
Parc Zemaitijos





L'isthme de Courlande

Les jolies maisons de Nida
![]() |
|---|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |


La dune de Parnidis
(50m de hauteur)


La colline des sorcières





















Le delta du Niémen et son temps pourri ...
![]() | ![]() |
|---|---|
![]() | ![]() |
![]() | ![]() |
![]() |

La colline des croix
(+ de 150 000 !!)





Rasée plusieurs fois par l'URSS, les pèlerins sont toujours revenus planter des croix


De très vieilles maisons, un petit château ...
Kaunas





C'est nous dedans !

Le monastère Pazaislis
et tentative de pêche sur glace...





Le parc d'Aukstaitija
et le charmant village Ginuciai


Moulin à eau du XIXème siècle supposé être hanté par le diable
Château de Trakai
(début XVème siècle )

Une invitée surprise s'est glissée sur cette photo..
![]() | ![]() |
|---|---|
![]() | ![]() |
![]() | ![]() |
![]() | ![]() |
![]() | ![]() |
![]() | ![]() |
![]() | ![]() |
![]() | ![]() |




Vilnius






![]() |
|---|
![]() |
![]() |
L'université
(1568)
![]() |
|---|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
La tour Gediminas, des églises (de tous les bords), le palais royal..

Quartier d'Užupis



Bonne année !
Un jour en Lituanie, le lendemain en Pologne ..
Le vent frais nous pousse droit vers la Lituanie et le parc Zemaitijos ! Une foultitude d'animaux à la clef mais nous n'en verrons que les traces dans la neige.. C'est sur la route que les renards et chevreuils abondent alors nous profitons du spectacle autrement ! Le beau temps et les couleurs du soir (15h) nous invitent au bord d'un des lacs du parc.. Et c'est ici que le charme opère avec les différentes nuances de bleu et les quelques barques prisonnières du gel qui, dans des températures plus clémentes, doivent être prises d'assaut.. Comme dirait Francis "On doit être hors saison".
Dans la continuité de ces contrées lointaines, nous poussons les portes de l'isthme de Courlande tout à l'ouest du pays.. Malgré le bout de terre qui relie le continent, nous sommes contraints de traverser la mer avec un ferry. Tout simplement car de l'autre côté, un petit bout de Russie survit toujours (non pas à l'envahisseur, cela va de soi) ! Sur cette parcelle large par moment d'un kilomètre seulement, de nombreuses surprises nous attendent. La petite ville de pêcheurs, Nida, et ses maisons boisées dans laquelle tout semble presque endormi alors que durant la saison estivale, la presqu'île est bondée de Lituaniens en vacances.. Presque à la frontière russe, la dune de Parnidis est un immanquable et nous comprenons vite pourquoi.. Haute de 50m, elle est la deuxième plus grande dune d'Europe. Au-delà des chiffres (et des lettres), l'endroit est splendide, digne d'une carte postale ! Pourtant le sable fin est quasiment recouvert de neige et nous sentons bien que le lieu est totalement reclus du moindre visiteur en cette période. Nous savourons l'instant et découvrons que notre cher JP Sartre arborait à ses heures perdues ses étendues de petites bosses sableuses..
Il nous restait à voir la colline des sorcières.. Difficile de comprendre pourquoi ce nom, mais cela date du 19 ème siècle. Que pouvons- nous y voir ? (Me demanderiez-vous. Et moi de répondre:) Des centaines de statues en bois massif, tantôt effrayantes, tantôt enchanteresques, tantôt pour amuser les enfants, tantôt pour émerveiller les grands ! Nous terminons cette course effrénée sur la plage où des œuvres de sable perdurent, pétrifiées par le froid.. Tout bonnement bluffantes (les photos du site en diront plus que mes mots)..
Il est rare d'avoir un temps aussi pourri que celui que nous avons eu pour "apercevoir" le delta du Niémen. Pourtant sur le papier, c'était très joli (même si celui qui m'accompagne dirait :"Oui, mais ce n'est pas la bonne saison"). Nous avons, contre vents et tempêtes, tenté notre chance et le résultat était peu concluant malgré un mignon petit bled séparé en deux par un canal.. Tant pis, étant le 24 décembre, nous profitons pour faire quelques emplettes, c'est quand même le réveillon ! Un peu de saumon, du foie gras, une "bonne" bouteille et le tour est joué ! Le petit jeu à gratter (acheté plus tôt dans la journée) n'aura pas été gagnant non plus ! Joyeux Noël à tous !
Le 25, un temps superbe ! Comme quoi, la roue tourne ! C'est un chemin de croix que nous empruntons pour atterrir à.. la colline des croix ! Sur cette toute petite montagne, pas loin de 150 000 crucifix sont posés, accrochés, suspendus… Assez vertigineux ! Nous n'étions pas les seuls à nous repentir le jour de Noël (alors que nous pensions l'être) ! Il y avait même le marchand de croix, bien en place, poireautant toute la sainte journée.. (normalement de trêve) Ce site de pèlerinage a été détruit à maintes occasions par l'URSS, mais les petites croix de toutes sortes sont toujours réapparues..(c'était donc la croix et la bannière pour s'en débarrasser..) Le nombre de croix ne cessent de croître car chacun peut ajouter une pierre à l'édifice si je puis dire.. Donc je lâche un Alléluia avant de partir à Kaunas !
Nous nous retrouvons dans la deuxième plus grande ville de Lituanie et ses belles demeures historiques du XV et XVI ème siècle dont celle de Perkünas (avec son style gothique bien tranché) !
