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Suite Namibie...

Les formations géologiques de Spitzkoppe

Walvis Bay et ses oiseaux!

La ville de Swkopmund

Cape Cross avec pléthore d'otaries (et pas que...)

Nous arpentons la Skeleton Coast, un désert immense renommé "Les portes de l'Enfer"

Le site de Twyfelfontein (pétroglyphes qui datent de 6000 ans...)

Je vous laisse deviner les différents animaux !

La forêt pétrifiée et ses alentours

Arbre pétrifié

Arbre pétrifié

Ils ont 260 millions d'années !

Ils ont 260 millions d'années !

Plante endémique

Plante endémique

Welwitschia mirabilis (entre 1000 et 2000 ans)

Welwitschia mirabilis (entre 1000 et 2000 ans)

Le plateau de Waterberg

Timon, Pumba et... des Babouins !

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"Déjeuner sur l'herbe"

Namib Naukluft Park

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Quand attendre au bord de la route vous semble être une éternité...

Sur un air de l'Olive Trail...

Sossusvlei, des dunes géantes ! (et quelques arbres morts dans le Deadvlei)

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Canyon de Sesriem

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On peut être pris à l'arrière d'un pick-up... ou à l'avant !!!

Quiver Tree Forest ou la Forêt des Brocolis Géants
(des arbres enfin des plantes de plus de 200 ans)

Keetmanshoop (et pourquoi pas ?)

Bar atypique

Le Fish River Canyon
(un des plus grand du monde avec 160kms de longueur)

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Le village fantôme (enseveli) de Kolmanskop

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Non loin du village...
De
Diaz Point au point de vue sur l'île d'Halifax...

Des Otaries, aux manchots...

A l'Afrique du Sud ??

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Cliquez ici ;

Au sein du Damaraland, dans une contrée inhabitée, se dressent d’énormes rochers qui posés côte à côte dessinent des formes étonnantes: en arche, empilés, appuyés les uns sur les autres, on ne sait où regarder ! Pourtant, notre regard se fixe sur ce qui semble être un petit caillou qui se déplace au loin.. Il s’agit d’un daman des rochers (une sorte de marmotte) qui a trouvé refuge en ces terres hostiles. Après le premier, un second se dresse sur une roche, un troisième est allongé à l’ombre, puis un quatrième.. Ils sont partout et souvent entassés à l’abris du soleil et des regards sous les monticules de pierre !
On prend le temps de les observer,  de prendre quelques clichés, avant de nous rendre près de l’immense arche tant convoitée par les touristes surtout au coucher du soleil (au moment de la golden hour (j’aime parler l’instagram)). Nous regagnons notre tente montée au milieu de ce décor digne d’un film hollywoodien, y passer la nuit et surtout en prendre plein les mirettes le lendemain !
Tout le parc n’est malheureusement pas accessible mais cela n’empêche en rien de petites échappées. La venue de quelques écureuils de terre et de dik dik alimentent la promenade..
Nous décidons quitter le parc pour dénicher un coin où crécher et en se rapprochant de l’océan.. C’est finalement dans une étendue de minis dunes rocailleuses que nous montons le camp… Il n’y a pas un bruit, pas âme qui vive… Comme bien souvent après le calme, la tempête, on se délecte de l’instant présent..

La nuit fut venteuse mais aucune hyène à l’horizon (elles rodent normalement un peu plus au nord mais sait-on jamais).. Cap vers Walvis bay et son Pélican point pour observer des otaries (il y en avait une !), des pélicans (apparemment pas la saison) des cormorans et une centaine de milliers de flamands rose ! (Histoire de ne pas être trop dépaysés de Montpellier !) Puis, à une trentaine de kilomètres en longeant les gigantesques dunes (le loisir de les gravir, ce sera pour plus tard dans le désert), une petite ville balnéaire du nom de Swkopmund qui regroupe une bonne balade le long des berges, des maisons datant de l’époque coloniale et c’est déjà pas mal !
Au bord de l’Atlantique, on peut le dire, ça caille ! Les journées sont plutôt clémentes mais les soirées et les matinées sont bien fraîches (froides, glaciales) ! Qui aurait cru qu’il faille sortir les vêtements thermiques, la polaire et le coupe vent au fin fond de l’Afrique ! Comme s’entête à me répéter Nicolas depuis le début du voyage : “ Et oui, ici, c'est l’hiver !”

