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San Agustin

Même si les sculptures, découvertes au 18ème dans cette région, restent une preuve qu'il existait des civilisations préhispaniques; elles gardent néanmoins de nombreux mystères... Ces statues étaient en lien avec les rituels funèbres de l'époque... Nous avons eu le privilège d'observer deux d'entre-elles (avec les couleurs conservées) mais qui semblent bien morbides (enfant + couteau ?)

Alors que Nicolas a eu le privilège de checker "La Chaquira", nous avons continué notre route vers "El salto del Mortiño" (une cascade de 80m de hauteur) en croisant un homme en train de moudre ses grains de café...

Ipiales et le Sanctuaire Las Lajas

C'est sur cette touche architecturale que se termine la Colombie... Place à l’Équateur !

Petit break à El Cañon del Rio Claro : petit brin de fraîcheur dans cette petite rivière qui porte bien son nom, et il le fallait car nous avions quitté Bogota à 2600m pour retrouver la chaleur des plaines.

Alors que nous étions dans un coin reculé et sans touriste, nous tenions absolument à faire Guatape et son Peñol de 740 marches pour avoir une vue plongeante sur une petite centaine de lacs collés les uns aux autres.

Medellin (la fameuse « ville de merde »). Nous savions que ce serait une cité avec peu d’intérêt mais, un bon stop pour ne pas faire des heures et des heures de bus d’affilées ! Nicolas, «  idée fixe » vous dira ô combien il a adoré la ville, certes banale mais pas au point de cracher dessus ! Nous avons parcouru le jardin botanique, frôlé la Plaza Botero et monté sur le Cerro Niruba (vue à 360° sur Medellin). Ville chic (avec métro) et beaux quartiers mais pourtant choc : la pauvreté est bien présente. Certaines rues et places sont bondées et c’est un bordel monstre ! Aucune place pour circuler, des cris et de la musique de partout… Un capharnaüm sans nom !

Journée bien longue en transport pour Salento après l’attente en pleine route de montagne, pendant deux heures, pour laisser passer la Vuelta Colombienne

Nous parvenons finalement au lieu dit. Là, des policiers sont attroupés au bord de la route et après une grimace de Camille, les flics interpellaient le bus… Check passeport et fouille au corps pour Nicolas !

Pour finir cette folle journée, il était un peu galère de trouver un lieu pour dormir dans un petit village qui soit, est encore très joli, mais, et ça va de pair : plutôt touristique. Une bonne femme acceptera de nous loger après une heure et demi de recherche ne voulant pas que l’on dorme dehors !

Le lendemain, direction la Vallée de Cocora. Nous sommes sur « la route du café », il y a des champs partout, avec ces petits arbustes et fruits rouges qui finissent par donner cette boisson que l’on adore tant ! Mais ce qui nous attend, c’est tout autre chose. De grandes plaines vallonnées, sur lesquelles des milliers de palmiers ont poussé à plus de 2500m d’altitude. Ces palmiers de cire peuvent atteindre 60m de hauteur, et à leurs pieds, non pas des plages de sables blancs mais des vaches qui broutent paisiblement de l’herbe. Le temps est brumeux, on ne voit que ces grandes tiges qui s’élancent vers le ciel. On finit par se dire (lorsque la pluie s’en mêle) que la randonnée espérée (environ 16km) sera remise à demain (si seulement le temps pouvait être plus clément) !

Le lendemain, belle journée en perspective (ouf !), nous retournons faire la fameuse randonnée. Quelle surprise de voir l’ensemble de la vallée ! Un paysage à couper le souffle, autant avec que sans la brume.

Et puis, comme la montagne ne gagne qu’un temps, nous sommes passés à l’étape désert. Celui de Tatacoa. Un ensemble de formations rocheuses aux couleurs chaudes avec de multiples cactus : un petit côté Nevada en plein cœur de la Colombie. Soleil de plomb et chaleur oppressante mais, petit séjour agréable.

Nous partons pour San Agustin, de retour dans les montagnes, et sa région dans laquelle plusieurs centaines de statues ont été découvertes. Datant du XIème siècle avant « Jésus » (mon mari ?) à la période préhispanique, ces sculptures sont liées aux rites funéraires et protégeaient les Dolmens qui servaient de tombeaux. Oui messieurs dames, des Dolmens ! Colomb peut aller se rhabiller, il suffisait de demander aux bretons  !!!!

Bon, nous avons compris que beaucoup de points restaient à éclaircir sur ces statues mais, malgré un temps légèrement capricieux, on retiendra que les bretons sont vraiment trop forts !  On notera, le petit « give me five » à Chaquira (vachement sympa cette chanteuse).

Et, un nouvel envol vers Ipiales, dernier break avant l’Equateur.

Pourtant quel envol ! Le chauffeur nous avait dit au déjeuner « ça risque de moins rouler, il y a eu un tremblement de terre ici il y a deux semaines… » Certes, mais pourquoi la route en montagne à 2500m d’altitude est une route de cailloux et de terre, plus qu’étroite, sur laquelle viennent se mêler tous types de véhicules (poids lourds compris..) ? Bienvenu au Trampolin de la Muerte ! Impossible de passer et, à plusieurs reprises, il fallait jouer de la marche arrière sur de longues distances. Malgré la brume, malgré les chevaux et vaches sur le bas côté qu’il ne faut pas brusquer, c’était sans compter sur plusieurs cascades qui tombent directement sur la voie ! Nous devions donc passer des courants d’eau avec notre bolide tout en évitant les éboulements… Bref cent kilomètres en cinq heures, on comprend mieux pourquoi on nous demandait si on ne préférait pas passer par Popayan comme tout bon touriste qui se respecte.

La suite des aventures, ce sera : petit arrêt à Cayambe (avec son volcan à 5800m, rien que ça !) avant de partir vers Quito pour notre vol vers les Galapagos !

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