top of page
Troupeau de girafes

Parc des chutes d'Augrabies

PXL_20241020_073902374.MP~2.jpg

Goegap et ses fleurs étonnantes...

ça galère pas mal...

Scolopendre

Scolopendre

Quiver tree

Quiver tree

Une plante..étrange

Une plante..étrange

Le parc Cederberg

Après la pluie et la galère...

Et des vignes !
(donc du vin !)

Peinture rupestre

Peinture rupestre

Peinture rupestre

Peinture rupestre

Nicolas qui galère à traverser

Nicolas qui galère à traverser

Encore une petite surprise...

Encore une petite surprise...

PXL_20241026_131212278~2.jpg

Notre petit bungalow

Le parc dans toute sa splendeur !
Avec la Wolfberg Arch

mais aussi les grottes de
Stadsaal

Cape Town
(une ville bruyante mais aux quartiers pleins de charme)

Le quartier des artistes et du bois: Woodstock

Le Centre et la Forteresse

La Table Mountain

La Table Mountain

Hey ! Nelson !

Hey ! Nelson !

Maison ouverte sur la démocratie

Maison ouverte sur la démocratie

Un écureuil albinos ?

Un écureuil albinos ?

La mairie

La mairie

Le parlement

Le parlement

La forteresse

La forteresse

Dans un autre registre, le Waterfront

Tout est dit...

Non loin, mais complètement différent:
Camps Bay

Mais qui nous a rejoint ???
L
ouise !!!

IMG-20241105-WA0007~2.jpg

Le quartier aux mille couleurs:
Bo Kaap

IMG-20241106-WA0022.jpg

Cap, et bien, vers le
Cap de Bonne Espérance !

IMG-20241106-WA0015.jpg

Du manchot à la chenille, en passant par l'autruche...

Sur la route...

Sur la plage de Muizenberg

Sur la plage de Muizenberg

Camping du soir

Camping du soir

Hermanus,
le royaume des baleines mais pas que...

Suite de l'Afrique du Sud:

Nous voilà refaits, prêts à conquérir la terre entière, à déplacer des océans, à gravir des montagnes.. à partir vers l’Afrique du Sud !!

Few cars later.. À la frontière namibienne, il est tôt,  17kms nous sépare de l’Afrique du Sud.. Zone internationale incompréhensible et surtout UNE seule voiture mais… elle passe ! Les chances d’accéder à la terre promise sont comprises.. Et là, au loin, le bolide fait  demi-tour. Une jeune femme baisse sa vitre et nous demande où nous allons.. À Upington (la ville la plus proche) ! Prêts à mettre nos gros sacs, elle ajoute : “Vous n’avez pas l’intention de me tuer ?”

 

Arrivés à destination (nous lui avons finalement laissé la vie sauve), rien ne semble bien différent de la Namibie; bien qu’étonnement, ici, les déchets reprennent leur droit ..  Entraînés (non, par la foule) par un panneau qui indique un lieu pour passer la nuit, nous déambulons dans les quartiers riches. Personne n’est là pour nous accueillir mais une dame patiente dans une voiture devant la maison.. Elle appelle le  propriétaire afin que nous accédions au logement ! (+ une réduction de 5€). Je raconte tout ça, déjà, parce que je suis la narratrice mais surtout pour rebondir sur ces petites coïncidences qui arrivent quasi systématiquement: À 5 minutes prêt, la femme devant le logement n’aurait jamais été là et nous n’aurions pas pu passer la nuit ici !

 

Nous levons le camp et cette fois-ci, les 8 bornes pour sortir de cette ville de passage avec nos gros sacs ne sont clairement pas envisageable.. Décidés, nous prendrons un taxi.. Habituellement les rues regorgent de coups de klaxons intempestifs… là.. rien… Au bout de 30minutes de marche, un genre de minibus nous interpelle.. Il va au croisement du parc Augrabies à 75kms de Upington (quand je vous dis une succession de hasards).. Soit, nous grimpons dans l’embarcation qui malgré ces nombreux détours (au point de passer par le township de la ville.. comment expliquer… le quartier des gens qui vivent dans des maisons en taule ?) nous conduit à bon port.. De là, encore un peu de stop et nous voici dans le parc !