“C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme “
Les pensées divaguent lorsque notre épopée nous conduit vers une terre encore plus sauvage et reculée.. Ici, même les bateaux refusent d'amarrer, l’accès y est bien difficile ! Tellement que les quelques navires qui ont tenté d’approcher les côtes sont aujourd'hui des épaves qui jonchent la Skeleton Coast ! C’est au XV siècle que les explorateurs portugais découvrent les lieux et surnomment  ce lopin de terre “les portes de l’enfer”... Viennent s’intercaler entre les débris des bateaux des centaines de squelettes de baleines et d’otaries.. Voilà qui est rassurant ! Et c’est dans ce lieu que notre pot de yaourt à roulettes s’engouffre ! Pourquoi ?
Déjà, pour observer les dizaines de milliers d’otaries qui se sont installées à Cape Cross ! Du jamais vu (et on en a vu) ! Les petits mammifères s’entassent, se prélassent sur le sable et même si c’est impressionnant, heureusement pour vous, il manque  le bruit et l’odeur (comme disait Chirac, dans un autre lieu, un autre temps et pour d’autres raisons..).
Une fois les bestioles délaissées, nous longeons la côte des squelettes en faisant des haltes à chaque navire échoué, à chaque os rongé.. Mais voilà, nous arrivons aux portes du parc avec ses longues dunes et ses nombreux animaux (éléphants et lions du désert, hyènes et aussi rhinocéros), la porte est close, les entrées se terminent à 15h.. Soit, nous dormirons dans la voiture.. Au bout d’une heure, un homme s’approche et nous demande si l’on compte dormir ici.. “Euuh… oui?” Il nous invite à passer ne serait-ce que pour nous protéger du vent et profiter des sanitaires ! Il ne fallait pas nous le dire deux fois !
La deuxième journée dans cette contrée fut contrastée par des moments plats (les paysages arides s’enchaînent et se ressemblent) avec des passages incroyables comme un désert de sable blanc, un autre de sable rose et une oasis où une dizaine d’antilopes ont assouvi notre soif d’observer des animaux sauvages ! Se sont succédés une ancienne mine de diamants, un ancien puits de pétrole, d’autres bribes et quelques ossements de baleines.. Sans le savoir, ces lieux reculés sont très peu visités par les touristes qui s’arrêtent le plus souvent aux otaries.. Le soir, nous sortons du parc. Là, un camping gratuit est sensé nous ouvrir les portes. Mais déjà, gratuit, il ne l’était pas.. Et après avoir poussé une chansonnette de bienvenue, la gérante nous dit qu’il n’y a pas d’eau (ah.. super !) et pas d’électricité non plus… Euh, dans ce cas pourquoi prendre un camping ? Nous persévérons un peu plus loin, le problème ici: le un peu plus loin c’est minimum 50kms.. Au bout d’un moment (alors que même dormir au bord de la route semble compromis), un panneau indique un camp.. Nous suivons le dit panneau qui nous conduit à un genre de lodge bien au-dessus de ce que l’on peut se permettre.. Alors, un des mecs du camp luxueux nous demande de lui emboîter le pas vers un camping à une dizaine de kilomètres.. Il fait nuit et nos yeux nous donnent l’occasion de voir une simple lampe au niveau de la “réception”.. La dame nous annonce un prix sorti du chapeau: “le prix pour la nuit… ce sera.. 200…250 par personne “ ! Loin d’être le luxe, mais comme il se fait tard, on accepte. Malgré tout, payer 25€ pour dormir dans une tente, c'est vraiment pas donné la Namibie !

Changement d’ambiance puisque le programme du jour débute par la visite du site de Twyfelfontein qui regorge de nombreux pétroglyphes qui datent 6000 ans à 2500 ans ! Les nombreux dessins représentent essentiellement des animaux et des traces de pas mais aussi les points d'eau pour se repérer (un genre de carte). Les gravures ont été réalisées par les chasseurs/cueilleurs de l’époque.. Peu après, nous sommes allés voir une forêt pétrifiée (non pas des arbres morts comme je l’imaginais, mais des troncs d'arbres en quelque sorte fossilisés par le temps (très longtemps) par la pierre). Dans ce champ de cailloux, des Welwitschia mirabilis, plantes endémiques de Namibie qui sont certes, peu gracieuses, mais ont leur raison puisqu’elles vivent 2000 ans dans le désert.