Le gigantesque sapin orné d'une multitude de papillons octroie une note enchanteresque à la place principale. De petites cahutes tout autour sont là pour offrir quelques réconfortants (des crêpes et/ou du vin chaud). Des elfes tout de vert vêtus déambulent ici et là et se laissent photographier par les passants. Nous restons là un instant avant de pénétrer dans l'église où une messe en anglais est donnée (bon, nous sommes restés 5 minutes, mais quand même !)
Puis nous nous égarons dans les rues infinies dont celle de la Liberté qui se termine sur une immense cathédrale orthodoxe ! De nombreuses peintures sur les murs des bâtisses donnent un ton coloré à la ville.
Nous quittons de quelques kilomètres Kaunas pour le monastère Pazaislis entouré d'un immense parc et d'un lac ultra gelé (nous croiserons de nombreux pêcheurs, des gens pratiquant le ski de fond, des enfants sur luge tirés par leurs parents..). Alors, nous terminons notre promenade sur le lac et tentons même un peu de pêche grâce à un trou déjà fait par un de nos prédécesseurs..
Renommé pour l'abondance de ces lacs, nous nous dirigeons vers le parc Aukstaitija. Les étendues d'eau entourées par d'immenses forêts de pins et d'épicéa, sont totalement gelées. Nous parcourons les lieux en traversant de jolis petits villages dont Ginučiai. Son moulin à eau du XIXe siècle impressionne et laisse entrevoir l'un des seuls cours d'eau encore en activité dans ce froid hivernal. Malgré la cessation de son activité, la rumeur dit qu'il serait hanté par le diable. Malheureusement, la neige ne nous permet pas de profiter pleinement des lieux et de ses multiples activités aquatiques alors nous partons en quête de notre Airbnb, un peu galère à trouver mais après quelques détours, nous y sommes ! C'est vers Vilnius, appelée "la perle baroque des pays baltes" que nous porterons nos valises demain, avec une valise en plus dans le coffre (enfin là où il y aura de la place)... Celle d'Irena !
Aussitôt arrivée, aussitôt embarquée pour la visite du château insulaire de Trakai, un véritable petit bijou du XVeme siècle qui détonne par son côté féerique ! En plus de ce fort, le village est célèbre pour la communauté Karaïte encore présente sur les lieux. Ces derniers, venus s'installer à l'époque comme défenseurs du château, ont maintenant bâti leurs maisons colorées en bois typiques et font vivre le village avec des commerces et leurs spécialités culinaires (kibinai: chaussons fourrés à la viande). Une belle journée ensoleillée pendant laquelle nous avons déambulé entre le présent et l'histoire, la terre ferme et la marche sur lac gelé, le froid et un restaurant bien mérité !
Mise en attente, nous partons enfin à la conquête de Vilnius ! Des traces de temples païens, des églises orthodoxes, catholiques et synagogues habillent cette ville riche de son histoire. Un parcours historique pour le moins chaotique: d'abord imprégné de l'empreinte polonaise depuis sa fondation par le roi Gediminas en 1323 (son fils épousera une polonaise pour prévenir des invasions des chevaliers teutoniques).
Bien plus tard, ce sont les russes qui investissent les lieux, imposent leur religion et leur langue. A l'issu de la première guerre mondiale, les polonais et et les juifs ajouteront de nouveau leur grain de sel, pour de nouveau laisser place aux communistes..
De toute cette période résulte l'université de Vilnius de 1568 fondée par les Jésuites avec de multiples influences: gothique, baroque, renaissance et classique..
Près de la tour de la cloche et de l'immense basilique, nous montons à la colline du Château pour contempler la tour défensive de Gediminas avec une vue imprenable sur toute la ville.
Une petite rue sans prétention vaut le détour, il s'agit de la rue Literatu. Sur les murs de celle-ci, des centaines de plaques ont été déposées en hommage à de grands écrivains et poètes.
Un quartier a suscité notre intérêt : Uzupis.. (ce qui signifie "au-delà de la rivière" ou un peu "Bobo Land") En 1997, un groupe d'artistes et d'intellectuels ont formé leur propre constitution traduite en 50 langues, leur propre gouvernement et leur propre monnaie. Près de l'avenue des constitutions, trône la statue de l'Archange Michel. Les rues sont bordées de street art, d’ateliers, de petites boutiques de créateurs locaux. Il est plutôt sympathique de découvrir tous les 5 mètres une "œuvre d'art" peu commune (comme une machine à laver, ou un canapé sur le lit de la rivière).
Avec tout cela, j'avais sur les bras non pas un anniversaire mais deux car Nicolas et Irena sont du 30 décembre ! Nous avons opté pour un bon restaurant la veille du nouvel an, pour célébrer leurs âges grandissants (et autres désagréments qui peuvent survenir) ! Le 31, après une petite virée nocturne (illuminations du soir dans la ville pour l'occasion), nous avons sélectionné dans les halles, divers petits mets pour découvrir plus en profondeur les spécialités lituaniennes ! Lorsque minuit sonne, des dizaines d'explosions retentissent, alors, nous sortons vite pour découvrir que tous les voisins du quartier (comme s'ils s'étaient donné le mot) s'empressent de projeter leurs propres feux d'artifice !
C'est dès le lendemain, après toutes ses péripéties, que nous déposons Irena à l'aéroport de Vilnius avant de nous envoler à notre tour vers mes terres ancestrales ..








































