Vivre au milieu des animaux, c’est la règle et on s’y accoutume plutôt bien.. Les damans, les mangoustes, les velvets sont notre quotidien ! Sans oublier nos chers babouins avec qui il faut prendre garde: planquer la nourriture, mettre nos sacs de vêtements dans les sanitaires… (si la tentation est trop grande de visiter notre tente). Plus étonnant, il y a aussi des tortues, des chats sauvages africains, des scorpions et des serpents (nous n’en avons pas vu.. ouf !).. Pas facile de découvrir le site à pieds ! Alors, on se cantonne aux plus beaux endroits ! De la cascade aux gorges, du rocher de la lune aux innombrables points de vue, du koudou aux autres espèces d'antilopes, nous avons bien usés nos semelles ! Cerise sur le gâteau, nous avons eu la chance de marcher au milieu d’une bonne dizaine de girafes (bien grandes comparées à nous si vulnérables), et nous nous sommes faits approchés par des dik dik. Ah, j’oublie l’énorme varant orange et noir qui a traversé la route ! Bon, énorme, pas comme en Asie mais bien 50/60cm !

 

Éreintés de ces trois jours, nous continuons notre route vers le sud, à 350 kms vers.. un autre parc ! Une fois la plus grosse partie du trajet faite, nous voilà à une poignée de kilomètres mais personne ne nous prend ! C’est désespérant ! Un mec qui fait son footing nous dit que si nous sommes encore là à son retour, il nous conduira ! Sans surprise, nous n’avons pas bouger d’un poil, et lorsqu’il repasse à notre hauteur: “ Restez là, je vous envoie quelqu’un”. Cinq, dix, quinze minutes et rien ! Nous n’osons même plus faire du stop.. Une voiture de policiers s’arrête devant nous.. Oh mince.. Nicolas dit : “Manquerait plus qu’ils nous embarquent pour le parc !”  Les deux flics sortent du véhicule, s’avancent et… nous escortent à Goegap ! (Le mec qui courait devait être le chef de la brigade !) Devant l’entrée, porte close.. oups ! Les policiers nous demandent où on veut aller du coup. Par chance, nous avons vu un camping en amont ! Arrivés en fanfare avec les mecs en uniforme, ça fait toujours un style !

Le camping est pas mal et nous décidons de rester là. Le lendemain, c’est donc une belle randonnée pédestre qui nous fera découvrir quelques plantes du coin, un scolopendre (absolument gigantesque), des damans (ils sont partout), des serpents (heureusement Nicolas avait bien pensé à mettre ses chaussures de randonnée.. hum hum..),... La renommée de l'endroit est faite sur la jolie floraison printanière et comme de bien entendu (pour reprendre une chanson entraînante), nous n’y étions pas !

 

La journée suivante pourrait porter le nom de “fiasco total”, “d’échec cuisant”.. Peu de voiture et personne ne s’arrête.. Comme la patience a des limites, et que nos estomacs crient famine, nous répondons aux attentes de nos gargouillis ! Nous profitons de cet instant pour quémander si un bus peut nous conduire à destination. La réponse est positive mais ce dernier passe à 00h35 et il est 13h.. Il faudra donc errer ici et là, jusqu'à poireauter dans une station service (le seul truc ouvert toute la nuit) et attendre encore et encore.. Avec un peu de retard, l’engin pointe son moteur ! La nuit va être longue (et pourtant bien courte) avec l'odeur d’urine, les nombreuses immondices que chaque passager a pris grand soin de laisser trainer.. 5h30, fin du trajet mais pas des emmerdes ! Que faire à cette heure ci ? Attendre pour faire des courses, pour prendre un petit déjeuner, pour faire une nouvelle tentative de stop (oui, il aurait été bien aisé d’être laissé au lieu dit, mais trop simple ! 30 bornes nous séparent encore du campement convoité).. Cette énième tentative reste un échec.. Il faut néanmoins que ce périple touche à sa fin. L’option du taxi est l’unique chance qu'il nous reste ! Une fois dedans, tout semble aller bon train.. lorsque le véhicule s’arrête, et le chauffeur nous questionne dans un semi anglais-africaans: “Où dois-je vous conduire déjà ? Mais c'est loin !” Pourtant, le deal était déjà accepté, le paiement également.. Il ajoute: “L’essence va me manquer !” (Alors qu’il venait de quitter la station service)