Direction vers l’est et plus précisément vers le plateau de Waterberg ! Avant d’atteindre cette localisation, quelques animaux agrémentent  notre trajectoire (girafes, autruches..) dont deux phacochères (comme quoi les panneaux “attention” sont vrais! ) ! Pour une fois, nous arrivons tôt (15h), mais il faut payer et c’est cher ! 40€ la nuit avec sa tente !!!! Nous comprenons assez vite que randonner dans le parc ne sera pas si simple (nous pensions faire de longues marches cependant elles sont très restreintes, ou il faut faire appel à des guides).. Un peu déçus, nous optons pour un petit tour à la piscine ! Rien de tel pour se rafraîchir les idées et là… Unbelievable ! Des mangoustes (une bonne dizaine, des Timons pour les connaisseurs) courent un peu partout ! Viennent se greffer au tableau des Pumbas ! Oui, nous sommes sur des transats, au bord de l’eau et l’arche de Noé s’agrandit avec des babouins (qui voulaient surtout becqueter une glace que tenait un enfant) !
Finalement, en prenant le taureau par les cornes, on s’y retrouve ! Ok, nous frodons un peu en empruntant un sentier interdit sans être accompagné  (nous n’avions presque pas vu la signalétique) et, à part un serpent, des acacias épineuses (pléonasme) dont il fallait soigneusement écarter les branches, et quelques détours (car il était difficile de se repérer), c’était un jeu d’enfant ! Les babouins ont même pointé le bout de leur nez et jouaient dans les arbres ! Nous y sommes, avec une vue imprenable sur le plateau et ses alentours !
Il fallait bien une petite trempette après tout ça !


Au diable la voiture et la facilité ! Enjoués et haut les cœurs ! 1h30 d’attente… Une première voiture nous prend, il s’agit de fermiers qui trimballent une vache (alors pourquoi pas nous ?). 86kms plus loin, nous grimpons dans le premier pick-up du voyage, à l’arrière.. nous ne nous en lasserons jamais !
Encore un autre pick-up ! Cette fois-ci, une bouteille de vin qui semble dater de 1854 (c’est précis); circule entre les passagers.. Nous refusons poliment quand l'homme édenté nous tend la bouteille. Euuuh non, sans façon !
A chaque arrêt, on envisage de planter la tente tellement nous sommes déposés au milieu de nulle part ! Étrangement, nous ne sommes pris en stop que par des locaux ! De nouveau, l’attente fut longue et un mec finit par nous récupèrer et nous dépose à 17kms du parc Naukluft ! Là, il nous indique un camping qui, de prime abord, fait plus penser à un ranch.. L’hôtesse des lieux nous explique que pour planter sa tente, c’est à 3kms.. (loin, et encore cher) Nous demandons si malgré tout, nous pourrions manger dans leur restaurant.. Non plus, ils n’ont plus rien.. Alors, exténués de notre journée, nous faisons campement au beau milieu du Far West pour éviter de dépenser des sous pour un camping trop loin ! Tant pis, nous finirons la route demain !

“Mais que diable [sont-ils allés] faire dans cette galère ?” Nous pensions naïvement que les 17kms se feraient aisément.. Il n’en fut rien.. Aucun véhicule à l’horizon, alors nous marchons… au moins jusqu'à l’entrée du parc (à “seulement” 8kms).. Là bas, il y aura forcément un mec qui appellera quelqu’un pour venir nous chercher en voiture… Alors, à bout de souffle, lorsque l’on constate que “le mec” de l’entrée du parc n’existe pas, nos mines se décomposent.. Mais les miracles arrivent toujours dans les moments de détresse : Une voiture et deux allemands nous escortent jusqu’au camping !
J’arrête de parler des prix mais encore une fois… (pfff) Bref, on s’installe (plus ou moins car les babouins sont encore dans le coin et laisser quelque chose dans la tente, c’est prendre le risque de ne jamais la retrouver) et parce nous n'avons que peu marché, on embraie sur une petite randonnée au milieu des montagnes avec plusieurs piscines naturelles sur le chemin.. Ici, on recroise des damans, des babouins (sans blague) et des milliers de papillons ! L’eau donne une toute nouvelle allure au pays avec du vert sur les arbres ! C’est chouette, c’est le printemps !
Le soir venu, on s’octroie un petit restaurant (en même temps, il n’y a que ça !) qui propose de manger un steak de koudou.. alors, on fait quoi ? On goûte bien sûr !!!
Une dernière journée au parc, histoire d’emprunter l’Olive trail, de tomber nez à nez avec des koudous qui n’ont pas tardé à fuir à notre approche (ils savent pour notre dîner..), de suivre pendant une bonne partie du trajet un canyon et el famoso passage Viaferata pas trop long (heureusement) et pas trop rassurant non plus (sans aucune sécurité, je ne faisais pas trop la maligne)!


