir les ruines de Gede, un ancien village swahili du 12 ème siècle. Avec la forêt qui enveloppait les vieilles bâtisses,  les singes (les Samango) et les varans qui circulaient, nous nous sommes vite crus au cœur d’une cité perdue !

 

Il est temps de rejoindre la capitale (j’avais dit que nous y retournerions) avec un bus de nuit !!! Cette fois-ci, nous ne prenons pas de places VIP ! Il n'y a pas écrit pigeon ! Et là ? Jamais nous n’avions vu ça avant ! Des places VIP grand luxe, séparées de la “2nde classe” comme dans les avions ! À croire que c’est fait exprès !

Pour couronner le tout, nous arrivons à 4h45 du matin (donc même en avance !)... Heureusement, l’hôtel dans lequel nous avions dormi était ouvert, nous n’avons donc pas erré dans les rues !

 

Vous ai-je déjà évoqué Amboseli ? À quoi bon poser cette question, étant donné que je connais la réponse… Il s’agit tout bonnement d’un parc, avec des animaux… Sa particularité réside qu’en son centre se dresse un cône monumental nommé Kilimandjaro ! Le plus haut sommet de l’Afrique et sa neige sempiternelle !

En faire l’ascension coûte une jambe et je n’en ai que deux, alors nous faisons l’impasse ! À défaut, et par manque de choix, nous louons une voiture à partir de la capitale (impossible de trouver une agence de location plus proche)... Slalomer entre les tuk-tuk, les motos, doubler les camions, passer les dos d'âne n’est pas de tout repos, néanmoins plus agréable que prendre les transports en commun !

Le ciel est totalement dégagé ! Totalement ? Non ! Résiste un épais nuage recouvrant le sommet du volcan… En revanche, aucune ombre au tableau pour observer les animaux grâce aux immenses plaines (non pas “de la Bretagne armoricaine”)! Vers 18h, l’épais coton se décide à passer son chemin ! Les couleurs du soir sont intensément belles avec des centaines d’éléphants, qui, les petits comme les grands, dodelinent  pour notre plus grand plaisir…

Cela retarde un tantinet notre arrivée au camping… Pas un chat sur place, de vieux sanitaires avec un lavabo à l'entrée… Les toilettes et douches sont fermées à clefs et l'eau ne s’écoule pas du robinet… Un baraquement avec deux éviers qui doit faire office de “cuisine” est bardé de cadenas… Loin d’être enchanteur, le tout pour la modique somme de 60$ ! Une femme vient “nous sauver” en ouvrant les bâtiments… Au final, nous ne sommes pas beaucoup plus avancés, car,  pour se doucher, nous avons un maigre filet d’eau ! Ne restons pas là dessus, demain,  nous en prendrons plein les mirettes !

Le Kilimandjaro a décidé de ne pas me faire mentir et se dévêti complètement ! Chaque animal croisé sur la route est pris dans les griffes de mon appareil photo avec le monstre enneigé en arrière plan ! Plus contraignant de le faire lorsque nous croisons deux hyènes, plus intéressées par les phacochères que par mon futur album photos !

Nous sommes aux anges ! Pourtant, 12h sonne, et comme Cendrillon, il faut s’éclipser pour effectuer les 4h de route jusqu'à Nairobi et enchaîner avec notre bus de nuit… Ce dernier est plein à craquer et nous regrettons amèrement le confort du 4x4 ! Que ne faut-il pas faire pour notre irruption en Éthiopie ?

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