
Cabo de la Vela: La route infinie....

On nous avait promis 2h de route, il en aura fallu 4h...
A gauche: notre Véhicule 10 places; à droite: l'état de la route (et encore une des meilleures parties...)

Mais ça valait le coup...
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Alors Hugo ? J'ai réussi ??
Hamac ou Langouste: Il faut choisir
(Non je ne vais pas mettre tous mes plats en photo !)
Barichara et Guane







Hormigas CULONAS (fourmis Géantes)




Guadalupe

Regarder où l'on met ses pieds

Ne pas glisser

Petit détour vers une magnifique cascade, avec, néanmoins, un trajet chaotique !

Regarder où l'on met ses pieds
El Lago deTota (3000m d'altitude, une plage de sable blanc ?)
El rio Las Gachas: L'eau s'écoulant sur les pierres rouges et vertes, formant des creux parfaitement ronds (plus ou moins) profonds... On ne distingue presque jamais la profondeur, c'est surprenant !



J'avoue: nous avons fait l'impasse sur la baignade!
Paramo d'Oceta:
Un dénivelé de 800m, 7h de randonnée jusqu'à 3600m pour un paysage surnaturel !



en l'honneur des indigènes du Paramo






Bogota
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Une jolie ville haute en couleur (enfin le quartier "La Candelaria"), une place remplie de pigeon et une vue panoramique en haut du Cerro de Montserrate...
Mais aussi une touche de culture avec le Musée de Botero et le Musée de la police... sur un rythme endiablé (Billie Jean, Hit the road..)
![]() Photo de Pablo réactualisé | ![]() |
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![]() Mona Lisa selon Botero | ![]() |
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Nous voilà sur la route du Cabo de la Vela :le paysage change peu à peu et les grands arbres et cocotiers laissent doucement place aux cactus et petits arbustes.
C’est à Uribia que l’on s’arrête pour prendre place dans une camionnette que nous partageons avec deux autres montpelliérains, une petite fille de six ans et trois autres personnes. Nous avons parcouru quatre heures sur des banquettes à l’arrière du bolide. Nous nous arrêtions pour aider les gens tombés en rade au bord de la route (embourbés pour la plupart…)
Puis, c’est à notre tour de chavirer et de faire un dérapage non contrôlé (mais alors pas du tout !), en faisant un 180° sur deux roues pour se stopper quelques instants sur le bas côté… Heureusement, plus de peur que de mal.
La petite fille de six ans (qui voyageait seule), s’est cramponnée à Camille pendant ce petit voyage et s’est mise à lui chuchoter des mots à l’oreille, un « secret » qui ne sera pas partagé puisque Camille n’a rien compris mais nos deux amis français et Nicolas ont entendu « mama » pour sûr !
Un voyage riche en émotion, en boue et en pluie…
Arrivés sur place nous avons trouvé une petite cahute : dormir dans un « lit » avec cafards, fourmis et souris, ou un hamac ? Le choix était vite fait…
Cette petite virée dans la zone aride de la Colombie nous aura fait découvrir El Faro (point de vue en hauteur que nous avons admiré le soir au coucher du soleil ), La Cueva del Diablo (une sorte d’énorme trou…) avec une vue panoramique sur la mer et ses falaises, El Pilon de Azucar (dunes de sable ocre avec une jolie plage en contrebas et une petite montagne de laquelle nous pouvions admirer tout ça !)
Je n’oublie pas de préciser que nous étions dans un village de Wayuu (tribu colombienne du désert) et que le tourisme devait aider ses populations qui vivent dans des conditions plus que difficiles… (de l’écotourisme qu’ils disaient). Mais les quelques Wayuu peinaient à vendre leurs sacs tissés alors que les autres colombiens proposaient des tours à je ne sais quel prix pour voir « une plage » qui offrait le même spectacle auquel nous avons eu droit à la force de nos jambes !
Un truc un peu loufoque… Ils clôturent leur abris avec des cactus, ce qui a son charme mais reste pour le moins cocasse !