Vous croyez peut être que la Namibie c’est terminé.. Mais non ! Seulement, il faut bien que j’envoie le mail car les messages affluent pour savoir si nous sommes toujours vivants ! Alors, pour dissiper tout malentendu, voici de quoi vous tenir en haleine quelque temps..

Je vous embrasse et d’ici là, les nouvelles sont toujours les bienvenues !

Camille


 

Namibie, the third

 

Nos atermoiements nous mènent au haut lieu de la Namibie, là où les touristes s’agglutinent, la photo ô combien instagramable ! Et pour cela, rien de plus simple, il nous suffit de lever le pouce ! Mais les véhicules ne courent pas les rues, alors l’attente est pénible et rude.. À deux pas du désert (80kms (un grand pas pour l'homme), l’abnégation est de mise.. Mon professeur tournesol se lance dans des certitudes : “Non, Camille, ils ne s’arrêteront pas, ils sont trop nombreux dans la voiture” ou encore “Non, Camille, c’est un bus qui fait des tours !” Comme nous a appris un grand sage viking (en fait un français rencontré à Windhoek), il faut croire en soi ! Et ne voilà t’y pas, un bus rempli de visiteurs canadiens (tabernacle) qui nous embarque pour le même fucking camping que nous convoitions ! Ma modestie m’oblige de ne pas rétorquer au professeur : “Je te l’avais bien dit que les bus pouvaient s’arrêter” et même si plus aucun emplacement n’est libre, nous avons droit à une place de maître nommé “l’emplacement de secours” qui est situé loin de tout, avec, rien si ce n’est un troupeau d’oryx qui est passé à deux sabots de pulvériser notre bicoque !

Il fallait être matinal, les places sont chères pour assister au lever du soleil sur les dunes de Sossusvlei (dont certaines atteignent plus de 400m de haut !), et nous avons un désavantage, nous sommes à pieds et qui plus est,  de la porte, nous avons 60kms à parcourir.. Pourtant, nous sommes pris par de jeunes tourtereaux en plein voyage de noces qui font des haltes que certes nous n’avions pas prévues mais vraiment au top; que ce soit pour le lever du soleil, pour les points de vue ou pour gravir quelques dunes (la 45, la Big Daddy en partie (la plus grande) et la Elim dune ). Finalement, nous avons pu profiter pleinement des lieux en enchaînant les automobilistes qui amusés nous ont pris de bon cœur ! Les images que nous avions en tête et qui faisaient rêver, elles étaient là, sous nos yeux avec ce sable orangé, ses arbres morts comme plantés sur une mer de sel… un vrai petit bijou !

Il restait néanmoins le canyon de Sesriem pour clôturer la boucle mais nous l’avons gardé pour le lendemain:

  1. Nous avions le temps

  2. Pour préserver nos mollets endoloris

  3. Bon prétexte pour profiter de la piscine du camping

Le canyon était plutôt sympathique et vraiment étroit qui rompt véritablement avec le décor de la veille. Il se trouve pourtant à quelques kilomètres des dunes ! Sur le chemin du retour, nous sommes pris en stop par deux personnes d’un certain âge, qui n’ayant pas de place dans leur voiture, nous ont fait cadeau de grimper sur le pare-buffle du véhicule …  (comme quoi, tout est possible) Petite trempette bien méritée avec un Oryx qui s’est joint à la fête !

 

“Combien de temps encore ?

Des années, des jours, des heures, combien ?” (Reggiani) La confiance se dissipe sur cette petite traversée en stop qui s’est allongée: de quelques heures à plusieurs jours (environ 500kms, simple.).. Prévenus que la route la plus directe pour nous rendre à Lüderitz serait laborieuse, nous nous penchons vers un autre accès, plus long.. Malgré cela, les heures s’accumulent et nous arrivons non sans peine à Maltahöhe (des électriciens qui rentrent d'un chantier nous laissent grimper à l’arrière de leur utilitaire).. Nous trouvons malgré tout du réconfort : Une chambre (depuis le temps) avec tout le confort nécessaire. La gérante nous offre même une petite boisson de bienvenue ! Tout cela, sans savoir que le plus dur restait à venir..