À peine croyable, il nous laisse là, à 10kms du départ (je vous laisse faire le compte.. à 20 de notre “arrivée” (qui commence à vraiment tarder)) Sur la route, tala, Tanana, nous ne savons plus qu’espérer ! Contre tout attente, un jeune fermier nous laisse grimper et fera même un détour pour l’”entrée” du parc..

Plus que 13kms ! Et là, miracle ! Un jeune (décidément) escaladeur néerlandais (qui vient participer à une compétition) nous conduit à 2.7 kms (c’est précis) de la ferme (oui, c’est là où se trouve le “camping”).. Dernière ligne droi… une rivière !!!! Nous voilà avec nos gros sacs à devoir franchir un cours d’eau ! Jusqu’au bout (“au maximum, on tente tout” clin d'œil à ma génération), il aura fallu tenir ! Sur place, les questions fusent mais nos cerveaux sont trop éteints pour laisser pénétrer la lumière.. Vaguement, nous comprenons qu'il va pleuvoir, mais dru, que ce n’est pas possible de nous laisser dormir en tente.. Ce pourquoi nous allons être surclassés dans un bungalow ! Ah ! Enfin nous sommes considérés à notre juste valeur !

Toute cette dépense énergétique, et l’utilisation immodérée de nos gambettes n’étaient qu’une préparation ultime aux vraies, aux grandes, aux incommensurables randonnées du Cederberg ! Réfrénés par la pluie ? Ok dans un bungalow mais diantre ! Attendons demain pour voir ce que la météo nous réserve, il se peut que nous ayons quelques surprises..

 

La journée de pluie promise fut bien au rendez-vous ! Malgré tout, notre soif de découverte nous pousse à mettre les pieds dehors et voir à seulement quelques miles des peintures rupestres ! La pluie se déchaîne et nous sommes trempés ! Nous réunissons par atteindre notre objectif et être envoûtés par deux pauvres dessins: un chasseur et une antilope ! Le temps maussade invite à faire des crêpes alors on se fait offrir des œufs, de la farine et du lait (nous sommes dans une ferme) et on (le breton s’y colle) s’exécute, se délecte en attendant non pas Godot mais demain !

Et rebelote, pluie presque incessante ! En même temps, c’était prévu.. Pour se consoler, il suffit de penser qu’en deux mois de voyage, c’est la première fois qu’il pleut et nous avons le luxe d’avoir un bungalow.. Tant pis, nous avons le temps, on bûche sur l’île de Madagascar (il y en a des choses à faire là bas !) et …

 

Le soleil is back ! À nous le parc du Cederberg !