Avant de prendre une envolée de 16 heures vers San Gil, nous avons fait une halte dans une ville frontalière du Venezuela. Bien qu’il n’y ait pas eu beaucoup d’attrait à cette ville de Maicao, le contexte y restait bien particulier… Il y avait de nombreux réfugiés et la ville était très sale et bruyante. L’hôtel dans lequel nous avons dormi accueillait beaucoup de Vénézuéliens avec un aspect plutôt critique même s’ils restaient souriants à notre passage… Un peu plus tard dans la nuit, nous avons vu du balcon plusieurs familles, nourrissons compris, se coucher les uns sur les autres dans la rue n’ayant sans doute pas les moyens de s’offrir le « luxueux hôtel » dans lequel nous étions (avec coupure d’électricité et sans eau le matin)…
San Gil, petite ville isolée dans les montagnes, on change de cadre mais c’est agréable. La Ciudad en elle-même ne suscite pas un vif intérêt mais les petits villages alentours ont bonnes réputations. Nous avons donc grimpé dans le premier bus direction Barichara (petit bourgade typique coloniale espagnole mais qui a, il faut le dire, un petit charme). C’est là que nous avons grignoté des fourmis géantes et mangé une chèvre en guise de plat. Une fois requinqués, nous avons pris un petit sentier (en fait une randonnée de 5km) pour nous rendre dans un plus petit village dans le même style : Guane.
Et nous avons finalement quitté San Gil. (Oui, on n’arrête pas ! D’un autre côté, c’est sacrément grand la Colombie, alors difficile de faire autrement !)
C’est au village de Guadalupe, perché à 2000m, que nous avons eu l’occasion de découvrir un phénomène encore inexpliqué : Le courant d’une rivière à l’allure banale, a creusé des petits, moyens et grands trous dans lesquels nous pouvions nous octroyer une petite trempette, voire un petit massage.
Durant notre séjour à Guadalupe, nous avons pris la majorité de nos repas dans un restaurant :
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Le personnel était fort sympathique
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Nous avons pu faire le plein de légumes !!!!
Le gérant nous a proposé dès le deuxième jour d’aller voir une « cascada grande ». Après un long chemin boueux et tumultueux, nous arrivons au lieu dit : une gigantesque arrivée d’eau au beau milieu d’un champ qui s’enfonce dans une immense crevasse ! Le spectacle laissait pantois vu d’en bas !!
Le soir même au restaurant, le gérant s’élance vers nous et nous questionne « comment était la cascade ? La route ?... » A notre grande surprise, il semble gêné que nous ayons payé l’excursion et nous offre généreusement le repas !
Toujours plus haut dans les montagnes !
L’aventure continue avec des randonnées dignes de ce nom à plus de 3000m… Notre souffle en a pris un coup mais il a bien fallu tenir bon !
Pour le Paramo d’Oceta, il était absolument non négociable de prendre un guide, alors bien sûr, nous n’en avons pas pris ! Ce n’est seulement qu’après trois heures de marche (et de suffocation, surtout pour Camille) que nous croisons un homme, seul avec un papelard à la main… Il s’agit d’un registre pour répertorier les grimpeurs, nous explique-t-il. Surpris de nous voir sans guide, il ajoute que nous allons bientôt passer dans une propriété privée et que, en temps normal, payer le guide équivaut à payer l’entrée… Alors nous jouons la carte de la sympathie, si bien qu’il nous demande de faire attention car il ne veut pas de problème.
Ni une, ni deux, nous repartons de bon pieds vers ce paysage lunaire et des plantes plus qu’étonnantes qui valent la peine d’être citées : Les Frailjones
Paysage unique qui valait bien l’ascension avant de s’en retourner vers la ville, la vraie, que dis-je ? La Capitale ! Bogota…
Nous lisions un peu partout que certains des quartiers de Bogota n’étaient pas des plus sécurisés. Malgré nos envies de freiner nos dépenses, nous avons décidé de dormir dans le centre ville, plus cher, mais plus sûr… La ville regorge de policiers, et pourtant, à quelques mètres d’eux, des personnes nous proposent allègrement des substances illicites! Toutefois, tout s’est bien passé et nous avons pu sillonner les rues, visiter des musées, parcourir la carrera 7 (la rue des artistes), escalader le Montserrate (enfin prendre le funiculaire car interdit de monter à pieds après 13h =>merci de le préciser la prochaine fois !!) et même profiter de petits concerts le soir.




