Namibie, the third

 

Nos atermoiements nous mènent au haut lieu de la Namibie, là où les touristes s’agglutinent, la photo ô combien instagramable ! Et pour cela, rien de plus simple, il nous suffit de lever le pouce ! Mais les véhicules ne courent pas les rues, alors l’attente est pénible et rude.. À deux pas du désert (80kms (un grand pas pour l'homme), l’abnégation est de mise.. Mon professeur tournesol se lance dans des certitudes : “Non, Camille, ils ne s’arrêteront pas, ils sont trop nombreux dans la voiture” ou encore “Non, Camille, c’est un bus qui fait des tours !” Comme nous a appris un grand sage viking (en fait un français rencontré à Windhoek), il faut croire en soi ! Et ne voilà t’y pas, un bus rempli de visiteurs canadiens (tabernacle) qui nous embarque pour le même fucking camping que nous convoitions ! Ma modestie m’oblige de ne pas rétorquer au professeur : “Je te l’avais bien dit que les bus pouvaient s’arrêter” et même si plus aucun emplacement n’est libre, nous avons droit à une place de maître nommé “l’emplacement de secours” qui est situé loin de tout, avec, rien si ce n’est un troupeau d’oryx qui est passé à deux sabots de pulvériser notre bicoque !

Il fallait être matinal, les places sont chères pour assister au lever du soleil sur les dunes de Sossusvlei (dont certaines atteignent plus de 400m de haut !), et nous avons un désavantage, nous sommes à pieds et qui plus est,  de la porte, nous avons 60kms à parcourir.. Pourtant, nous sommes pris par de jeunes tourtereaux en plein voyage de noces qui font des haltes que certes nous n’avions pas prévues mais vraiment au top; que ce soit pour le lever du soleil, pour les points de vue ou pour gravir quelques dunes (la 45, la Big Daddy en partie (la plus grande) et la Elim dune ). Finalement, nous avons pu profiter pleinement des lieux en enchaînant les automobilistes qui amusés nous ont pris de bon cœur ! Les images que nous avions en tête et qui faisaient rêver, elles étaient là, sous nos yeux avec ce sable orangé, ses arbres morts comme plantés sur une mer de sel… un vrai petit bijou !

Il restait néanmoins le canyon de Sesriem pour clôturer la boucle mais nous l’avons gardé pour le lendemain:

  1. Nous avions le temps

  2. Pour préserver nos mollets endoloris

  3. Bon prétexte pour profiter de la piscine du camping

Le canyon était plutôt sympathique et vraiment étroit qui rompt véritablement avec le décor de la veille. Il se trouve pourtant à quelques kilomètres des dunes ! Sur le chemin du retour, nous sommes pris en stop par deux personnes d’un certain âge, qui n’ayant pas de place dans leur voiture, nous ont fait cadeau de grimper sur le pare-buffle du véhicule …  (comme quoi, tout est possible) Petite trempette bien méritée avec un Oryx qui s’est joint à la fête !

“Combien de temps encore ?

Des années, des jours, des heures, combien ?” (Reggiani) La confiance se dissipe sur cette petite traversée en stop qui s’est allongée: de quelques heures à plusieurs jours (environ 500kms, simple.).. Prévenus que la route la plus directe pour nous rendre à Lüderitz serait laborieuse, nous nous penchons vers un autre accès, plus long.. Malgré cela, les heures s’accumulent et nous arrivons non sans peine à Maltahöhe (des électriciens qui rentrent d'un chantier nous laissent grimper à l’arrière de leur utilitaire).. Nous trouvons malgré tout du réconfort : Une chambre (depuis le temps) avec tout le confort nécessaire. La gérante nous offre même une petite boisson de bienvenue ! Tout cela, sans savoir que le plus dur restait à venir..