Ici, au pays des léopards (on finira bien par en voir un), plusieurs marches plus ou moins complexes sont possibles. Comme nous n’avons pas pu trop nous bouger ces derniers temps, il va falloir mettre les bouchées doubles ! Les abords sont vraiment chouettes avec des formations rocheuses spectaculaires (comme l’arche ou de grandes grottes), des cours d’eau un peu partout, une végétation dense: ça change de ce que l’on a vu jusqu'à lors… Nous restons malgré tout sur notre faim de léopards ! (Nous n’avons croisé que des “biches africaines” et un cobra mais aucun carnivore félin à l’horizon…)

 

Pour se changer les idées et aussi de décor, place à Cape Town! J’ai omis d’évoquer la gentillesse des gens de la ferme qui nous ont rendu maintes services jusqu'à nous déposer dans la ville la plus proche et reprendre le stop le dernier matin.. Ce matin-là en question, nous n’avions pas d’horaire précis: “dans la matinée” et nous fûmes bien surpris lorsqu’on toqua à la porte à 7h55 pour nous annoncer: “Bobby (le gérant de la ferme)  part dans 5 minutes !” Branle-bas de combat pour être prêts car nous sortions à peine du lit !

Déposés sur le bord de la route, le stop a vraiment bien marché et nous parvenons sans peine à Cape Town. Seulement nous sommes en périphérie de la ville.. Par chance, il y a des trains pour le centre ville.. Comment vous dire: Il était 16h au moment des faits (soit à 20kms du centre) et nous sommes arrivés à 20h ! Le train était extrêmement lent mais vraiment pas cher: une aubaine ?

Nous voilà sur place, il faut trouver où dormir et là aussi ce fut délicat.. Les logements sont complets ou trop chers ! Nous terminons notre recherche vers 22h au Kimberley hôtel, qui répond plutôt à nos attentes si ce n’est l’eau froide pour se doucher !

Remettre les pieds en ville après un certain temps passé dans les parcs, c’est déjà particulier, mais pour le coup, Cape Town n’aide pas à s’acclimater tranquillement… Ville ô combien bruyante et qui ne dort pas souvent. Des hauts buildings que l’on n’avait pas vu depuis belle lurette, des mini-bus qui hurlent des destinations, des vendeurs de drogues à la sauvette, des quartiers de blancs, des quartiers de noirs, cette ville se distingue de tout ce que l’on a pu voir depuis le début ! Malgré tout, Cape Town s'apparente à nos villes et plusieurs quartiers ont de nombreux attraits.. Reste à savoir par où commencer..

Ce sera Woodstock, dit le quartier des artistes: street art et ébénistes partagent l'espace et offrent une chouette promenade jusqu’au Neighbourgoods Market. L’endroit reste assez mal famé mais rien d’alarmant (à part un vieux monsieur qui nous a conseillé de ne pas marcher ici car deux touristes s’étaient faits agresser.. hum..). Puis, nous avons flâné sur le Waterfront, bien aménagé pour que les touristes trouvent tous les souvenirs (même des choses improbables pour ne pas dire saugrenues), avec des groupes de musiciens, chanteurs, danseurs à chaque coin, de bons restaurants et des balades en bateau en tout genre (coucher de soleil, voir les otaries, aller sur Robben Island (l’île sur laquelle Nelson Mandela a été enfermé 18 ans: Pour le coup, nous souhaitions nous y rendre mais le prix (30€ par personne) nous aura plus refroidit que l’eau!). Il restera Camp Bay (plage de sable blanc), le centre (déjà entre aperçu) et un musée sur l’apartheid (à défaut de la prison sur l’île)..

 

Car nous conservons le meilleur pour les deux jours à venir, car notre future location de voiture nous attend, pour accueillir notre nouvelle locataire !

 

 

Je vous quitte sur un Totsiens (nous passons à l’afrikaans, toujours appliqués à notre lourde tâche d’acquérir quelques bafouilles dans chaque pays). Il ne vous est et ne sera jamais interdit de donner des nouvelles de vos vies, vous avez le loisir de jeter un œil, de reluquer ou lorgner le site: https://en-una-escapada.wixsite.com/afrique (ou directement pour l’Afrique du Sud : https://en-una-escapada.wixsite.com/afrique-du-sud)

 

Je vous embrasse et de ce pas (enfin demain, il est déjà tard) pars à l’aventure !

 

Camille

bottom of page