Regonflés à bloc, au bout de 5 minutes, une vieille dame nous avance de 40kms ! Ce bol d’air pur (même si nous étions allongés sur des ballots de paille) fut le seul ! Car, sur ce nouveau spot, impossible d’arrêter le moindre véhicule à moteur.. Oui, je sais ce qui est écrit sur les biscuits chinois “Les gens heureux n’ont pas besoin de se presser “, “la sagesse blablabla..” Au bout de 9h, nous renonçons et sommes pris par un mec qui nous reconduit à Maltahöhe ! Au moins, nous savons où dormir !!!

Et bien oui, mais non, la Guest House est fermée ! On déniche un autre lieu un chouia plus cher et infesté de moustiques (ok, l’endroit était chouette mais ces satanés suceurs de sang… grrr)! Alors ? On change de plan ! Le tracé est une nouvelle fois légèrement plus long (presque 800kms) mais la route n’en sera que plus belle (plus goudronnée en somme) et nous ferons une halte (prévue après) à Keetmanshoop !

 

Enfin !!!!! Toujours un peu long mais nous y sommes parvenus ! Keetmanshoop !!!

 

Nous nous sommes rendus au pieds des Aloe dichotoma, des Kokerboom ou des brocolis géants (nom attribué par deux touristes en escale en Namibie depuis 3 semaines), et tout ça avec l’aide de Jean Jacques Rousseau (son homonyme nous a pris en stop, incroyable !)... Autant de noms pour désigner ces plantes (oui car, à s'y méprendre, on imaginerait plutôt des arbres) qui peuvent atteindre 8m de haut (se méfier de l’attaque des brocolis géants qui ferait un film sensas) et dont certaines sont vieilles de 200 ans !

Autre site à découvrir au sud de la Namibie et loin d’être le plus dérisoire : le Canyon de la rivière Fish long de 160 kms, et pouvant atteindre une profondeur de 550m: IL est l’un des plus grands canyons au monde ! Ce mastodonte peut être parcouru en trek de plusieurs jours mais pas en cette saison car il fait trop chaud (non, sans blague !) ! Nous nous sommes cantonnés d’une chasse aux points de vue et c’était déjà royal ! Pour les plus curieux, la distance entre Keetmanshoop et ce canyon était telle que nous n’avons pu faire autrement que de louer une voiture ! (Embourgeoisement, quand tu nous tiens !)

 

Trêve de badinages, nous souhaitons, nous voulons, désirons ardemment nous acheminer vers Lüderitz ! Après l’échec cuisant de la dernière fois, il va falloir du courage, s’armer de patience (beaucoup de patience) et croiser les doigts ?

 

À peine inimaginable, deux voitures auront suffit pour faire la route ! Nous arrivons même tôt, de quoi faire une petite balade dans la ville, le long de l’océan en terminant par un petit restaurant pour répondre à nos besoins en oméga 3 ! (Et aussi en crème brûlée)

Tout droit sortie d’un film, la ville fantôme ou Kolmanskop est engloutie par le désert. Le sable s’infiltre par les portes, les fenêtres, vous l’aurez compris, par toutes les ouvertures  ! L’histoire fascinante de cet endroit débute en 1908 lorsqu’un certain cheminot découvre sur le site des diamants (une pluie, des torrents de diamants) ! Très vite naît une ville avec des allemands qui s’enrichissent en peu de temps (ils font même venir de l’eau potable depuis Cape Town). La légende raconte que les pierres précieuses étaient si abondantes qu’il était possible de les trouver, gisant dans le sable au clair de lune. Puis, le déclin, à force de destituer le sol de ces richesses… y’a plus ! Alors, les riches habitants quittent les mines vers une nouvelle poule aux œufs de diamants et laissent tout… Jusqu'à ce que les namibiens se disent : “ Tiens, si les touristes payaient pour voir ces maisons englouties par le sable !” C’est là où nous entrons en action ! Et pour être honnête, nous nous sommes bien amusés à errer dans les couloirs de l’hôpital, à poser les pieds dans les salles de classe silencieuses en entrant par les fenêtres et en prenant des clichés qui resteront pour le coup, en l’état !

Mais, non loin de Lüderitz, se trouve aussi le Diaz point et une île sur laquelle s'est installée une colonie de manchots ! Ni une, ni deux on nous embarque (oui, toujours en stop) et stupeur ! Des otaries, des flamants roses (encore ?) et une panoplie de bêtes noires et blanches que nous apercevons à bonne distance (faute de choix, ils vivaient sur l’île d’en face !) …

 

 

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